Accueil > Actualités > Le gouverneur de Salta, Juan Romero, sous la pression de l’opinion (...)

Le gouverneur de Salta, Juan Romero, sous la pression de l’opinion internationale

dimanche 14 juillet 2002

romeroLe 12 juillet, lors d’une conférence à la Fondation Ortega et Graset, le gouverneur de Salta, Juan Carlos Romero, candidat à la présidence de l’Argentine, a été « escraché ». Des cris ont jailli de l’assemblée : « Assassins de chomeurs piqueteros, corrompu, menteur, voleur, de jeunes argentins résidents en Espagne ont interrompu la conférence.

Alors qu’à Salta, le gouverneur s’attaque à la seule radio restée indépendante.

LE 11 Juillet, la menace se fait plus précise contre la radio FM Noticias. Juan carlos Romero cherche à faire taire la radio en lui intentant un procès. Tous les autres média de la province sont ou sa propriété personnelle ou dépendants des budgets publicitaires officiels de la province.
FM noticias est une radio "ouverte", elle accueille, sans censure, l’opinion des citoyens. Sur ses ondes, ont été dénoncé les cas les plus flagrants de corruptions organisées par le pouvoir, les répressions sauvages contre les manifestations pacifiques, l’assassinat des piqueteros à Mosconi, les tortures infligées par la police à des détenus, la présence au gouvernement du criminel Sergio Nazario, alias comandante Estevez, l’utilisation de l’avion sanitaire de la province à des fins personnelles par le gouverneur et le vice gouverneur, les privatisations scandaleuses de la banque de la Province et de l’entreprise d’énergie, l’enrichissement illicite de fonctionnaires, l’attribution de chantiers publics à des entreprises appartenant à des ministres, l’attribution de pensions à des familiers ou des amis, etc…
Le gouverneur Romero cherche à saisir les émetteurs de la radio, après avoir échoué avec d’autres tentatives d’intimidation. Il y eut d’abord une sèrie d’attentats, de menaces sur els journalistes de la radio. Ensuite Romero a cherché à « acheter » Poma, le rédacteur en chef en lui offrant, via un ministre, une « publicité officielle » pour 15.000 pesos mensuels. Les menaces et hostilités se sont arrêtées quand l’association des journalistes argentins ont exigé que Romero cesse ses agressions.
En réponse à la tentative de fermer l’antenne et pour appuyer son directeur, un programme est diffusé en continu avec la présentation par 14 citoyens, dont des professeurs, des ingénieurs, des journalistes, des médecins, des dirigeants, de 40 cas de corruptions et de crimes intervenus sous le gouvernement de Romero, dont des cas d’assassinats et de trafic de drogue non élucidés.

Adhésions reçus à la radio :

Corriente Clasista y Combativa, Partido Obrero, Comisión de Mujeres de la
Universidad Nacional de Salta, Democracia Cristiana, Comisión de Derechos
Humanos de Salta, Asociación de Docentes e Investigadores de la Universidad
Nacional de Salta (ADIUNSA), Asociación de Profesionales de la Salud de
Salta (APSADES), Colegio de Abogados de Salta, Central de Trabajadores
Argentinos (CTA), Asociación de Trabajadores del Estado (ATE), FM de la
Universidad Nacional, Confitería La Vieja Estación, FM del Sol de Tartagal,
Federación de Entidades de Profesionales Universitarios de Salta (FEPUSA),
Partido Comunista, Semanario Cuarto Poder,Argentinos por una República de
Iguales (ARI), Asociación de Ingenieros de Salta, Multisectorial, Centro de
Estudiantes de Humanida ! des de la Universidad Nacional de Salta, Club de
Pesca Salta, además de la adhesión de un centenar de ciudadanos en forma
escrita y por correo electrónico y unos 200 llamados telefónicos.
Les messages de soutien doivent être envoyés à :

ddnnoticias@ciudad.com.ar

romeroLA SAGA DE LA FAMILLE ROMERO

La famille Romero, qui gouverne la province de Salta comme si c’était son estancia avec l’installation d’une dynastie (même si, à ce jour, nous n’en sommes qu’à la deuxième génération) a à son service le juge de la cour d’Appel, Ricardo Lona, tortionnaire et multi millionnaire, éleveur de chevaux de course, le sinistre Sergio Nazario, alias « Comandante Estevez », tortionnaire, qui après avoir été identifié et dénoncé fut officiellement destitué (mais continue à diriger « officieusement » la police en tant que conseiller de Romero junior) et le juge Abel Cornejo.

Son père, Roberto Romero, qui a été également gouverneur de la province de Salta, a fait l’objet d’une enquête de la DEA (organisme américain de lutte contre la drogue) sur son enrichissement personnel en tant que « caudillo » péroniste ayant accumulé une fortune considérable, en partant de rien, pendant son mandat de gouerneur. Il a acheté le journal « El Tribuno » (dont a hérité son fils, actuel gouverneur de la province de Salta), des chaînes de radio et de télévision, des hotels et des exploitations agricoles.
Une des origines possibles de cette fortune serait le contrôle des Romero sur les zones franches dans lesquelles la prostitution est monnaie courante. Mais des informations internationales attribuent sa fortune à ses liens avec le trafic de cocaine.

Selon la DEA, les confidences des « maffieux repentis » ont désigné Romero comme le principal relais de la maffia italo-américaine avec les producteurs de cocaine.
Un des épisodes qui ont intrigué les agents de la DEA est celui de la chute d’un avion de tourisme de 500 kilos de cocaïne et de 20 millions de dollars sur les terres de la province, plus précisément à côté de l’estancia de Angel Sanchis Perales, trésorier du parti populaire espagnol (second de Manuel Fraga Iribarne). On lui attribut également des liens avec la disparition en 1986 de la professeur d’anglais : Thelma Elisa Edwards et de la vétérinaire Graciela Ingrid Kuhne. En effet, certains affirment que Edwards était la traductrice d’anglais de Roberto Romero et qu’elle avait appris des choses qu’elles n’auraient pas du savoir.

On ne peut parler de démocracie avec des individus qui ne la respectent pas : le 10 novembre 2000, à Mosconi, la police de Romero Junior a tiré sur Anibal Veron, un père de famille licencié sans indemnité de l’entreprise Atahualpa à qui l’on devait 11 mois de salaire. 10 compagnons ont également été blessés ce jour là. Juan carlos Romero oppose son refus d’écouter les exigences de travail digne sous pretexte qu’il y aurait des infiltrés armés dans les rangs des manifestants.
Un des objectifs de Romero Junior, c’est le contrôle de Trabajar qui, a longtemps géré l’Union des Chomeurs, l’organisation créée par les Piqueteros de Mosconi. Tecpetrol, Pluspetrol et Refinor essayent de controler l’action sociale en affirmant qu’ils ont investi 2 millions de dollars, sans que personne ne sache en quoi.

Cela, pendant que les « saltenos » payent l’essence la plus chère du pays et qu’une enquête judiciaire a été engagée contre Repsol sur les conséquences de la contamination de l’eau potable.
Dans une lettre adressée au Ministre de l’Intérieur, Ramon Mestre, la branche argentine d’Amnesty International a demandé l’ouverture d’une enquête sur les agissements de Romero, en rappelant que dernièrement, de nombreux incidents se sont conclus par la mort de civils, à cause d’un usage excessif de moyens de répression de la part des forces de sécurité. « La gravité de la situation dans la Province de Salta nécessite l’intervention d’un organisme indépendant qui puisse enquêter en urgence sur les abus de pouvoir et la répression organisée par la Gendarmerie Nationale et que les résultats soient rendus publiques. »

Le juge Cornejo a donné son opinion sur ce point : « Les revendications des piqueteros saltenos qui réclament du pain et du travail, peut être comparé à l’action séditieuse d’un groupe armé qui veut prendre le pouvoir. » Dans son interprétation, il veut pouvoir faire référence à l’article 229 (sédition) qui prévoit : « seront condamnés de un à quatre ans de prison, les individus appartenant à un groupe armé ou une assemblée de personnes qui s’attribueront les droits du peuple et réclameront en son nom ».
La position du magistrat a été contré par Gustavo Palmieri, avocat du centre d’Estudios legales y sociales (CELS). « Nous travaillons pour constituer un dossier permettant aux avocats des organisations syndicales comme la CTA de monter une argumentation. »
La opinión del magistrado fue cuestionada por Gustavo Palmieri, abogado del Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS).

Pour commencer, les avocats du Cels considèrent que la position du juge Cornejo est irrecevable quand il n’existe pas de groupe armé qui aurait comme but la prise de pouvoir sans respecter la constitution.
En mars 1997, Marco Diaz Munoz (journaliste sur Canal 2 de la ville de Salta) a été écarté de la présentation du journal et ensuite licencié après avoir mis à l’antenne un reportage sur le syndicaliste Julio Reifemberg. L’entreprise a reconnu avoir reç de nombreuses pressions.

Dans le reportage à l’origine du licenciement, le syndicaliste dénonçait Romero Junior pour avoir, quand il était sénateur, été l’instigateur d’une loi annulant les enregistrements de pillage de courrier, facilitant les possibilités de contrebande.
Le syndicaliste appuyait ses accusations sur le fait que la province de Salta est une des principales routes empruntés par les narco traficants en Amérique du Sud.
Reifemberg a été poursuivi en justice par Romero Junior malgré les preuves qu’il a présenté sur els liens entre Romero et Alfredo Yabran. Ces preuves sont des communications téléfoniques entre le gouverneur Romero et Yabran interceptées par le logiciel Excalibur. D’abord niées par Romero, elles ont été reconnues au cours de l’enquête sur l’assassinat du reporter argentin Jose Luis Cabezas.
Aujourd’hui Romero Junior, recherche des appuis internationaux pour se doter d’un destin national et jouer sa carte personnelle dans la future élection à la présidence en mars 2003.

Nous ne pouvons pas automatiquement attribuer les actions du père au fils, mais nous ne pouvons pas non plus ignorer que Romero Junior est le prototype des corrompus et des criminels maffieux qui cherchent à controler toute l’Argentine.