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Le pouvoir terrorise la presse pour garantir son impunité. Le gouvernement de Salta en pointe dans le processus.

mercredi 31 juillet 2002

Rosso Le 25 juillet 2002, un juge d’instruction de Salta a mis sous protection judiciaire le journaliste Marco Diaz Munoz, à sa demande, et a ordonné au chef de la Police de la Province de Salta de prendre des mesures urgentes pour que les forces de sécurité lui garantissent le droit de travailler, de recevoir et donner toutes informations, et préservent son intégrité physique et ses instruments de travail.

Il est précisé dans la résolution « il est prouvé que la police engage des actions qui entravent, et menacent le journaliste Marco Diaz Munoz dans l’exercice de son travail. Et ceci, en l’insultant, en l’empêchant de se déplacer, en obstruant ou en détruisant ses appareils de photo et que ces agressions sont faites intentionnellement contre un professionnel de la presse qui exerce ses activités d’information sur des événements et que de telles agressions ont pour objectif de terroriser les journalistes et les photographes et d’entraver leur travail pour garantir l’impunité aux forces de sécurité qui commettent des actes illégaux contre les manifestants. »
Il faut préciser que Diaz Munoz est le journaliste qui a réussi à photographier les gendarmes qui ont tiré contre les piqueteros de Mosconi (au nord de Salta) pendant la féroce répression du 17 juin 2002 qui s’est soldée par la mort de Carlos Santillan et Omar Barrios sur la routre même où un avant auparavant, Anibal Veron a été tué par les forces de police.

Une loi contre la presse

En octobre 2001, la chambre des députés a voté une loi qui permet de fermer les radios FM et les chaines de télévision libres et communautaires et d’emprisonner les responsables alors que les radios et télévisions créées pendant la dictature sont légalisées. Cette loi risque d’être promulguée après un vote du sénat lors de sa session actuelle.