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Déclaration pour le 6 Août :
Refus de la colonisation américaine
Dehors le FMI
Non à l’ALCA

dimanche 4 août 2002

Le Sénat américain vient d’autoriser Georges Bush à négocier de nouveaux accords économiques en Amérique Latine pour accélérer le processus de mise en place de l’ALCA.

bander Déclaration approuvée par la coordination pour la manifestation du 6 Août (immense liste à la fin) :
"Serrer les rangs contre l’avancée capitaliste"

Photo de Alicia Castro au Parlement argentin le 9 mai 2002 dénonçant l’emprise américaine sur la politique argentine.

Le panorama national s’affiche dans le cadre de la crise capitaliste dans les principaux centres du pouvoir mondial. Aux Etats Unis, apparaît au grand jour la corruption sans limite des grandes multinationales et en Europe, vole en éclats toute la façade démocratique avec des lois racistes xénophobes contre les immigrants.
Pendant qu’en Argentine, est en jeu, pas moins que la transformation du pays en colonie des Etats Unis, la désintégration sociale et même la fragmentation du territoire.

Face à ce défi crucial, nous avons besoin de construire une force de millions pour être à la hauteur de la situation. Il s’agit de l’organisation du peuple exploité et opprimé, enracinée dans l’indépendance, la souveraineté et l’unité latino américaine. Il s’agit d’avancer fermement en réunissant la plus grande partie du camp populaire.

Les politiques interventionnistes et antidémocratiques des Etats Unis, en Colombie, Vénézuela, Brésil, Bolivie et Cuba sont les illustrations actuelles de sa domination en Amérique Latine. Après son échec à renverser le Venézuela « bolivarien », les USA se sont rabattus sur l’Argentine comme tête de pont pour imposer l’Alca, (consulter) Les USA, la dette illégitime,
l’ALCA et les militaires
et le plan « Colombie ». Le défilé de fonctionnaires américains en Argentine montre l’importance de l’enjeu.

Otto Reich, sous secrétaire pour les Affaires de l’hémisphère occidental, a été une pièce clé dans la politique mercenaire mise en place pour développer la contre révolution au Nicaragua et il a tenté de jouer le même jeu au Vénézuela. La récente visite d’une « commission de notables » et l’arrivée prochaine du secrétaire du Trésor Paul o’Neill : démontrent à quel point les USA interviennent non seulement dans l’organisation de la politique intérieure de l’Argentine, mais aussi dans les décisions quotidiennes et dans la direction des services de sécurité intérieure et de l’appareil répressif d’état.
Après plusieurs décades de soumission aux dictats de Washington et du FMI, l’histoire montre que la dette externe a été le principal instrument de la politique de domination impérialiste. Et la conséquence de cette soumission se mesure au niveau d’expoliation des entreprises publiques, des ressources naturelles, de destruction des droits des travailleurs et de chômage (40 % de la population sans emploi ou sous occupée), de pauvreté (15 millions de personnes réduits à la misère).

Ces politiques de terres brûlées dans notre pays ne seraient pas possibles sans les complicités du gouvernement de Duhalde, des groupes majoritaires du Congrès, la soumission du pouvoir judiciaire et des partis politiques, avec leurs dirigeants assumant le rôle de gérants de la liquidation nationale.
Après les brutalités policières du mercredi 26 juin et l’assassinat des deux compagnons de la coordination des chômeurs Anibal Veron, la répression et la persécution des militants du camp populaire n’ont pas cessé et ont pris des formes clandestines avec des groupes de Commandos qui font pression, torturent et persécutent les militants populaires en lutte.

Quand la crise s’aggrave, l’Etat et ses institutions répondent avec son expression la plus brutale : l’escalade répressive, mettant à mal les libertés civiles et démocratiques qui ont été une conquête des travailleurs et de toute la population.
De leur côté, les médias d’information agissent comme courroie de transmission des intérêts du Grand Capital local et impérialiste. Les campagnes médiatiques de manipulation ont pour but de semer la terreur, de provoquer la démobilisation et d’empêcher l’unité en opposant les pauvres entre eux, chômeurs contre travailleurs, classe moyenne contre « piqueteros ».

Les manifestations du 27 juin du 3 et du 9 juillet ont montré que malgré cela, dans les masses populaires, il y a des réserves pour résister et avancer vers l’unité du camp populaire. Par là, existe l’opportunité historique que l’immense majorité de notre peuple prenne la parole et dans la voie du 19 et 20 décembre décide ce que le pays veut, s’organise pour faire prendre corps à cet espoir.
L’unité qui s’exprime aujourd’hui dans cette mobilisation, signifie non seulement le rejet de la présence cynique et dominatrice de l’impérialisme Yanqui dans notre pays, mais aussi notre engagement à avancer dans la même voie de l’indépendance nationale, de la démocratie et de la justice sociale.

Avec cette manifestation, nous réaffirmons l’unité du camp populaire et nous venons exprimer notre refus de l’impérialisme.
Pour cela, nous manifestons :
O’Neill et le FMI : hors de l’Argentine
Les américains : hors de l’Amérique Latine
Aux laquais locaux de l’impérialisme, nous leur crions :

Nous en finirons avec la politique d’impunité de génocide et d’abandon de la patrie de Duhalde.
Assez de répression, de faim et de corruption.
Non au payement de la dette et de ses intérêts
Non a l’ALCA
Nous refusons aussi l’ingérence des Etats Unis dans les élections boliviennes.
Arrêtons, défendons les intérêts du peuple et exigeons :
Non aux abus sur les tarifs (Tarifazo) des services publics. Tarif social pour les chômeurs et les retraités.
Non aux assassinats, menaces, tortures et persécutions du peuple et de ses militants.
Nous refusons la persécution idéologique de Roberto Felicetti.
Non à la criminalisation de la lutte sociale.
Pour l’arrêt du procès contre Marina Schiffrin et des 3000 militants en lutte.
Jugement et châtiment contre les auteurs de la répression d’hier et d’aujourd’hui.
Vivent les luttes du peuple pour le Travail,la Santé, l’Education, le Logement

Organisations appelant à la manifestation :

Central de los Trabajadores Argentinos (CTA)

Corriente Clasista y Combativa (CCC)

Frente Nacional contra la Pobreza (FRENAPO)

Federación Universitaria de Bs. As. (FUBA)

Asamblea de la Pequeña y Mediana Empresa (APyME)

Instituto Movilizador de Fondos Cooperativos (IMFC)

Federación Agraria Argentina (FAA)

Amas de Casa del País (ACP)

Intercamaras

Organismos de Derechos Humanos :

Madres de Plaza de Mayo Línea fundadora

Abuelas de Plaza de Mayo

Asociación de Ex Detenidos Desaparecidos

Servicio Paz y Justicia (SERPAJ)

H.I.J.O.S.

Movimiento Ecuménico por los Derechos Humanos (MEDH)

Asamblea Permanente Por los Derechos Humanos (APDH)

LiberPueblo

Estudiantes

Centro de estudiantes de Ciencias Sociales

Corriente Estudiantil Popular Antiimperialista (CEPA)

Estudiantes secundarios de los colegios “Nacional de
Buenos Aires” y “Carlos Pellegrini”

M.U.S.

Asambleas populares y organizaciones barriales :

Asamblea de Chacarita

Asamblea de Colegiales

Asamblea Primero de Mayo

Asamblea de Plaza Irlanda

Multisectorial de San Cristóbal

Delegación de la Villa 31

Organizaciones Sociales y No Gubernamentales :

Cátedra Libre de Poder Económico y Derechos Humanos

Arquitectos de a Pie

Centro Gabino Ezeiza

Periódico el Espejo

El Colectivo Cultural

Asociación por los Derechos Civiles y Sociales

ATTAC (Argentina)

Ambito Social y Cristiano

FADOS

Parroquia Santa Cruz

Equipo Argentino de Trabajo e Investigación Psicosocial

Escuela de Psicología Social E. Pichon Riviere

Instituto de Relaciones Ecuménicas

Partidos y Organizaciones Políticas :

ARI

Frente para el Cambio (FRECAM)

Partido Comunista Revolucionario (PCR)

Polo Social

Polo Socialista

Frente por la Democracia Avanzada

Juventud Comunista Revolucionaria (J.C.R.)

Unión de Militantes por el Socialismo (U.M.S.)

Agrupación Juana Azurduy

Agrupación Felipe Vallese (Matanza)