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O’Neill est reparti, la purge continue, "ce peuple doit être mis au pas, on verra ce qui reste du pays".

mardi 6 août 2002

eeiiuuContrairement à l’Uruguay (pays sensible pour les refuges de capitaux) et le Brésil, (pays sensible pour sa taille et son poids économique), O’Neill n’a promis aucune aide pour l’Argentine. Au Brésil, l’aide a été conditionnée à ce que le futur gouvernement respecte tous les engagements à l’égard du FMI et des USA. Voir : Les USA, la dette illégitime, l’ALCA et les militaires

Sans nommer les candidats acceptables, il a fait comprendre qu’un vote pour les autres provoqueraient des sanctions. « Vous êtes libres de voter pour ceux qui arrangent notre business ».

L’Argentine a des politiciens corrompus que le peuple rejette en totalité, mais, même ses candidats aux élections présidentielles des partis officiels comme le PJ (péroniste) avec SAA sont capables de refuser de payer la dette, alors, il faut que le peuple comprenne, qu’il se résigne une fois pour toute, l’empire américain a donc ordonné que la purge continue, "pas d’aide immédiate".

La réponse du peuple, en face, a été claire : pas de renoncement : le 6 août, le rassemblement a réuni toutes les organisations syndicales, les partis progressistes, les organisations humanitaires. Le 7 août, O’Neill a été hué lors de sa visite aux usines Ford, à la sortie du Ministère de l’Economie et lors de sa visite dans un hôpital. Une manifestation a convergé vers la place de Mai avec les mêmes organisations que la veille et les assemblées populaires et les blocs Piqueteros. Après de longues négociations, les piqueteros du Bloc National Piquetero, le Mouvement des retraités et pensionnés (MIJD) et Barrios de Pie ont réussi à rentrer sur la place de Mai entourés par des forces de police impressionnantes, avec des camions munis de canon à eau, et des policiers avec chiens d’attaque. La place s’est remplie progressivement et des concerts de musique ont pu se dérouler, mais les menaces policières se sont faites plus pressantes, tous les militants qui voulaient entrer sur la place ont été fouillés et menacés. Malgré cela, 3000 personnes sont restées sur la place avec les slogans de : « Du travail, Dehors Duhalde et le FMI »