Accueil > Les activités > Lettre ouverte au Congrès de la Nation et à l’opinion publique contre la dette (...)

Lettre ouverte au Congrès de la Nation et à l’opinion publique contre la dette illégitime

jeudi 15 août 2002

004OLIVOS chicaCe mouvement se donne pour, objectif de continuer l’action engagéee par le citoyen Alejandro Olmos pour annuler la mal nommée "dette externe" dont le poids est selon nous la cause principale de la situation actuelle de l’Argentine.
Les membres de ce mouvement sont pour la plupart issus des Assemblées de quartier, mais d’autres viennent d’origines différentes.

Considérant :

Que depuis deux ans le dossier 14467 « plainte de Alejandro Olmos » qui a été instruit par le Tribunal Fédéral dans la section N°4 criminelle et correctionnelle est à la disposition du Congrès de la Nation. Ce dossier contient toute l’enquête judiciaire qui accrédite le caractère illicite et frauduleux de la mal nommée « Dette externe argentine » contractée pendant la pèriode 1976-1983.

Considérant que cette enquête et ses respectives conclusions peuvent être considérées comme des faits jugés irréversibles à partir de la sentence rendue dans cette affaire.

Attendu que les derniers refinancements et négociations de la dette doivent être considérés illicites comme les engagements contractés à l’origine, en tant que conséquences et continuité de ceux ci et pour avoir été mis en œuvre en marge de l’autorité du Congrès de la Nation qui a une compétence non délégable en la matière.

Avec la conviction que cette illégitime et immorale qui s’impose à la Nation est le facteur déterminant des politiques économiques qui sont appliquées par les gouvernements successifs contre les intérets supérieurs de la Répuplique argentine et les droits de l’homme.

Refusant la continuité du plan de liquidation imposée par les banques internationales, le FMI et la Banque Mondiale, qui a dépossédé le pays de ses entreprises publiques, les travailleurs de leurs emplois et les industriels de leurs industries, les épargnants de leur épargne et en général, tout le peuple, de son droit à la vie, à la santé, à l’alimentation, à l’éducation, à la sécurité sociale et à la paix.

Attendu que les mêmes banques qui se sont accaparées de l’argent de leurs créanciers (les épargnants) prétendent maintenant s’approprier des biens de leurs débiteurs (ceux qui ont contracté des crédits).
Considérant que ces exactions permanentes conduisent à une misère extrême, à la marginalité et au désespoir qui justifient ensuite tous les plans répressifs déjà anticipés qui ont le double objectif d’empêcher la légitime révolte sociale et d’accentuer les politiques de génocides et d’extermination qui s’articulent autour des pillages et des colonisations en cours.

Considérant que les mesures réclamées dans ce document pour éradiquer la lourde charge qui nous écrase ne sont pas exclusives d’autres propositions nouvelles qui pourraient appraitre ou d’autres anciennes qui n’ont toujours pas été appliquées comme l’initiative de porter les aspects juridiques du dossier devant la Cour Internationale de La Haye à partir d’une demande d’avis que pourrait émettre l’Assemblée générale des Nations Unies, comme l’avait proposé la Déclaration de la Haute Chambre des députés adoptée à l’unanimité le 23 octobre 1996 et celle du Parlement italien, du Parlement Latino américain et la Conférence des Parlements Latino américains et Européens (Bruxelles 1995).

Considérant que c’est un prérequis essentiel pour notre existence en tant que pays souverain, de jouir d’une liberté totale et d’une indépendance pour garantir les moyens de développement national et social ; et que c’est indispensable de les mettre en oeuvre en respectant les droits de l’homme essentiels que sont : les droits à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, au travail et à un logement digne.

Exigeant l’application immédiate de ces principes, nous déclarons que nous nous opposons aux prérequis, restrictions ou conditions que nous imposent les organismes financiers internationaux, que cela soit sur le plan politique institutionnel, économico-financier ou normatif-judiciaire. Ces conditions sont des obstacles à notre progrès économique et social.

Soutenant que même les décisions que doivent prendre les pouvoirs d’Etat en relation avec les dettes publiques reconnues légitimes sans doute possible ne devraient pas être en contradiction avec les principes établis ci-dessus. Pour tout cela,

Nous demandons :
- aux membres du Congrès National qu’en vertu de leurs attributions et du respect des principes de la Constitution Nationale dû en tant que représentants du peuple argentin, ils adoptent, dans le but de transformer cette grave situation, les mesures suivantes :

1.que la prétendue « dette externe » soit déclarée nulle, refusant toute créance sans justification valide et établie dans les registres comptables de la Banque Centrale de la république Argentine, en considérant qu’elle a été générée par des manœuvres frauduleuses clairement établies, qu’elle constitue une série d’exactions qui se sont converties en instruments de pillages et de domination inacceptable, et en cause directe d’un génocide par la faim, la violence et la maladie qui coûte à notre peuple des dizaines de milliers de victimes innocentes chaque année et qui a entraîné la Nation au bord du chaos social et de la dissolution.

2. que l’imprescribilité des crimes contre les droits de l’homme soit déclarée par loi, de même pour les crimes contre l’Etat et de trahison à la Patrie, considérant que sont inclus dans ces crimes, les appropriations de biens nationaux appartenant au patrimoine public, et les mesures directes ou indirectes qui ont déporté à l’étranger la politique économique du pays, le fruit du travail et de l’épargne argentin.

3. que, compte tenu de l’ampleur des actes illicites commis par divers fonctionnaires des administrations successives et de membres des gouvernements, accrédités dans ce dosser pénal, et dans ceux qui surgiront d’autres recours (comme la 17.718 sur les irrégularités relatives aux titres de dette (jumeaux » et de la gestion du plan Brady), une enquête soit menée et qu’elle détermine précisément si des défaillances du Ministère Publique peuvent être avérées pour ne pas avoir encore lancé d’actions judiciaires contre ces fonctionnnaires, dans le but qu’ils soient jugés civilement et pénalement pour les dommages occasionnés au pays et à son peuple.

4. que soient déclarées comme actes d’agression contre notre pays les actes, contre les intérêts de la Nation, des banques, des entreprises privées et des organismes financiers internationaux, qui, par des manœuvres de subornation, ou de complicité dans des collusions d’intérêts avec des fonctionnaires argentins ont provoqué la perte de dizaine de milliers de vies humaines, l’abandon de notre souveraineté, la destruction de notre appareil productif, l’appropriation de toutes les entreprises et ressources de l’Etat, la captation des dépôts bancaires, le délabrement de notre structure économique et sociale et qui maintenant convoitent des morceaux du territoire national en échange de la dette. Un tel niveau de destruction, conséquence d’une longue suite d’actes illicites, manœuvres occultes, traités imposés, et pressions, constitue de véritables actes de guerre contre notre peuple. Une guerre d’un nouveau genre, non déclarée, qui utilise des armes économiques et financières, qui adopte des modalités propres au terrorisme en fragilisant les cadres légaux et les conventions internationales, mais dont l’objectif est de soumettre notre peuple, de s’approprier des ressources, de dominer et occuper notre territoire, sans réparation pour les victimes et les dommages que de telles actions ont provoqué.

5.que soit présenté par la voie adéquate un recours devant les Nations Unies dénonçant les actes d’extorsion et de violation de notre souveraineté et du principe d’autodétermination des peuples (Déclaration des Nations Unies, Chapitre I, Article I, Paragraphe 2) fomentés par les fonctionnaires du FMI qui ont exigé systématiquement de nos pouvoirs publics qu’ils adoptent des mesures politiques et des dérogations aux lois en vigueur pour qu’elles châtient ces délits commis dans notre pays, en rupture avec les fonctions et attributions de cet organisme international et en contradiction avec les principes soutenus par cette même organisation des Nations Unies et inscrits dans les Déclarations, Conventions et Traités Internationaux et dans notre constitution (article 75, Paragraphe 22, C N).

Les responsabilités indéfectibles dûes à la situation actuelle nous imposent en tant que citoyens argentins le droit d’exiger, via cette pétition, l’adoption de ces mesures et aux membres du Congrès National l’obligation de leur adoption avec l’objectif suprême de garantir le respect des droits de l’homme de notre peuple et la dignité de notre Nation.

Lutter contre l’illégitimité et l’immoralité des exactions étrangères est un acte primordial pour la dignité de la Nation et le bienêtre de notre peuple.