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Nouvelles méthodes repressives à Neuquén

mercredi 9 octobre 2002

zantroiUn groupe de gens a pris à partie
les travailleurs de l’usine de Céramiques Zanon,
et a attaqué les 2 et 3 Octobre l’usine qui se trouve
sous gestion ouvrière blessant 5 ouvriers,
un journaliste de TELAM tout-en menaçant
deux autres membres de la presse.

Face à l’action de désaveu massif de la communauté de Neuquèn, du journalisme, des organisations de droits de l’Homme, étudiantes, de chômeurs et commerçantes (la CTA avait convoqué à une grève dans la Province), ce groupe s’est retiré mais prépare encore aujourd’hui de nouvelles agressions. Cette bande composée des anciens dirigeants syndicaux et de supporters d’un club de foot local a montré qu’elle était très bien financée et qu’elle bénéficiait de la plus grande impunité propre aux groupes "paraétatiques". Ces actions se sont amplifiées lorsque le juge Paez Castañeda (juge national de la chambre du commerce n°18) a envoyé l’ordre à la justice de Neuquèn d’expulser les travailleurs de l’usine.

Cette bande, qui s’est mise au service du patronat déjà condamné pour un lock-out offensif, affirme "qu’il faut rendre coûte que coûte l’usine au patron", vu que les ordres antérieurs d’expulsion avaient été rejetés par la justice de Neuquèn car ils mettaient en danger l’ordre public local.

Alors que les agressions envers les militants des organismes des droits de l’homme et des organisations sociales du pays s’amplifient, dans la Province de Neuquèn de nouvelles pratiques répressives se développent et font appel à des groupes de choc contre les travailleurs en lutte reprenant ainsi les vieilles méthodes des secteurs dominants de notre pays.

Nous, signataires, exigeons le respect effectif des droits de l’homme, nous réclamons le retrait de tout ordre judiciaire entraînant une expulsion forcée des travailleurs de l’usine, l’arrêt de toutes les agressions et toutes les tentatives de répression contre la juste lutte des ouvriers de Zanon et du Syndicat des Ouvriers et des Employés Céramistes de Neuquèn.

CEPRODH