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Capital et Gran Buenos Aires : presque 40% de la population est pauvre

jeudi 2 mai 2002

Dans la Capitale et le Grand Buenos Aires il y a presque 5 millions de personnes pauvres. Ainsi, sur une population de 12,1 millions d’habitants, 39,7% n’a pas de revenus suffisants pour acheter un panier de base d’aliments et de services. Ceci signifie que 4 habitants sur 10 sont pauvres. Voici le plus grand pourcentage et quantité de personnes pauvres depuis le mi 90.

En ce qui concerne octobre 2001, le nombre de pauvres a atteint les 522.000 personnes, 100.000 personnes par mois ou 3500 de nouveaux pauvres par jour.
Même ainsi, il en ressort une forte hausse de l’indigence, la tranche la plus pauvre, qui ne peut même pas acheter un panier super basique d’aliments. En rapport au mois d’octobre dernier, il y a 254.100 indigents de plus, avec un total de 1.734.000 de personnes indigentes.
Avec 55% de pauvres, parmi lesquels la moitié sont des indigents, la zone la plus affectée du Grand Buenos Aires est le deuxième cordon des banlieues comprenant des districts très peuplés comme San Fernando, Tigre, Merlo, La Matanza, Florencio Varela, Almirante Brown et Berazategui. Dans la capitale la pauvreté atteint les 12%.
Dans le Nordeste (NEA) - Formosa, Corrientes, Posadas et Resistencia - 60% ou 6 personnes sur 10 sont pauvres. Et avec 25%, la zone avec moins de pauvres est la Patagonie.

Pauvreté et indigence

La statistique officielle argentine considère que les familles - couple et deux enfants - qui gagnent moins de 485 pesos par mois ou moins de 16 pesos par jour, sont pauvres : ceci signifie qu’avec 4 pesos par jour pour chacun, ils n’ont pas les revenus suffisants pour acheter un panier de base d’aliments, des vêtements et d’autres services comme l’éducation, la santé et le transport.
On estime que l’alimentation et les dépenses élémentaires du chef de famille équivalent à 173 pesos, celui de la femme à 130 pesos, un fils de 4 ans, 108 pesos et une fille d’un an, 74 pesos. A ces valeurs de base vont s’ajouter ceux correspondants à d’autres membres : par exemple, si la famille était composée par un troisième fils de cinq ans, il deviendrait pauvre s’il gagne moins de 593 pesos par mois (485 plus 108).
Par contre, les familles avec un seul fils sont pauvres s’ils gagnent moins de 380 par mois.
Ces données correspondent à la Capitale et au Grand Buenos Aires. Dans le reste du pays, sauf en Patagonie, les valeurs sont plus faibles car la composition du panier d’aliments et des services varie comme les prix des produits.
Mais le "coût de la vie" est moindre, les salires aussi sont inférieurs.
C’est pour cela, en moyenne pour tout le pays , les pauvres sont des familles avec 5 membres (couple et trois enfants) dont les revenus sont inférieurs à 490 pesos par mois. Ceci signifie qu’ils disposent de 3,25 pesos par jour pour chaque membre du noyau familial.
Par contre l’adulte qui gagne moins de 70 pesos par mois est considéré indigent. Une famille de 4 membres dont les revenus sont inférieurs à 208 pesos par mois est considérée indigente.