Accueil > Projets > Projets du Syndicat indépendant des coursiers "motoqueros"

Projets du Syndicat indépendant des coursiers "motoqueros"

samedi 19 octobre 2002

CALPA présente les projets du syndicat S.I.Me.Ca des "motoqueros", coursiers qui a été très actif pendant les événements de décembre 2001 et qui souhaite maintenant développer des activités solidaires concrètes : centre de soins, pharmacie, et centre de distribution de médicaments génériques, cantine populaire et atelier de mécanique. CALPA cherche les relais dans le mouvement associatif et syndical français qui pourraient soutenir ces projets.

Projet de santé populaire solidaire

1-Introduction

L’Argentine est un pays paradoxal, que l’on a du mal à comprendre. Trente sept millions d’habitants répartis sur 2.740.000 km2 dont les terres de la "pampa humide", parmi les plus fertiles de la planète. Son économie génère malgré la crise qu’elle traverse, 270.000 millions de dollars annuels de PIB.

Sa population possède un niveau élevé de scolarisation. Elle avait une industrie nationale forte, même dans des secteurs sophistiqués comme le pharmaceutique et le nucléaire ; sa population suscite peu de conflits raciaux. C’est un pays de culture Européiste, avec une haute mobilité sociale, ce qui permettait autrefois qu’un fils d’ouvrier devienne docteur ; avec des modèles plutôt équilibrés de distribution de la richesse.

Comment est-il possible qu’en seulement 25 ans l’Argentine se soit transformée dans ce qu’elle est aujourd’hui : un pays socialement brisé, appauvri, désindustrialisé, socialement divisé et avec une haute polarisation des revenus ? (Seulement 8°/° de la population active a des revenus supérieurs à 1000 dollars).

C’est sans doute le résultat de l’application systématique du modèle néolibéral, qui a détruit l’état, l’industrie nationale et a endetté le pays comme jamais avant cela ne s’était produit.
Résultat : nous avons aujourd’hui plus de 14 millions d’exclus, ce qui comprend depuis les extrêmement pauvres, jusqu’à ceux des classes moyennes ruinées, qui ont perdu leur emploi, la maison où ils vivaient et la solidarité de leurs parents même s’ils conservent certains signes extérieurs de leur ancienne condition. L’année 2001 a produit 600 mille nouveaux pauvres. Les chiffres du chômage enregistrent 4 millions de sans emploi, soit 20 °/° de la population active, chiffre qui doit être augmenté avec le travail précaire et sporadique.

La dette atteint 200.000 millions de dollars, pour lesquels on doit payer en principe 10.000 millions de dollars annuels d’intérêts. Le pays traverse la période de récession économique la plus longue de son histoire ; 45 mois de suite sans que l’on aperçoive la fin d’un tel processus, les prévisions gouvernementales pour cette année prévoient une baisse de 3 °/° du PIB.

A ces éléments chiffrés, on doit ajouter pour compléter le tableau, une composante subjective qui fait de cette combinaison un cocktail explosif : après 20 ans de retour à la démocratie, qui a été perçu par la société avec de grands espoirs à la fin de l’année 82, le discrédit des partis politiques s’est généralisé de façon absolue. Ils ont fait tant de promesses non tenues, leur corruption a mis en évidence leur manque de solidarité sociale. Autrefois c’était les militaires qui étaient discrédités, à cause de leur passé imprégné de terrorisme d’état ; Le rejet a atteint maintenant les syndicalistes traditionnels, les "gordos" comme on appelle la hiérarchie syndicale, prototype de bureaucrates qui possèdent de grandes propriétés, ont une consommation outrancière et couronnent leurs carrières en tant que dirigeants de grandes entreprises.
Il n’est donc pas étonnant que, face à l’état de Siège instauré par De la Rua en réponses aux demandes sociales insatisfaites, les événements de décembre 2001 se soient produits, avec les images qui ont alarmé le monde. : les masses populaires attaquant les supermarchés, des marginaux pillant ce qu’ils pouvaient, les secteurs des classes moyennes marchant dans les rues de la capitale en frappant sur des casseroles, d’autres en train d’occuper la Place de Mai aux cris de "qu’ils partent tous !!!" adressés aux politiciens du gouvernement. La répression policière sans discernement produisit plus de 30 morts et des centaines de blessés. Cinq présidents se sont succédés en 15 jours dont l’actuel qui doit assurer l’intérim jusqu’à la fin du mandat de celui qui a démissionné.

Les élections d’octobre 2001 des députés et sénateurs, avait donné des signaux d’alarme, mais les politiciens n’ont pas voulu écouter les urnes. C’est le vote de protestation qui a gagné, le "vote salami" comme beaucoup de gens l’ont appelé, en raison du fait que certains votants mettaient comme refus une tranche de salami dans l’enveloppe électorale, ce qui, ajouté aux votes nuls et votes blancs a formé une majorité dépassant en pourcentage celui des candidats élus.
Malgré tout cela, personne dans le peuple ne propose une sortie dictatoriale, l’abandon de la démocratie, l’arrivée d’une "main dure" pour mettre de l’ordre, mais au contraire, ce sont les formes de participation directe qui prospèrent, les assemblées populaires, les réseaux via Internet, les "cacerolazos", les "piquetes", chacun choisissant le mouvement en fonction de son expérience et de sa sensibilité politique. C’est un espace encore précaire de démocratie participative, qui en est au début, qui met en cause les formes représentatives qui se sont montré incapables de garantir le respect du mandat du peuple. Mais ce n’est pas que cela qui est en émergence, fleurissent des organismes non gouvernementaux ONG, associations de femmes, de retraités, de droits de l’Homme, coopératives, mutuelles, centres de voisins, groupements de sans-emploi, de consommateurs, clubs de trocs, plus de 500.000 personnes travaillent dans ces organismes, c’est ce que l’on appelle le troisième secteur, la deuxième forme d’emploi du pays, et pas moins de 3 millions de personnes y participent.
Jusqu’à récemment, on reconnaissait comme organisations « naturelles » les syndicats, les centres d’étudiants, les associations agricoles, qui regroupaient respectivement les travailleurs, les étudiants, les voisins, et les producteurs agricoles. Le phénomène de marginalisation avec comme conséquence la déstructuration sociale, a fait émerger de la société civile d’autres formes d’organisations qui jouent un rôle primordial, et dans certains cas avec plus de vitalité et de dynamisme que les formes traditionnelles.

C’est le cas, par exemple du phénomène des "clubs de troc" . On peut y échanger des produits et des services avec des bons appelés "créditos" sans manipulation d’argent.
Cette expérience s’est étendue à partir de 1995 et a pris aujourd’hui son plein essor à cause de l’aggravation de la crise qui aboutit à ce qu’un million de personnes participent au Réseau Global de Troc, avec des cours de formation, des chaînes de solidarité, des micro-entreprises.

2- Présentation de l’Association Mutuelle « Sentimiento »

La mutuelle « Sentimiento » créée par le syndicat des coursiers S.I.Me.Ca est une association sans but lucratif, obéissant à la loi N°20.321 enregistrée N° 2165CF agréée au niveau national par l’Institut national d’Association et Economie Sociale (INAES), qui dépend lui-même du Pouvoir Exécutif National.
Cette mutuelle se positionne comme un nouveau type d’ONG, ouverte à la communauté sociale, facilitant l’émergence de solutions aux problèmes sociaux les plus pressants : consultation médicale, production, emploi, éducation, culture et droits de l’Homme ; avec une forme d’organisation ouverte, participative et démocratique.

C’est dans ce sens que nous orientons nos activités vers les secteurs populaires qui sont poussés à la marginalité en étant exclus des bénéfices sociaux, et particulièrement du système de santé public. Cette situation est le résultat de l’application du modèle de globalisation et de concentration économique instauré à partir de 1976 par la dictature militaire et poursuivi pendant les gouvernements qui ont suivi.
Par le présent projet de SANTE POPULAIRE SOLIDAIRE, la Mutuelle a pour but de coordonner les acteurs sociaux qui se sont engagés dans la construction de cette alternative pour donner une couverture médicale et pharmaceutique effective avec des coûts accessibles même pour les chômeurs.

Les ressources humaines et techniques se composent d’une équipe de professionnels pharmaciens et médecins de diverses spécialités et hautement qualifiés, ayant de plus un fort sentiment communautaire. Ceux-ci mettent à disposition du projet leur capacité opérationnelle ainsi que des instruments de base pour commencer cette activité.
Nous considérons qu’en rétribuant cette activité professionnelle avec des critères de solidarité, on peut fournir des services de santé avec de hauts standards de qualité.

A la différence des services privés qui prennent comme priorités la rentabilité et l’accumulation de bénéfices grâce à la « marchandisation » de ces services, l’autogestion et la coopération nous permettent de faire face à la problématique de la santé en privilégiant les nécessités de chaque être humain.

3- Le projet de santé

L’Association Mutuelle Sentimiento a réservé le troisième étage (700 m2) de son siège pour ce service de santé avec :

- une clinique pour les consultations de ses membres.
La clinique offrira une assistance primaire et ses services disposeront d’équipements pour les différentes disciplines médicales dont : la radiologie, les examens par imagerie médicale et mammographie, l’odontologie, la clinique médicale, la cardiologie (électrocardiogrammes), la traumatologie, la gynécologie, la psychologie, la pédiatrie. Pour les examens plus complexes et pour les hospitalisations, les patients seront orientés vers l’hôpital des œuvres sociales de la section Quilmes du syndicat ouvrier métallurgique.

- une centrale distribuant des médicament « génériques »
Celle-ci aura comme mission de commercialiser ces produits à des prix substantiellement plus bas que ceux du Marché, pour les syndicats et leurs œuvres sociales, hôpitaux publics et le réseau de pharmacies qui travaillent avec lesdites œuvres sociales.

- une pharmacie
Elle pourvoira les membres en médicaments génériques suivant leur prescription médicale.

Le projet dans ses aspects économiques et financiers est viable. Une fois initié le processus, il s’autofinance avec les cotisations mensuelles qu’apportent chaque membre et les payement des médicaments et des actes médicaux.
Les marges que génèrent les médicaments atteignent dans certains cas plus de 25°/° du prix final de ceux-ci. La distribution par la centrale laisse prévoir des marges de 7°/° sur le volume total des ventes pour équilibrer les comptes. Concernant les consultations médicales, analyses et études complémentaires on table sur des prix substantiellement moindres que ceux de la médecine privée.

Avec ce schéma de fonctionnement on prévoit qu’après six mois le projet s’autofinancera, en couvrant avec ses revenus net les salaires des employés, les dépenses courantes, les services (lumière, gaz, téléphone, etc.), l’entretien des véhicules et l’infrastructure.

La crise économique dans laquelle est plongée le pays nous bloque parce que nous n’avons pas le capital initial nécessaire et le réunir à travers de petites contributions comme nous sommes en train de le faire ne permet pas un développement effectif du projet.
C’est pour cette raison que nous vous demandons votre soutien que nous nous engageons à rembourser en mensualités après 18 mois de mise en marche la gestion de ce que nous avons appelé « Obra Social del S.I.Me.CA ».

Notre demande vise à obtenir les fonds nécessaires pour installer la centrale de distribution de médicaments génériques, la pharmacie et la clinique avec les différents équipements.

La gestion sera rigoureuse avec une comptabilité prévisionnelle. Elle sera soumise à des audits médicaux, cliniques et comptables.

4- Les médicaments "génériques"

Nous avons approfondi le thème des "médicaments génériques", qui désignent le segment de la pharmacopée qui n’est pas enregistrée sous une marque propre et dont le prix est de façon significative inférieur à celui des autres médicaments, car il n’inclut pas les royalties des grands laboratoires. Le prix des médicaments en Argentine est très élevé et prohibitif actuellement pour la majorité de la population.

Selon des chiffres du Ministère de la Santé argentin, on dépense plus de 5.000 millions de dollars par an en médicaments. Sur le total des dépenses concernant les médicaments plus de 65 °/° sort directement de la poche des citoyens, le reste correspond à des versements institutionnels, émanant soit des hôpitaux, des cliniques ou de contrats d’approvisionnement que les Œuvres Sociales et sociétés de médecine privée établissent avec des centrales de distribution et des laboratoires.

La situation de la consommation et de l’accès aux médicaments ressemble à une maladie grave et chronique ; les habitants consommant des médicaments souvent inefficaces et toujours très chers. Il est notoire que les produits pharmaceutiques de grande diffusion commerciale est dans notre pays jusqu’à dix fois plus chère que les équivalents dans d’autres endroits du monde. Par exemple, la "estreptoquinasa" que nous employons contre l’infarctus du myocarde, coûte en Italie 100 dollars et dans notre pays six cents. De plus, sur dix produits pharmaceutiques, trois n’ont aucune action thérapeutique ou sont nocifs pour la santé.

Dans notre pays sont entrés en l’an deux mille 1.300 dénominations pharmaceutiques "nouvelles", alors que dans le monde, on n’a enregistré que neuf « vrais » nouveaux produits. Cela montre que ce sont les critères commerciaux qui prédominent et non ceux de la Santé Publique.
Un moyen pour faire baisser le prix des médicaments de manière substantielle est l’introduction de médicaments "génériques", ce qui favorise la population de façon directe et indirecte en faisant pression à la baisse sur les prix fixés par les monopoles.

Les "génériques" sont des médicaments qui ont le même principe actif, la même action thérapeutique que les médicaments protégés par un brevet qui sont utilisés comme référence légale et technique.
Le médicament "générique" peut être commercialisé quand le délai de protection du brevet du médicament de référence est arrivé à échéance avec l’exclusivité dont jouissait le laboratoire détenteur. Le vade-mécum de génériques que nous avons établi est composé de médicaments qui respectent les conditions technico-légales pour être produits et commercialisés par les laboratoires producteurs.

Les médicaments génériques sont de bonne qualité, avec une sécurité et une efficacité prouvées, fabriqués à partir de principes actifs reconnus. Ils mentionnent le nom de la formule médicale correspondante, suivi d’un indicatif de sa condition spécifique.

Pourquoi sont-ils moins chers ? Parce que les coûts de recherche et la marge prévue par le laboratoire détenteur du brevet ont été couvert pendant la période de commercialisation exclusive. De plus, le même produit génère, ensuite, des coûts inférieurs de fabrication et de contrôle, tant à cause de l’expérience accumulée, que par la réduction ou la suppression des frais de promotion.
Il est important de souligner que l’usage de médicaments génériques est tout à fait légal.

Il existe environ 26 laboratoires nationaux qui produisent et couvrent approximativement 95 °/° des besoins thérapeutiques. Il s’agit dans sa plus grande partie de laboratoires nationaux de taille moyenne qui les distribuent de façon directe pour l’usage interne des hôpitaux publics.
Il faut se demander pourquoi on n’a pas encore généralisé l’utilisation et la commercialisation de ces « génériques ».
Plusieurs explications peuvent être apportées :
1) L’absence d’une centrale de distribution de génériques
2) L’action des syndicats professionnels des laboratoires pharmaceutiques qui font pression avec un système de commissions sur les médecins pour qu’ils prescrivent seulement des médicaments de marque.
3) L’absence d’une campagne de promotion qui incitent les professionnels à prescrire les génériques de la même manière qu’ils le font pour les médicaments de marque déposée.
4) La législation en vigueur est insuffisante et favorise l’usage de médicaments de marque.

C’est pour faire face à ces carences que nous élaborons notre projet qui vise la généralisation de l’emploi des médicaments génériques.
Elle converge avec d’autres initiatives présentées au Conseil Municipal de Buenos Aires.

L’usage des génériques suit une tendance croissante dans le monde comme on a pu le voir en Afrique du Sud ou au Brésil, cet usage s’oppose au monopole des grands laboratoires transnationaux. En Argentine, notre proposition permettrait de réduire le temps nécessaire à sa généralisation..
Les médicaments génériques peuvent être "vendus" dans tout le réseau de santé avec des prix qui les rendent hautement compétitif, nous pouvons donner comme exemple celui d’un antibiotique de consommation très courante tel que l’amoxilline dont une des dénominations de son laboratoire international est "Amoxidal" qui se vend à 19,860$ alors que le prix au public du médicament générique équivalent est de 1,45$ pour les mêmes doses.

Pour garantir l’approvisionnement sans rupture des produits génériques, nous avons passé un accord de commercialisation avec l’un des principaux laboratoires argentins producteur de ces produits. Ce laboratoire, qui couvre environ 300 médicaments, est associé à douze autres laboratoires semblables, ce qui nous permet d’accéder aussi à leurs produits. Ceci a permis de confectionner un vade-mécum de génériques qui permettent de traiter 95 °/° des affections et maladies courantes dans notre environnement.

5- Le Centre de Santé

Il inclut la clinique de poly-services-la centrale de distribution,-la pharmacie

Aménagement du bâtiment

Descriptif

Nous disposons de trois étages dans un bâtiment de six, ce qui totalise 2.100 m2. Il est situé à un point de convergence de la première ceinture du Grand Buenos Aires, zone nord-ouest et du terminus de la ligne B du métro -Ferrocarril Urquiza- dans un quartier traditionnel et populaire de l’aire centrale de Buenos Aires.
L’immeuble a été cédé par l’état à l’association Mutuelle Sentimiento dans le cadre d’un contrat d’usage pour du travail social. Le Centre de Santé fonctionnera au troisième étage de notre siège, une fois aménagé dans ce but. Le dit étage possède une superficie approximative de 700m2 et dans un premier temps, on commencera par installer 60 % (420m2), en réservant le reste pour une future extension du projet..

Dans le Centre de Santé on peut distinguer trois zones nettement différenciées ; les services de consultation, la pharmacie sociale et la centrale de distribution de médicaments génériques. Celles-ci sont reliées entre elles par un schéma circulatoire horizontal qui leur assure un fonctionnement autonome avec au centre le bureau de classement des dossiers, de réception et d’accueil du public.

Les travaux à réaliser sont les suivants :

a)Démolition
On démolira les cloisons et les planchers existants qui ne sont pas adaptés au nouveau projet ainsi que ceux qui sont trop abîmés.

b) Fenêtres
Etant donné l’âge du bâtiment, environ 50 ans et son état de conservation, on a considéré nécessaire de remplacer les fenêtres de métal par d’autres de profilage d’aluminium plus fonctionnels sur la totalité de l’étage, ce qui fait un total de 20 (vingt) unités de 2.00 x 1.50m.

c)Maçonnerie
On construira, selon le projet prévu, les nouvelles cloisons avec des briques céramiques creuses de 8 cm de largeur et elles seront reliés aux cloisons existantes qui n’auront pas été démolies en conformité avec les règles de l’art.
Dans les dites cloisons, on disposera les ouvertures consignées dans les plans (des portes, des fermetures vitrées, etc.) ; la superficie estimée des murs à construire est de 220m2.

d)Ravalement et faux-plafonds
Sur les nouveaux murs, les finitions seront faites en plâtre pour ceux qui correspondent aux locaux des services de consultation, la centrale de distribution et la pharmacie, et avec des revêtements imperméables pour les sanitaires (toilettes, laboratoires, etc.).
Après avoir retiré les parties dégradées dans une superficie suffisamment grande pour éviter de futures détériorations dues à un travail défectueux, on procédera à la rénovation de certains ravalements existants.
La superficie des revêtements et faux-plafonds à exécuter est d’environ 550m2.

e) Sols et plinthes
Les sols seront couverts de céramique émaillé de 40 x 40 cm dans les locaux d’usage général et de 20 x 20 dans les locaux sanitaires (toilettes, laboratoires, etc.).
Pour les locaux qui en auraient besoin on posera des plinthes sanitaires, pour les autres, les plinthes seront d’un matériel proche des planchers.
La superficie des sols à exécuter est de 400m2.

f) Installation sanitaire (distribution d’eau froide et chaude, tout-à-l’égout, provision de sanitaires et robinetterie)
On rénovera l’installation sanitaire de l’étage par le remplacement des tuyauteries existantes par des nouvelles :
-Eau chaude et eau froide en laiton (hydrobronze)
-Tout-à-l’égout primaire en fer fondu
-Tout-à-l’égout secondaire en laiton (hydrobronze)
-Sanitaires en faïence blanche émaillée.
-Robinetterie de bronze chromé.

Dans les nouvelles tuyauteries à construire, on suivra le même critère.

Les locaux sanitaires qu’il faut réaménager sont :
Toilettes générales pour le public (hommes et femmes)
Bureaux du troisième étage

Les locaux sanitaires à construire sont :
Toilette de la Pharmacie
Bureaux de la Pharmacie
Laboratoire de la Pharmacie
Toilette de la partie services de consultation
Bureaux de la partie services de consultation
Toilette de la Centrale de distribution
Bureaux de la Centrale de distribution
Laboratoire de la Centrale de distribution

g) Revêtement des sanitaires
On exécutera des revêtements sanitaires dans les locaux qui en ont besoin en céramique émaillée de 20 x 20 cm, jusqu’à une hauteur de 2.20 m
La superficie à couvrir est de 90m2.

h) Installation du gaz
On installera des robinets d’arrivée de gaz pour l’alimentation des installations correspondantes (réchauds, robinets de gaz, fours, etc. ) .
La tuyauterie neuve, à construire, sera revêtue en matériel epoxy. Cette tuyauterie ainsi que les installations prévues respecteront les normes en cours.

i) Installation électrique et luminaires
En accord avec le nouveau projet on devra modifier la distribution des circuits d’alimentation électrique existants, de plus on remplacera le câblage par des câbles ignifugés en accord avec les normes existantes. On estime qu’il faut 50 robinets de gaz.
De même, on construira de nouveaux tableaux qui répondent aux nouveaux besoins. les dits tableaux incluront une clé thermique et un disjoncteur différentiel pour chaque circuit.
Les luminaires seront du type tubes fluorescents de 2 x 40 watts pour les locaux généraux et des appliques de 2 x 60 watts pour les locaux sanitaires, laboratoires, office, etc.

j) Installation téléphonique
Pour le fonctionnement du centre de santé, on installera une centrale téléphonique digitale avec plusieurs lignes pour 20 numéros internes et 4 externes.

k) Système informatique
On installera trois systèmes informatiques pour la gestion du centre (pharmacie, poly services, distributrice de médicaments) qui serons interconnectés entre eux. Chaque système inclura son Software de gestion correspondant et disposera de 3 ordinateurs complets.

l) Installation de la climatisation
On installera 12 climatiseurs individuels d’air froid/chaud de 1800 fcal.

m) Peinture
Les revêtements seront peints avec de la peinture latex ; les portes intérieures et structures en bois seront peintes avec un vernis synthétique semi-mat.
La superficie des revêtements à peindre est de 600m2.

n) Divers
Les ferrures seront de bronze chromé et les vitres seront translucides de 4 mm d’épaisseur.

o) Ascenseurs
Pour un fonctionnement adéquat des deux ascenseurs du bâtiment, on devra les réaménager, autant pour des raisons de sécurité que d’exigence de l’assurance. Le dit réaménagement implique le changement des tableaux de commande et les indicateurs d’étages.
De même on rénovera les câbles d’acier qui soutiennent les cabines.


ITEM N° DESIGNATION COUT


A Démolition $ 2.200.
B Fenêtres $ 4.600.
C Maçonnerie $ 5.100
D Revêtements et faux-plafonds $ 3.300.
E Sols et plinthes $ 6.900.
F Installation sanitaire $ 4.600.
G Revêtement sanitaires $ 1.900.
H Installation du gaz $ 1.200.
I Installation électrique $ 3.100.
J Installation téléphonique $ 1.900.
K Systèmes informatiques $ 4.100.
L Climatisation $ 4.800.
M Peinture $ 3.200.
N Divers $ 2.100.
O Ascenseurs $ 6.800.


TOTAL TRAVAUX D’AMENAGEMENT $ 55.800.


BUDGET DE GESTION INITIALE


CENTRALE DE DISTRIBUTRION DES MEDICAMENTS COUT


Equipements, meubles, instruments $ 2.600.
Véhicules utilitaires pour la distribution$ 28.000.
Chauffeurs (2) pour trois mois $ 2.400.
Personnel d’accueil et débit(2)pour 3 mois$ 2.400.
Trésorerie $ 6.000.
Démarches d’agrément devant les instances de contrôle $ 600.
Sous total $ 42.000.


PHARMACIE


Installations et équipement $ 4.400.
Honoraires du Directeur Technique Pharmacien pour 3 mois $ 2.400.
Personnel d’attention (1) pour 3 mois $ 1.200.
Trésorerie $ 3.000.
Démarches d’agrément devant les instances de contrôle$ 600.
Sous-total $ 11.600.


POLY SERVICES DE CONSULTATION


Installations et équipement $ 3.000.
Personnel d’administration (1) pour 3 mois$ 1.200.
Trésorerie $ 2.000.
Démarches d’agrément devant les instances de contrôle$ 600.
Sous-total $ 6.800


COUT TOTAL DU BUDGET DE GESTION INITIALE$ 60.400


BUDGET TOTAL SOLLICITE $ 116.200

6-Considérations finales

La commission de Projets et de Développement du S.I.ME.CA et l’ Association Mutuelle Sentimiento, ont formé une équipe pluridisciplinaire qui a discuté et élaboré la proposition qui est résumée dans ce Projet de Santé Populaire Solidaire.

L’actuelle désorganisation des systèmes sanitaires et le manque de médicaments provoqué par la pénurie organisée par les laboratoires transnationaux face à la nouvelle parité du dollar, laisse sans couverture médicale publique la grande majorité de la population.
Cet effondrement a un impact direct sur ceux qui sont exposés à la crise sociale, ceux qui évidemment tombent le plus souvent malades, et qui ont le plus besoins de médicaments et les paient le plus cher, étant donné qu’ils ne bénéficient d’aucune couverture médicale d’aucune sorte ou dans le cas des œuvres sociales parce qu’elles n’utilisent pas l’alternative des médicaments génériques.
La disponibilité et l’accès aux médicaments n’est pas le seul aspect de la qualité des services de santé bien que constituant un aspect essentiel, puisque ces biens sont publics et ne devraient pas être soumis aux forces du marché et du profit.

Le concept principal du projet établit un nouveau dispositif social par l’action conjointe des médecins, de la pharmacie et de la centrale de distribution de médicaments génériques. Les membres de la mutuelle bénéficieront de l’attention de professionnels, engagés dans une démarche de santé populaire, avec des critères solidaires, qui rédigeront des ordonnances de médicaments génériques disponibles dans la pharmacie sociale à bas prix, qui pourra se fournir en médicaments à la centrale de distribution.

Les forces sociales réclament aujourd’hui la construction d’une organisation pour la santéautogéréeetsolidaires,indépendantede l’assistanat de l’état qui s’est avéré incapable de répondre aux demandes et nécessités de notre peuple.
Le projet est économiquement et financièrement viable et peut s’autofinancer rapidement.

Ce processus de développement requiert pour sa concrétisation l’apport de ressources, en prêt et/ou de dons, qui dans les tableaux précédents de dépenses et d’investissement ont été spécifiés.
Pour résumer, toutes les conditions requisespourlelancementduprojet de santé solidaire ont été réunies, il ne nous manque que le financement nécessaire.

Depuis plus d’un demi-siècle, nous travailleurs avons été les témoins passifs de la bureaucratisation des syndicats, qui sont par nature notre outil de lutte en tant que classe de travailleurs contre les injustices que nous font subir les patrons.
C’est pour cette raison que nous les travailleurs coursiers ( a pied, à vélo, en moto, ou utilitaires) avons décidé de former un syndicat indépendant de l’état et des pouvoirs économiques et/ou religieux.
(extrait de la déclaration de principe de S.I.Me.Ca)
Cette indépendance qui d’un côté nous donne de grandes satisfactions, d’un autre côte induit de grands inconvénients dans notre lutte quotidienne pour les conquêtes sociales et syndicales.
Pour cette raison, nous avons besoin de toute l’aide possible pour continuer d’être une alternative indépendante au syndicalisme traditionnel, qui dans notre pays ne défend pas ses syndiqués.

UNE CANTINE POPULAIRE

Les objectifs principaux et les plus urgents que nous nous sommes fixés sont principalement celui d’avoir un bâtiment en bon état pour réaliser les projets importants que nous avons encore en attente, par exemple, installer une cantine ou l’on distribue de la nourriture à bas prix avec la finalité de créer une alternative pour les camarades qui ont souvent une alimentation limitée par leur bas salaires.

pour que ce projet prenne forme, nous avons besoin d’au moins 500 pesos argentins soit environ 170 dollars par mois pour le loyer et de 2000 dollars pour démarrer avec les dépenses administratives du loyer (dépôt de garantie, commission de l’agence immobilière, etc.). Pour garantir un fonctionnement correct nous avons besoin d’au moins un ordinateur (2500 $) et un téléphone pour nous connecter et être joignable par nos camarades (150 $ d’installations plus la dépense mensuelle).
Après l’installation, nous ouvririons la cantine pour laquelle nous aurions besoin d’environ 5000 $ en équipements (cuisine, tables, chaises, assiettes, couverts, frigo, casseroles, verres, etc.) et pour le salaire d’un camarade qui remplirait les fonctions de cuisinier et d’un autre comme commis.

Après avoir concrétisé l’installation du batiment et de la cantine, on pourrait créer nos propres revenus en réalisant des activités culturelles, fêtes ainsi qu’avec un apport minimal que l’on demanderait pour les plats (1 peso soit 0.35 $). De jour, cette maison fonctionnerait comme centre culturel dans lequel on assurerait différents cours gratuits pour le syndicat et pour le quartier où nous nous installerions.

UN ATELIER DE MECANIQUE

Un autre projet important est celui de créer un atelier mécanique à bas prix pour les camarades du syndicat, puisque pour notre emploi il est, de par sa nature, primordial d’avoir les motos autant que les vélos en état de marche. De cela, dépend notre vie.
Pour cela nous aurions besoin d’environ 300 $ par mois, 1200 $ d’une part, pour commencer, pour payer les dépenses administratives du loyer (dépôt, commission de l’agence, premier mois d’avance, etc.) et d’autre part d’environ 3000 $ en équipements de base en outils. Nous considérons que nous pourrions couvrir également le salaire du mécanicien et l’entretien avec les activités que nous avons prévu de réaliser dans le cas ou nous aboutirions à avoir un local propre.

Bien entendu nous remercions d’avance toute la solidarité internationale et nous espérons nous maintenir en contact. Comptez sur nous pour toutes luttes que vous engagerez.

Nous voudrions aussi former un lien politique avec vous à travers l’échange de documents, positions politiques et activités qui se réaliseraient dans votre pays.
Face à n’importe quel doute ou question vous pouvez nous écrire à :

simecaenlucha@hotmail.com

dans une étreinte fraternelle

S.I.Me.Ca