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Assassinat politique d’un militant du parti communiste et du MTL

mercredi 4 décembre 2002

L’arme qui a tué Ramon est entre les mains de la police. Le MTL et le Parti communiste ont demandé à être reçus par Alberto Iribarne, Ministre de l’Intérieur et par le Maire de Buenos Aires, Anibal Ibarra pour exiger qu’une enquête soit rapidement menée pour identifier les auteurs de ce crime politique.

Ramon Rodriguez militant du quartier Villa 21 a été tué par une bande armée, aux ordres du Maire de Buenos Aires, Anibal Ibarra, proche de l’ex président Menem. Beaucoup de témoins ont identifié les auteurs du crime qui ont désigné Ramon et crié : "tuez le".
Ramon, agé de 30 ans et père de deux enfants a été frappé de 5 coups de feu devant la porte d’une maison qui était destinée à une famille sans logis et à la mise en place d’une cantine populaire.
L’arme qui a tué Ramon est entre les mains de la police. Le MTL et le Parti communiste ont demandé à être reçu par Alberto Iribarne, Ministre de l’Intérieur et par le Maire de Buenos Aires, Anibal Ibarra pour exiger qu’une enquête soit rapidement menée pour identifier les auteurs de ce crime politique.

Cet assassinat intervient au moment où se préparent de nombreuses manifestations autour du « que se vayan todos » et où Menem a déclaré qu’il était favorable à l’utilisation des forces armées pour réprimer tous les mouvements populaires.
D’autres agressions sur des militants des mouvements populaires et des associations de défense des droits de l’homme font partie d’un plan de provocation et d’intimidation visant à freiner les manifestations en préparation pour décembre 2002 et à justifier le recours à l’élimination physique des manifestants.
Calpa condamne toutes les provocations et les crimes du gouvernement Duhalde.

DECLARATION DE CALPA SUR LA REPRESSION EN ARGENTINE ET LES JOURNEES DE MOBILISATION DES 19 ET 20 DECEMBRE

Un nouveau crime politique vient d’être commis en Argentine, à Buenos Aires dans le quartier 21, avec l’assassinat de Ramon Rodriguez, membre du Parti Communiste Argentin et militant de l’organisation de chômeurs (piqueteros) Mouvement Territorial de Libération.

Au même moment, une série d’attentats et de menaces ont été perpétrés contre le local de HIJOS (enfants de disparus lors de la dernière dictature militaire) de Mar del Plata, contre Miguel Bonasso (écrivain dont le prochain livre est une investigation sur les morts des journées de décembre 2001), et contre les organisations et militants populaires. Le 26 novembre, un important dispositif policier à caractère militaire a été déployé pour réprimer violemment la manifestation « piquetera » et populaire de Puente
Pueyrredón en hommage à Kosteki et Santillan, 2 militants assassinés il y a 6 mois. Seuls la fermeté et le courage du peuple ont permis de faire reculer la provocation policière et gouvernementale. De même, l’usine Bruckman, occupée et autogérée par les ouvriers, n’a pu être récupérée que grâce à une forte mobilisation populaire après une violente expulsion menée par les forces de police.

Les responsables de tous ces crimes et provocations sont libres et tout l’appareil répressif et mafieux agit en toute impunité.

Face à ces crimes, CALPA manifeste sa solidarité avec le peuple argentin, dénonce les responsabilités du gouvernement et les méthodes répressives officielles et mafieuses, exige le châtiment de tous les coupables et appelle à défendre le droit à la vie dans les manifestations des 19 et 20 décembre.

L’assassinat de Ramon Rodriguez et les autres attentats font parti d’un climat de provocations, d’intimidations et de répressions que le gouvernement et les autres secteurs de l’impérialisme et de la bourgeoisie argentine essaient de créer avant les 19 et 20 décembre, anniversaire de « l’ Argentinazo ». Ils cherchent à empêcher la grande manifestation de la Place de Mai, rassemblant les « piqueteros », les assemblées populaires, les travailleurs des usines occupées et le peuple et de provoquer, si nécessaire, un bain de sang.

Il y a quelques semaines l’ex-président et candidat péroniste aux prochaines élections, Carlos Menem, a appelé à une répression militaire contre les « piqueteros » en les comparant à n’importe quel délinquant. Ces derniers jours, d’importants dirigeants « piqueteros », Castels et D’Elia ont accusé les militants du ménémisme de préparer des pillages de supermarchés afin de provoquer la répression (des fonctionnaires du gouvernement ont confirmé cette accusation).
Et l’on sait que Menem n’agit jamais seul …

Toutefois, c’est le gouvernement de Duhalde et le pouvoir provincial de Sola qui préparent la provocation et justifient à l’avance une répression sauvage et les assassinats qui seront perpétrés.

La police de la province de Buenos Aires, une vraie bande d’assassins, est en train de se munir d’armes dans les commissariats, en vue des pillages. Ils connaissent même les dates. Ils vont commencer le 7 décembre et les jours les plus difficiles seront les 17, 18 et 19 (selon le journal « La Nacion » du 1er décembre). Les maires péronistes de la banlieue de Buenos Aires annoncent qu’il existe un climat de « saccages » et que les « piqueteros » ont gagné la rue. Ils demandent l’intervention de la police de la Province, la même qui, il y a six mois, assassinait Kosteki et Santillan.

Le président Duhalde, dans un discours à la radio, a demandé à la population « de rester calme et de ne pas tenir compte de ces rumeurs ». Mais, tout de suite après, il lançait un cri de guerre « les petits partis politiques de gauche, déguisés en « piqueteros », ce sont certainement eux qui désirent créer des incidents ». Le président prépare de nouveaux assassinats comme ceux de Kosteki et Santillan et Ramon Rodriguez. La police peut tuer impunément les militants des organisations de gauche. Voilà la véritable signification du message du président de la République.

CALPA condamne fermement les crimes commis par le gouvernement de Duhalde et toutes ses provocations. CALPA alerte l’opinion publique française. Elle appelle les organisations démocratiques, politiques et sociales à condamner ces crimes et à dénoncer le gouvernement responsable de ces provocations et intimidations

CALPA appelle plus particulièrement à la vigilance lors des grandes manifestions du peuple argentin les 19 et 20 décembre.

LA REPRESION NO PASARA !!!!