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Consommation

A Buenos Aires, en avril,
les aliments ont augmenté de 22%.

jeudi 2 mai 2002

Quelques heures après la diffusion de l’indice des prix au consommateur (IPC) d’avril mesuré par l’INDEC, un autre rapport - fait exclusivement dans les supermarchés de la Capitale - fait apparaître une hausse de 21,8% dans les prix du panier de base, pendant la même période. Ce chiffre, ajouté au 16,90% du premier trimestre, cumule une hausse des prix de 42,41% depuis le début de la dévaluation.

Ces données correspondent à un rapport fait par le Secrétariat de Développement Economique du Gouvernement de la Ville et résument l’évolution des prix de 50 produits (aliments et boissons) qui intègrent le panier de l’INDEC.
Selon la même courbe, qui prend comme base le mois de décembre de l’an passé, les variations en pourcentage pour les trois premiers mois de l’année d’inflations ont été de 3,45%, 6,17% et 6,44 % respectivement.
Selon le sondage du Secrétariat dirigé par Eduardo Hecker, les hausses les plus marquantes - pendant avril - ont été sur les produits comme la viande standard (93,9%), la laitue créole (74,4%), la viande hachée standard (52,8%), le thé (50,5%), la marmelade de pêche ou prune (47,5%), les biscuits (45,7%) et les pêches en boîte (45,6%).Dans d’autres sondages (comme ceux des associations de consommateurs Adelco et Adecua) le palmarès des hausses est détenu par l’huile, la farine et la polenta. Le IPC d’avril va être communiqué vendredi, élaboré par l’INDEC, pour la Capitale Fédérale et les districts du Grand Buenos Aires. Selon les estimations du directeur de cet organisme, Juan Carlos Del Bello, l’indice cumulé dans le premier trimestre va tourner autour de 20%.
Le fonctionnaire a dit hier que "jusqu’à la troisième semaine d’avril nous étions autour de 10 pour cent" (d’inflation) mais il a averti qu’il manquait encore la mesure de la dernière semaine du mois.
Comme l’inflation cumulée dans le premier trimestre a été de 9,7%, avec un 10 % en avril, le quadrimestre va clore avec au moins 20,7%. Tandis que la règle annuelle prévue dans la Loi de Budget avait une estimation de 15%, un pourcentage qui serait déjà dépassé avec la tendance marquée dans le premier quadrimestre.
Même si la hausse des prix a eu un impact dans les poches de tous les consommateurs, l’incidence de l’inflation a été plus importante chez ceux dont les revenus sont plus bas
En proportion, ce secteur dépense en aliments et boissons (46,6%), en comparaison avec la moyenne de la population (31,3%). Et ce sont les produits, qui pèsent le plus dans ces budgets qui ont subi les hausses les plus fortes (comme le pain, la viande et les produits laitiers).
De cette façon, 9,7% en moyenne de l’inflation du premier trimestre a conduit à une hausse de 10,5% pour ce segment plus pauvre et 9,8% pour le secteur ayant le plus grand pouvoir d’achat. Dans une analyse plus exhaustive, l’organisme officiel a détecté qu’en plus, la valeur du panier de base des aliments (CBA), contenant le strict minimum, a eu, depuis janvier, une hausse cumulée de 15,5%