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Répression tous azimuts à Buenos Aires

dimanche 2 mars 2003

Le 26 février, la police était sur tous les fronts pour réprimer les mouvements de lutte :
affrontements avec les manifestants qui s’étaient rassemblés sur le Pont Puyerredon pour exiger que la justice détermine les responsabilités dans les assassinats des piqueteros Darío Santillan du MTD Lanus et Maximiliano Costeki du MTD de Pte. Perón, le 26 juin 2001, affrontements avec les manifestants qui soutenaient leurs camarades du mouvement Quebracho jugés par le Tribunal de Comodoro Py, affrontements pendant l’expulsion des 500 occupants « légaux » d’un immeuble, le Paladai, affrontements avec des épargnants qui réclamaient dans le centre de la capitale leur argent séquestré par les banques. Enfin, partout, les journalistes et camramen des télévisions et de Indymedia ont été agressés et entravés dans leur travail d’information.

Le 26 février, la police était sur tous les fronts pour réprimer les mouvements de lutte :
affrontements avec les manifestants qui s’étaient rassemblés sur le Pont Puyerredon pour exiger que la justice détermine les responsabilités dans les assassinats des piqueteros Darío Santillan du MTD Lanus et Maximiliano Costeki du MTD de Pte. Perón, le 26 juin 2001, affrontements avec les manifestants qui soutenaient leurs camarades du mouvement Quebracho jugés par le Tribunal de Comodoro Py, affrontements pendant l’expulsion des 500 occupants « légaux » d’un immeuble, le Paladai, affrontements avec des épargnants qui réclamaient dans le centre de la capitale leur argent séquestré par les banques. Enfin, partout, les journalistes et camramen des télévisions et de Indymedia ont été agressés et entravés dans leur travail d’information.

Alors qu’à Buenos Aires, 200.000 personnes vivent dans la rue et qu’il y a 2500 batiments abandonnés qui ont été occupés par des sans abris, le Paladai a été violemment évacué sur demande de la municipalité de Buenos Aires sous prétexte d’insalubrité et de danger pour les familles qui l’occupent. Ce bâtiment est exemplaire, parce qu’occupé depuis 20 ans, il a vu son occupation légaliser, avec des actes officiels établis aux noms des occupants en 1991 par la municipalité de Grosso. La municipalité qui veut transformer toute la zone Sud en quartier touristique ne tolère plus la présence de familles pauvres au Paladai, à cent mètres de la place Dorrego.

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