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L’usine autogérée Zanon embauche 20 chômeurs

dimanche 9 mars 2003

NEUQUEN. Les ouvriers qui autogérent l’usine Zanon ont annoncé le 7 Mars qu’ils incorporaient dans leurs effectifs 20 chômeurs qui seront chargés d’assurer la surveillance des outils de production. Le salaire attribué pour 8 heures de travail par jour, avec un régime d’alternance de 6 jours travaillés et deux jours de congés, sera de 400 pesos plus 50 pesos pour le transport.

NEUQUEN. Les ouvriers qui autogérent l’usine Zanon ont annoncé le 7 Mars qu’ils incorporaient dans leurs effectifs 20 chômeurs qui seront chargés d’assurer la surveillance des outils de production. Le salaire attribué pour 8 heures de travail par jour, avec un régime d’alternance de 6 jours travaillés et deux jours de congés, sera de 400 pesos plus 50 pesos pour le transport.

Cela porte à 30 le nombre de nouveaux postes de travail créés depuis que les travailleurs ont pris en charge l’entreprise de céramique en mars 2002. Les dix premiers postes avaient été créés pour la fabrication des emballages. Alejandro Lopez, secrétaire syndical des céramistes a précisé que les vingt emplois avaient été répartis entre les membres des mouvements MTD (13 postes), Barrios de Pie (2), Movimiento Teresa Vive (2), Syndicat de Television (2) et Polo Obrero (1).

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse dans laquelle les ouvriers étaient accompagnés par les organisations qui participent à la Coordination Régionale Alto Valle et par les représentants de l’Association Mères de la place de Mai.
Lopez a expliqué que « pour augmenter la production, les ouvriers céramistes qui assuraient les taches de surveillance, seront affectés à des taches de production ». Actuellement, 5 lignes de production ont été réactivées avec 4 fours en état de marche sur 12.
Avec ces embauches, l’usine compte 310 travailleurs dans ses effectifs, mais, en fait, près de 1500 personnes vivent de la gestion ouvrière de Zanon.
Pour le choix des chômeurs qui bénéficient des embauches, Lopez a précisé que « chaque organisation décide la manière de couvrir les besoins pour ces postes, ils peuvent opter pour le partage de travail en doublant le nombre de personnes occupées, mais pour une durée de travail et donc un salaire de moitié.

Zanon a rassuré l’auditoire sur la situation financière en déclarant qu’avec la production, ils pouvaient couvrir les besoins financiers pour les salaires et le payement des fournisseurs.

La justice a dans toutes ses instances, incluant le Tribunal Supérieur de Justice, condamné les anciens propriétaires responsables du « lock out » patronal à maintenir les postes de travail et payer les salaires dus avec le stock disponible dans l’usine.