Accueil > Actualités > CALPA dénonce

CALPA dénonce

vendredi 18 juillet 2003

Le 15 juillet à 19 heures, le président Nestor Kirchner, de passage à Paris, organisait une réception avec un groupe de résidents argentins en France, à la Maison d’Amérique Latine. La police française a réprimé brutalement un petit groupe de manifestants du CALPA qui avait déployé une banderole et distribué quelques tracts. Les trois camarades du CALPA ont été conduits manu militari à 150 mètres du lieu de réunion. Plus tard, quelques militants de HIJOS et une mère de trois enfants disparus, ont été conduits au même endroit et de la même façon. Nous voulions exprimer par notre seule présence la mémoire des événements des 19 et 20 décembre 2001, la solidarité avec les luttes du peuple argentin et notre refus de l’oubli et du pardon de nos 30000 disparus pendant la dictature militaire

Les violentes bousculades, la séquestration du drapeau de notre association, la rétention de nos militants ainsi que de toutes les personnes qui se sont approchées pour nous soutenir ou simplement demander les raisons de cet opératif, la fouille des sacs, le contrôle d’identité ainsi que la séquestration de nos papiers d’identité et la rétention injustifiée et arbitraire d’une douzaine de personnes pendant deux heures et demie, début dans la rue, par 37°, sans eau ni possibilité et la bousculade qui s’en est suivie avec la presse et les cameramen argentins qui sont venus s’enquérir de la situation est l’expression de la déviation policière de l’Etat Français et de la tendance à criminaliser l’action des militants, très présente depuis les grèves de mai juin des enseignants et contre les projets de loi sur les retraites, les grèves actuelles des intermittents du spectacle et l’emprisonnement du syndicaliste José Bové.

CALPA dénonce avec force cette action répressive et dénonce au même temps l’attitude des autorités argentines, représentées par Rafael Bielsa, Ministre de Relations Extérieures argentin qui en s’approchant du groupe retenu a essayé de faire taire la protestation en nous proposant d’entrer à la réception. Face à la réponse négative de la plupart de manifestants, il est parti avec une mère de trois enfants disparus (qui avait demandé un rendez-vous avec Kirchner un mois auparavant sans obtenir réponse et qui était à la limite de la désespérance) en nous laissant enfermés dans le cercle de CRS. Il ne s’agissait pas de "dialoguer" mais de nous faire "taire".

CALPA soutient plus que jamais les revendications du peuple argentin :

- Pour le jugement immédiat el châtiment de tous les responsables de la répression en argentine
- Pour la rupture avec le FMI et le refus de reconnaissance de la dette extérieure
- Pour la nationalisation des entreprises du service public, et la non-augmentation des tarifs avec les multinationales comme France Télécom, EDF et la Lyonnaise des Eaux
- Pour la remise des usines occupées a leurs travailleurs et leur fonctionnement sous gestion ouvrière
- Pour la satisfaction des revendications du mouvement "piquetero" dans sa mobilisation du 11 juin
- Contre la présence en argentine de militaires américain. Contre l’ALCA

Paris, le 16 juillet 2003