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La gauche orthodoxe cherche à former une force d’opposition au gouvernement Kirchner

dimanche 4 janvier 2004

Les dirigeants du Bloc Piquetero Nacional et du Mouvement Indépendant des Retraités et chômeurs (MIJD) ont annoncé qu’ils travaillaient sur l’idée de « construire un front politique » avec l’objectif d’unifier l’opposition de Gauche au gouvernement de Nestor Kirchner. Telles furent les déclarations de Nestor Pitrola, du Polo Obrero, Beto Ibarra du Mouvement Territorial de Liberation (MTL) et Ovidio Pepe, du MJD.

Les discussions ont englobé les secteurs qui se sont mobilisés ensemble autour de la Place de Mai le 20 décembre dernier : le Parti communiste et le Parti ouvrier, le MJD et plusieurs autres organisations plus petites.

Après l’attentat dont ils ont été victimes pendant la manifestation commémorant la chute de de la Rua, avec l’explosion de la bombe artisanale placée dans une poubelle qui a fait 23 blessés, les organisations ont commencé à se réunir au siège du PC. « C’est un des espaces où a commencé à s’élaborer ce front uni, a dit Beto Ibarra a Pagian 12. « Et il y a aussi d’autres espaces de discussion. Nous constatons que ce qui manque en Argentine, ce ne sont pas les luttes qui sont nombreuses, mais une alternative politique et nous devons porter nos efforts sur ce thème. »

A priori, les organisations ont décidé de convoquer une manifestation pour exiger une enquête sur l’attentat qui mette à jour les responsabilités de cet acte, d’ici la fin du mois. Ils se sont réunis également pour demander l’annulation de la loi de flexibilisation laborale et ils vont appeler à manifester pour soutenir cette revendication.
Pitrola, de son côté, a défini l’initiative en ces termes : « regrouper les chômeurs, retraités, paysans pour faire l’unique opposition alternative au gouvernement, compte tenu que toutes les autres organisations sont du pareil au même .

Finalement, Ovidio Pepe a soutenu qu’ils évaluent différentes options pour participer à la lutte politique, incluant la participation aux prochaines élections. Nous discutons de créer une organisation qui unisse les piqueteros à d’autres secteurs de la société et aux partis de gauche pour conquérir le pouvoir politique.

La proposition n’est pas nouvelle. Ces deux dernières années, il y a eu plusieurs tentatives de dynamiser un front politique incluant les organisations piqueteros. Ces initiatives n’ont pas abouti, en partie à cause des réaménagements continuels à l’intérieur du mouvement et en partie parce que les élections ont divisé les piqueteros entre ceux qui présentaient des candidats et ceux qui appelaient à ne pas voter, appel au boycott.
Maintenant, il existe un consensus sur l’utilité de participer aux élections et surtout, le processus de clarification des positions respectives à l’égard de la gestion de Kirchner a bien avancé, alors que cette question dans les mois précédents était assez confuse.
Sur la proposition d’intégrer ce front, en plus des organisations déjà mentionnées, devraient se sentir intéressées : la CTD Anibal Veron (ex Quebracho), la Coordinadora de Unidad Barrail (proche du Parti Révolutionnaire de Liberation) et une partie de Teresa Rodriguez. Depuis le Teresa Vive, l’organisation piquetera du MST, Gustavo Gimenez a déclaré qu’ils ont des convergences pour certaines actions mais qu’ils n’ont pas encore eu de discussions pour aller plus loin.

« En principe, nous sommes en lutte contre Kirchner et toute recherche d’unité est vue comme un processus positif. »