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Après les vedettes de Taiwan, Thomson au centre du scandale de la privatisation du contrôle des ondes radio électriques en Argentine

dimanche 29 février 2004

Thales Spectrum de Argentina, une filiale de Thomson avait obtenu en 1997 en concession la gestion des ondes radio argentines dans le cadre du programme de privatisations de Menem.

Le 27 janvier 2004, la commission nationale des Communications a déclaré caduque le contrat qui liait Thales au gouvernement argentin.

Thales Spectrum de Argentina, une filiale de Thomson avait obtenu en 1997 en concession la gestion des ondes radio argentines dans le cadre du programme de privatisations de Menem. Seuls 3 pays dans le monde ont confié au secteur privé et donc à des multinationales ce secteur stratégique pour la communication. La concession couvrait la gestion des signaux pour les radio phares, pour la navigation aérienne, la téléphonie mobile, les canaux de télévision, les ondes courtes, les services de VHF, les ondes radio amateur et des forces armées, les ondes radio AM et FM.

La cour des comptes Argentines a considéré que le taux de rentabilité annuel de Thales a été exorbitant (117 % contre une moyenne de 9,17 % pour les entreprises cotées à la bourse de Buenos Aires, le préjudice de la gestion pour l’état argentin a été chiffré à 300 millions de pesos. Les revenus qui devaient être versés sur un compte de la Banque Nacion dans une clause prévue au contrat pour contrôler un minimum la gestion de la concession ont été versés sur des comptes à l’étranger pour faciliter l’évasion de capitaux et le versement des pots de vin. 70 % des obligations liés à la concession n’ont pas été respectées par Thales les interférences (indice de qualité) entre tous les réseaux sont même montés de 130 à 527 en 2003.

Une enquête a été ouverte sur le mode d’attribution de la concession, déjà de graves irrégularités ont été constatées par le Tribunal avec d’énormes pots de vin versés à des membres du gouvernement.

D’autres multinationales françaises sont gravement mises en cause pour leurs gestions des entreprises de service public qui ont été privatisées par Menem : EDF pour Edenor de Benos Aires et Suez Lyonnaise des eaux pour Aguas Argentinas.

Le pillage sans limite des multinationales et la dégradation des services publics essentielle pour la vie quotidienne des plus démunis doit cesser et le gouvernement argentin doit reétatiser toutes ces entreprises.