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Lettre à l’Ambassadeur de la République Argentine en France

mercredi 14 septembre 2005

Monsieur l’Ambassadeur,

CALPA s’adresse à vous une fois de plus afin de dénoncer la situation répressive que vit notre pays. Nous vous demandons de faire parvenir au Pouvoir Exécutif National notre répudiation des déclarations faites par les autorités politiques et des décisions prises par elles.
Lutte pour la Santé et l’Education Publiques !!!

Travail pour tous et salaire minimum de 1800 pesos !!!

800 pesos pour les postes spécifiques de professeurs universitaires !!!

Augmentation à 350 des plans de travail destinés aux chômeurs
et extension à tous de ces plans !!!

LETTRE A L’AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE ARGENTINE EN FRANCE

Paris, 2 septembre 2005

Monsieur l’Ambassadeur,

CALPA s’adresse à vous une fois de plus afin de dénoncer la situation répressive que vit notre pays. Nous vous demandons de faire parvenir au Pouvoir Exécutif National notre répudiation des déclarations faites par les autorités politiques et des décisions prises par elles.

Au cours des dernières semaines, le Président de la République, le Chef du Cabinet et le Ministre de l’Intérieur ont attaqué les libertés et les droits publiques fondamentaux. Ils prétendent entraver le droit à manifester ; ils ordonnent que la justice réprime et emprisonne les manifestants et militants ouvriers et populaires ; ils désignent les grévistes comme des "terroristes" en inventant de supposées conspiration de la droite et des organisations de gauche en vue d’un coup d’Etat. Ce gouvernement reprend et accentue les tristes méthodes habituelles de la répression. Cette répression est au service d’une politique contraire aux intérêts nationaux et populaires.

Il s’agit bien d’actes et non de paroles... Il y a eu une répression violente contre les ouvriers et la population de Santa Cruz, et plus de 60 d’entre eux ont été emprisonnés, une répression contre la manifestation de "piqueteros" à la RURAL au cours de laquelle la police s’est acharnée contre les femmes et les enfants. Des milliers de policiers et gendarmes sont déployés dans les rues de Buenos Aires et du Pont Pueyrredon dans le but de s’opposer et de réprimer les manifestations. On maintient en prison les "manifestants de la Legislatura" . On criminalise la contestation sous toutes ses formes...

Les organisations de "piqueteros" se sont installées sur la Place de Mai du 16 au 19 août afin de mener le combat en faveur de leurs revendications et le gouvernement a répondu par des menaces, des insultes et des coups de matraque...

La journée d’aujourd’hui est particulièrement importante. Un ensemble d’organisations politiques et sociales de gauche et de défense des travailleurs et du peuple appellent à une grande mobilisation face au Congrès et à une marche jusqu’à la Place de Mai avec les mots d’ordre suivants :

Lutte pour la Santé et l’Education Publiques !!!

Travail pour tous et salaire minimum de 1800 pesos !!!

800 pesos pour les postes spécifiques de professeurs universitaires !!!

Augmentation à 350 des plans de travail destinés aux chômeurs et extension à tous de ces plans !!!

CONTRE LA REPRESSION A LA CONTESTATION SOCIALE !!!

CALPA est solidaire de cette mobilisation, continue à mener sa campagne contre la répression et pour la liberté de tous les prisonniers politiques et appuie les grèves de professeurs universitaires et des travailleurs de l’Hôpital Garrahan.

Notre Comité exige avec les organisations en lutte du peuple argentin, le respect du droit à manifester.

Nous exigeons en même temps l’arrêt de la politique répressive, la cessation des poursuites judiciaires contre les militants, l’arrêt de la criminalisation de la contestation sociale et la liberté de tous les prisonniers politiques en Argentine !!!