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Solidarité avec l’hotel Bauen en autogestion. Brutale agression jeudi 8 décembre devant le parlement

dimanche 20 novembre 2005

Le Bauen est un hôtel cinq étoiles qui a été abandonné par ses propriétaires, récupéré et qui maintenant est géré par une coopérative de ses travailleurs. C’est aussi le lieu de rencontre informel du mouvement en Argentine, et comme tel il a été attaqué par des élus de droite (majoritaires) de Buenos Aires pour que la coopérative soit expulsée de l’hôtel et celui rendu à ses ex propriétaires..
L’expulsion avec matraquage des 12 travailleurs du parlement où allait être examiné le cas Bauen, voir article de anred

En Amérique latine, les entreprises récupérées et autogérées par leurs travailleurs sont en augmentation, en créant des postes de travail dans un cadre démocratique au milieu des décombres laissés par le néolibéralisme dans ce continent.

A Caracas, la première rencontre latino-américaine d’entreprises récupérées, réalisée récemment, a été un succès fabuleux, avec 600 travailleurs de 263 entreprises de huit pays en donnant les premiers pas pour construire un réseau de commercialisation alternatif qui approfondisse et amplifie le pouvoir de ces nouveaux mouvements sociaux.

Aujourd’hui, nous sollicitons votre aide pour sauver une des expériences les plus importantes de ce réseau naissant : l’ Hôtel Bauen, à Buenos Aires.

Le Bauen est un hôtel cinq étoiles qui a été abandonné par ses propriétaires, récupéré et qui maintenant est géré par une coopérative de ses travailleurs. C’est aussi le lieu de rencontre informel du mouvement en Argentine, et comme tel il a été attaqué par des élus de droite (majoritaires) de Buenos Aires pour que la coopérative soit expulsée de l’hôtel et celui rendu à ses ex propriétaires..

L’hôtel est maintenant en état d’alerte, avec la possibilité d’une expulsion dans les prochains jours.

A la demande des travailleurs, nous vous demandons de bien vouloir signer cette pétition :
Soutien international à l’hôtel BAUEN

A l’attention du président de l’Argentine, Nestor Kirchner :

La lutte des travailleurs argentins pour la récupération des usines et des entreprises abandonnées par leurs patrons est devenue, dans le monde entier, un modèle d’inspiration et l’important symbole qu’un autre monde est possible.

L’hôtel Bauen est un exemple concret. Son futur et son importance ont été reconnus récemment par le gouvernement du Venezuela, à travers un accord entre le Ministère du tourisme, le Ministère national de l’économie populaire et le Bauen, pour travailler ensemble au développement d’un projet de coopération mutuelle de tourisme. Au Bauen, il y a 120 femmes et hommes qui, chaque jour, démontrent comment construire des alternatives autogestionnaires pour créer du travail, de la dignité et de la justice, là où le néolibéralisme a révélé son échec cruel.

Après une faillite frauduleuse et après avoir attendu un an et demi une solution légale, ils ont décidé de prendre leurs destins en main et ont construit ce que nous pouvons voir aujourd’hui : un hôtel fonctionnant à plein, avec une cafétéria, une librairie, des salles culturelles, mais aussi avec des espaces qu’ils prêtent à des organisations sociales pour des réunions, des conférences et des assemblées.

Si l’on veut faire briller un symbole du mouvement, en plein centre de Buenos Aires, il suffit de laisser le Bauen fonctionner comme l’ont organisé ses travailleurs, avec efficacité et solidarité.

Mais si l’on veut attaquer tout ce que le mouvement des usines et des entreprises récupérées par leurs travailleurs représente, le Bauen devient une cible.

Ces derniers mois, l’hôtel Bauen a souffert de diverses tentatives de fermeture. Aujourd’hui, certains législateurs de la ville de Buenos Aires prétendent avaliser une loi pour détruire ce que la coopérative des travailleurs a créé.

Nous, les signataires de cette pétition, appelons le gouvernement argentin et les législateurs à agir immédiatement, en prenant les mesures suivantes :

1 Abandonner toute menace d’expulsion ou de fermeture de l’Hôtel Bauen, maintenant et dans le futur.

2 Voter une loi d’expropriation définitive à la faveur de la coopérative de travail B.A.U.E.N (Buenos Aires Une Entreprise Nationale).

Les mouvements sociaux du monde observent la lute des travailleurs de l’hôtel Bauen avec beaucoup d’intérêt et la soutiennent avec ferveur. Cette expérience extraordinaire et réussie ne doit ni être détruite ni menacée : Elle doit être célébrée, soutenue et diffusée !

Sincèrement,
Les signataires

http://www.petitiononline.com/bauen/petition.html

Vous pouvez aussi envoyer des courriers électroniques au Président Néstor Kirchner à privada@presidencia.gov.ar et au Ministre de l’Intérieur Aníbal Fernández à anibalfernandez@infovia.com.ar.

Ci-dessous, une lettre type.

Campagne de Soutien aux Travailleurs de l’Hôtel Bauen


Monsieur le Président Nestor Kirchner (ou Monsieur le Ministre de l’Intérieur Anibal Fernandez),

Nous exigeons que soient prises immédiatement les mesures nécessaires pour que cesse l’attaque aux travailleurs qui ont récupéré l’Hotel Bauen et que soit approuvée une loi définitive et permanente qui les conforte dans leur position, celle de légitimes propriétaires.

Salutations, Nom

Señor Presidente Néstor Kirchner (o Señor Ministro del Interior Aníbal Fernandez),

Exigimos que en forma urgente disponga las medidas necesarias para que cese el ataque a los trabajadores que recuperaron el Hotel Bauen y se apruebe una ley definitiva y permanente que los consagre como lo que son : sus legítimos dueños.

Saluda atentamente,
Tu nombre

ARTICLE DE ANRED :
Brutal agresión a trabajadores del BAUEN en la legislatura.
Una delegación de doce trabajadores del Bauen, esta madrugada, fue desalojada violentamente de la legislatura mientras trataban proyectos de ley entorno al hotel. Efectivos policiales les arrojaron aerosol en los ojos y los apalearon a golpes

Por ANRed - FR (redaccion@anred.org)

Cerca de las 2.30 de la madrugada una comitiva de doce trabajadores de la cooperativa del hotel Bauen fue desalojada del recinto legislativo por orden de Santiago De Estrada, presidente de la legislatura.

El desalojo fue pedido por Miguel Talento, vicepresidente del recinto quien a pocos minutos de comenzado el tratamiento de los proyectos presentados entorno al Bauen, exigió la expulsión de los doce trabajadores de la cámara.

Enseguida, se presentaron efectivos policiales y comenzaron a atacarlos con gases y palos. El despliegue policial cuadruplicó el número de trabajadores, quienes recibieron gases paralizantes en los ojos, palazos, patadas y golpes cuerpo a cuerpo.

"Los 150 trabajadores que actualmente gestionan el hotel, ratifican su posición de lucha por la continuidad de la Cooperativa de trabajo, frente a los sucesivos intentos de debilitar la autogestión.", revalidaron.

Tras una espera de más de ocho horas frente a la puerta de la legislatura, a las 2.20 de la madrugada comenzó a sesionarse el caso Bauen en la cámara, momento en el cual se autorizó el ingreso a doce de los sesenta trabajadores presentes a pesar de que las sesiones son abiertas a la sociedad. "No es casual su postergación sistemática y el tratamiento en horas de la madrugada", expresó un trabajador.

El desalojo se produjo cuando la pequeña delegación de trabajadores, en su mayoría mujeres, comenzó a silbar pacíficamente al diputado macrista, Mario Morando, autor del proyecto que propone la restitución del Hotel a la familia Iurcovich, dueña originaria del Hotel.

Una vez que los trabajadores fueron lanzados fuera de la legislatura, la cámara continúo la sesión y aprobó la creación de una comisión de siete diputados para entablar una negociación a 120 días entre la cooperativa y los dueños de manera tal que la restitución sea efectiva bajo un acuerdo laboral de relación de dependencia con los trabajadores.

"Este proyecto surgió luego del fracaso del escandaloso proyecto Morando de devolución inmediata a los empresarios vaciadores.(…) Además, se procederá a poner en público conocimiento la estafa que se esconde detrás de cualquier propuesta que incluya en un acuerdo de partes a empresas que mantienen deudas millonarias con el Estado Nacional", expresaron los trabajadores en un comunicado de prensa.

La aprobación de tal comisión fue propuesta por varios legisladores un mes atrás y rechazada por los trabajadores de la cooperativa por considerarla una vía que legitima la administración y devolución a los dueños. En tal oportunidad Fabio Resino, trabajador del BAUEN declaró que tal propuesta : "apunta a liquidar la gestión obrera" y que "los trabajadores no estamos dispuestos a aceptar eso".

Ante lo sucedido esta madrugada, los trabajadores denunciaron que : el bloque Macrista contó con la ayuda de varios legisladores de diversas extracciones como los diputados Kirchneristas Helio Rebot y Miguel Talento, los diputados del Partido de la Ciudad, conducidos por Jorge Giorno y otros "Ibarristas" como Alicia Caruso, Laura Moresi y Jorge Mercado. (…) "Consideramos la actitud de los legisladores porteños como un manotazo de ahogado llevado adelante por esta nueva "alianza" de Macristas, Ibarristas y una minoría del bloque Kirchnerista.

A su vez los trabajadores apelarán a exigir a Telerman que intervenga a favor de la expropiación.

Intentan desalojar el Hotel Bauen recuperado
Libros RD

El miércoles 6 de diciembre, a las 2 de la madrugada, la Legislatura de la Ciudad de Buenos Aires sancionó una ley con la que pretende desalojar a la cooperativa de trabajo del Hotel Bauen. Esta ley, que votaron 29 legisladores, "inventó" un patrón para una empresa sin patrón. El Hotel Bauen fue a la quiebra y la empresa dejó deudas millonarias, entre ellas, la compra del edificio de Callao 360. Los trabajadores decidieron ocupar el hotel para reclamar sus salarios adeudados.

Como la titularidad del inmueble estaba en debate (el que había lo había comprado solo había pagado 4 de los 12 millones del precio pactado y el que lo había vendido prometió devolver los 4 millones recibidos y no cumplió) el hotel estaba legalmente sin quien se hiciera cargo de las obligaciones. Los trabajadores decidieron entonces ponerlo a funcionar.

Comenzaron a trabajar sin más respaldo que su fuerza y convicción. Hoy ya suman 140 los hombres y mujeres que durante las 24 horas mantienen a pleno el funcionamiento del hotel, dando lugar a que se realicen allí reuniones, asambleas y actividades de organizaciones sociales, en forma totalmente solidaria.

Desconociendo todo este esfuerzo, la Legislatura decidió aprobar una ley que ignora lo que dice la justicia y pretende arrasar con el esfuerzo de los trabajadores. Cuando comenzaba la votación y ante la protesta de los trabajadores, los legisladores ordenaron el desalojo. Los echaron del recinto con palos y gases .

Ahora, los trabajadores exigen que el jefe de gobierno porteño vete esa ley. El veto es una medida que debe tomarse antes de que se cumplan 15 días de votada la ley. Si el jefe de gobierno no la anula, los trabajadores pueden ser desalojados. El próximo jueves 15, a las 14, los trabajadores del Hotel Bauen realizarán una marcha hacia la Jefatura de Gobierno para exigir que se anule esa ley. Pedimos que los acompañen, enviando ese día el siguiente texto por mail a quien debe tomar esa medida a la siguiente dirección :
jtelerman@buenosaires.gov.ar

Señor Jorge Telerman :
Hoy el destino del Hotel Bauen, recuperado por sus trabajadores, está en sus manos. Miles de personas en el mundo lo están mirando. Vete la ley que consagra la impunidad de los empresarios inescrupulosos y apoye a los 140 hombres y mujeres que todos los días están demostrando cómo construir trabajo digno en ese espacio que es modelo de eficiencia y solidaridad.

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