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En 2005, les forces de sécurité de Kirchner ont tué 180 militants, record macabre depuis la fin de la dictature

vendredi 18 novembre 2005

Ce ne sont pas des cas isolés ni accidentels mais une politique de répression classiste dirigée contre les secteurs économiquement marginalisés et contre ceux qui sont visés pour leurs idèes politiques, religieuses ou sexuelles opposées au système en place.

Article de ANREDtraduit par fabrice

Dans le cadre d’un meeting avec la présence de différentes organisations de travailleurs et de chômeurs, de partis politiques, d’organisations étudiantes, de défense des droits humains et sociaux, la CORREPI a présenté la dixième actualisation des Archives de Cas de personnes assassinées par les forces argentines de sécurité.

Les chiffres parlent d’eux-même. Depuis le 10 décembre de l’année dernière, l’appareil répressif étatique a tué 183 personnes dans des faits de "gachette facile", par la torture, dans des prisons et des commissariats ce qui porte le compte depuis décembre 1983, à 1888.

Les polices fédérales, provinciales, les services pénitentiaires fédéraux et provinciaux, la gendarmerie et la préfecture tuent une personne chaque 48 heures ce qui augmente la fréquence qui l’année dernière était d’une mort chaque 60 heures.

Le gouvernement Kirchner devrait expliquer pourquoi durant les trente mois de son gouvernement 420 morts se sont produites, alors que toute la gestion de De la Rúa a été responsable de 436 cas (en incluant les 37 assassinés dans la répression de décembre 2001) et que durant la deuxième gestion de Carlos Menem, 383 cas ont été enregistrés.

44,6 pour cent des morts s’est produit dans des prisons et des commissariats, ou bien après libération en raison des coups reçus durant la détention. Ce pourcentage inclut les faits de torture. Le reste des cas correspond à la gachette dite facile, exécution de "délinquants" réels ou présumés ; homicides à l’occasion de discutions ou de de supériorité de puissance, de meurtres de tiers étrangers aux faits réels, des causes fabriquées qui ont entrainées des homicides, et d’autres circonstances. Au sujet des forces impliquées, presque 80 % correspondent à la police, 69 % aux polices provinciales et 10 % à la fédérale ; 13,8 % aux services pénitentiaires, 1,2 % à la Préfecture, 1,7 % à la Gendarmerie et le reste aux autres corps répressifs.

La province de Santa Fe est celle de plus grande quantité de cas en proportion de la quantité d’habitants, suivie par celles de Catamarca, de Buenos Aires, de La Pampa, de Corrientes, de Cordoue et de la Capitale Fédérale. L’ancien ministre de la justice et des droits humains était originaire de la province de Santa Fe. Et le gouverneur de Catamarca est un radical kirchneriste.

64 pour cent des victimes sont des jeunes de 15 à 25 ans, et plus de la moitié étaient des mineurs de 18.

Maria del Carmen Verdú, de la Correpi, durant l’acte de présentation du rapport a dénoncé le développement de la politique répressive du gouvernement national, ses alliés et les adversaires formels provinciaux, ainsi que la fausseté de son discours "humaniste". Par la suite, Eduardo Maglioni, pour les familles des prisonniers morts dans la prison de Magdalena ; les travailleurs sans emploi ont aussi donné lecture d’un document commun ; Urbano Santillán, pour les familles des assassinés et blessés par la gendarmerie dans les répressions de 2000/2002 dans la province de Salta ; Lucía pour la Coordination pour la Liberté des Prisonniers politiques ; Gonzalo pour la Coordination Anti-répressive Carlos Petete Almirón ; Edgardo pour la UADH de Rosario ; Delia Garcilazo des Familles de Victimes de la Répression Policières et Institutionnelle-CORREPI et Carla Lacorte, du CEPRODH, survivant de la "gachette facile". Micaela Corzo, qui a lu la Lettre Ouverte des Familles de Victimes de la Répression Policières et Institutionnelle-CORREPI, a terminé l’acte.