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Samedi 27 Mai A 14 H 30 : Causerie débat avec Ricardo Napuri, militant péruvien

dimanche 25 septembre 2005

Alors que l’Impérialisme américain tente de récupérer le contrôle de l’ Amérique latine, considérée depuis toujours comme son « arrière cour », en tentant d’en faire une région colonisée qui lui permette de se réapproprier le pétrole vénézuelien, de se rendre maître de l’ Amazonie et de ses immenses réserves écologiques et de matières premières vitales, tout en continuant à alimenter quotidiennement en dollars la bourse de New York.
Dans de nombreux pays d’Amérique latine les travailleurs et les peuples sont entrés en mouvement et en rébellion contre les conséquences désastreuses pour leur vie et l’indépendance de leur nation de plus de 20 ans de contre réformes néo libérales du capitalisme mondialisé. Utilisant pour cela des méthodes radicales, les rébellions des travailleurs et des peuples, les luttes des paysans et indigènes pauvres et sans terre, cherchent à exprimer leurs revendications et aspirations sociales et politiques.

Alors que l’Impérialisme américain tente de récupérer le contrôle de l’ Amérique latine, considérée depuis toujours comme son « arrière cour », en tentant d’en faire une région colonisée qui lui permette de se réapproprier le pétrole vénézuelien, de se rendre maître de l’ Amazonie et de ses immenses réserves écologiques et de matières premières vitales, tout en continuant à alimenter quotidiennement en dollars la bourse de New York.
Dans de nombreux pays d’Amérique latine les travailleurs et les peuples sont entrés en mouvement et en rébellion contre les conséquences désastreuses pour leur vie et l’indépendance de leur nation de plus de 20 ans de contre réformes néo libérales du capitalisme mondialisé. Utilisant pour cela des méthodes radicales, les rébellions des travailleurs et des peuples, les luttes des paysans et indigènes pauvres et sans terre, cherchent à exprimer leurs revendications et aspirations sociales et politiques.

Dans ce contexte de nouveaux gouvernements ont accédé au pouvoir depuis l’an 2000. Quelle est la nature de ces différents gouvernements ? Dans quelle mesure traduisent- ils ou non les aspirations de leurs peuples ? Quel est le degré réel de résistance à l’ offensive impérialiste ?

Que faut-il pour que ces résistances et rébellions deviennent révolutions ? Face à l’ approfondissement de la barbarie capitaliste, comment repenser et ouvrir la voie de l’alternative socialiste ?

Voilà quelques uns des sujets que Ricardo NAPURI se propose de soumettre à notre réflexion ce samedi 27 mai à 14H30 au 21 ter Rue Voltaire Paris 20ème Métro Boulets-Montreuil.

Site de Carré rouge : www.carre-rouge.org

Parcours de Ricardo Napuri :

Napuri est un des militants révolutionnaires vivants les plus expérimentés du dernier demi-siècle. Sa biographie pourrait s’écrire avec les dates et les faits marquants de la résistance anti-impérialiste de notre continent. En ce sens, c’est une figure épique de la révolution latino-américaine.

Il a été expulsé en 1948 de l’aviation militaire péruvienne en tant que lieutenant d’aviation pour s’être refusé à bombarder civils et militaires de la rébellion du parti Aprista du Pérou. Il a été collaborateur du Comandante Ernesto Che Guevara entre 1959 et 1964 pour impulser la révolution en Amérique Latine. Il a été Cofondateur de la CGT péruvienne en 1968 et Cofondateur du Front Ouvrier Paysan étudiant et Populaire (FOCEP) qui obtint 21% des votes à l’Assemblée Constituante du Pérou en 1978.

Il a été député constituant en 1979 et Sénateur de la Nation en 1980, Napuri a été un des rédacteurs de la Constitution péruvienne de 1979.

Linotypiste, dirigeant syndical et journaliste en Argentine ; disciple de Silvio Frondizi et de Marcos Kaplan, deux des principaux intellectuels marxistes de ce pays ; fondateur avec Luis de la Puente du MIR péruvien qui lança l’insurrection de la guérilla de 1965 ; organisateur d’un parti de masse appelé Vanguardia Revolucionaria, avec lequel il aida à refonder la Centrale Générale des Travailleurs du Pérou, la CGTP, en 1969. En 1971 il fonda le Parti Ouvrier Marxiste Révolutionnaire, le POMR. Il fut un protagoniste de l’Assemblée Populaire de Bolivie. Il milita au premier rang du processus de type nationaliste de Juan Velasco Alvarado au Pérou et de celui de Salvador Allende au Chili, où il avait été déporté en 1973. Durant son exil français, il fut membre de la direction de l’Organisation Communiste Internationaliste, l’OCI, jusqu’à son retour clandestin au Pérou, en 1975, pour aider à organiser le Front Ouvrier, Paysan, Etudiant, et Populaire, le FOCEP en 1978, qui obtint 21% des voix pour l’Assemblée Constituante avec 12 députés.

Napuri a vécu 16 ans en exil et 8 ans en prison.

Avec Hugo Blanco, des journalistes et des militaires péruviens rebelles, il fut victime de l’Opération Condor en 1980. A 78 ans il écrit aujourd’hui ses Mémoires, à Buenos Aires, où il vit.