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Au doigt et à l’œil…

jeudi 16 mai 2002, par José Larrea

pommEduardo Duhalde a fait ce qu’on lui demandait : une heure avant qu’il prenne l’avion en partance pour l’Espagne, où il participera à un sommet de l’Union européenne et du Mercosur, le Sénat a ratifié la modification de la Loi sur les Faillites, une des conditions imposées par le Fonds Monétaire International pour reprendre les négociations sur une éventuelle aide financière à l’Argentine.

Le Président a signé la promulgation de la loi hier même dans l’aéroport métropolitain, quelques minutes avant que le "Tango" (l’avion présidentiel") s’envole. Le document lui fut amené par Antonio Arcuri, avec une urgence sans précédent : la démarche habituelle est longue et bureaucratique, mais cette fois - puisque l’on savait que les sénateurs ne feraient pas de modification au texte approuvé par des Députés, le dossier était déjà préparé.

La promulgation de la loi - signée aussi par le Chef du Cabinet, Alfredo Atanasof et le ministre de la Justice, Jorge Vanossi - est l’étape préalable à la publication dans le Bulletin Officiel, nécessaire afin que la loi entre en vigueur. La Loi sur les Faillites est une des exigences du FMI (l’abrogation de de la Loi de Subversion Économique serait traitée jeudi prochain) et l’accomplissement de ces conditions a été suggéré à Duhalde par plusieurs hommes politiques européens qu’il rencontrera au cours de son voyage.

La loi a obtenu 49 votes sur les 53 présents, au cours d’une session calme qui a duré un peu plus que quatre heures. Ont voté contre les députés Jorge Colazo, Maria Colombo, Nancy Avel et Vilma Ibarra, qui s’est plainte de ce que "nous continuons à agir sous la pression du FMI".