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Un TGV français pour l’Argentine dans un désert ferroviaire au lieu du projet "Train pour tous"

vendredi 29 février 2008, par Artiga

Ce mardi 29 Avril 2008 le gouvernement argentin signe le contrat d’adjudication, d’un montant de près de quatre milliards de dollars, pour la réalisation du premier train à grande vitesse d’Amérique latine entre Buenos Aires et Cordoba, située à 700 km au nord-ouest de la capitale.

En Argentine, beaucoup de voix se sont exprimées contre ce projet évalué à un cout global de 4 milliards de dollars et financé par un prêt de la Société générale.

Les opposants font valoir que le pays a démantelé son réseau ferroviaire avec la politique de privatisation généralisée des années 90 et il ne reste presque plus de réseau de marchandises ou de passagers en activité dans le pays. La circulation de passagers et de marchandises est entre les mains des entreprises privées de Bus pullman et de camions polluants l’atmosphère.

Le TGV risque d’être réservé aux classes moyennes et supérieures.Le futur prix des billets devrait exclure les classes populaires. Le projet fait craindre une dépendance à l’égard de la technologie française, à cause de sa complexité par rapport à un train ordinaire. Cela ne réactive pas l’industrie ferroviaire nationale. Et le financement augmentera la dette argentine.

Le projet "Train pour tous" a été évalué en comparaison :
- 120 km à l’heure ( 3 fois plus que la moyenne des trains encore en circulation)
- 3,1 milliards de dollars. 1 milliard de dóllar de moins que le TGV.
- 18000 km de voies reconstruites : 7000 Km de voies pour les trains de passagers et 11000 pour les trains de marchandises
- Les billets de train pourraient couter moins cher que les billets dans les bus actuels.
- Le réseau desservirait toutes les zones du pays (Nord Ouest, Nord est, Centre et Patagonie), à toutes les grandes villes et à des centaines de petites villes qui seraient réactivées
- La construction de ce réseau utiliserait une technologie nationale et régionale du Mercosur et réactiverait l’industrie nationale

Le consortium Veloxia emmené par la firme française Alstom a remporté cette adjudication en janvier dernier. Il était le seul candidat en lice, pour cette liaison à grande vitesse, à travers la pampa, entre la capitale argentine et deux des villes les plus importantes du pays, Rosario et Cordoba. Le corridor Buenos Aires-Rosario-Cordoba est l’axe de communication le plus important d’Argentine. Ces trois villes, qui comptent quelque 15 millions d’habitants, sont au coeur du complexe agro-alimentaire argentin, en pleine expansion depuis cinq ans à la faveur de la forte hausse des matière premières agricoles. Alstom a prévu de faire circuler sur cet axe jusqu’à huit trains à deux étages.

EL PROYECTO DEL TREN BALA :
- 320 kilómetros por hora.
- Por lo menos 4000 millones de dólares.
- 1000 km de vías que solo podrá usar este tren, ya que no sirven para los trenes comunes, y sólo para transportar pasajeros.
- Un pasaje que costaría entre 300 y 400 pesos, inaccesible para la mayoría de la gente.
- Solo comunicaría 3 ciudades (Buenos Aires, Rosario y Córdoba). No comunica distintas zonas del país ni resuelve el problema de los pueblos que están incomunicados.
- Nos hace depender de la tecnología francesa. Este tipo de tren bala no ha funcionado en ningún otro país fuera de Europa porque necesita desarrollos tecnológicos muy complejos con los que nuestro país no cuenta para su mantenimiento.
- No reimpulsa la industria ferroviaria nacional.
- Aumenta la deuda externa, ya que una gran parte la financia el Banco Societe Generale de Francia.

EL PROYECTO TREN PARA TODOS [el que hace el proyecto sur] :
- 120 km por hora (tres veces el promedio de velocidad actual).
- 3100 millones de dólares. 1000 millones de dólares menos que para el tren bala.
- 18000 km de vías reconstruídas a nuevo : 7000 km de vías para trenes de pasajeros y de carga y 11000 más sólo para trenes de carga. 300 locomotoras, 900 coches de pasajeros y 15000 vagones para carga.
- Los pasajes costarían varias veces menos de lo que cuesta actualmente un pasaje en micro.
- Llegaría a todas las zonas del país (Noroeste, Noreste, Cuyo, Centro y Patagonia), a todas las grandes ciudades, y a cientos de pueblos que volverían a conectarse con las grandes ciudades, bajando costos de transporte y reactivando las economías regionales.
- Utilizaría tecnología nacional y del Mercosur al alcance de las capacidades de nuestro país.
- Reimpulsa la industria ferroviaria nacional con la construcción de vagones, el ensamble de locomotoras y la producción de repuestos, generando trabajo.
- El Banco Central tiene reservas por 50000 millones de dólares, es decir que se puede hacer sin aumentar ni un centavo la deuda externa.