Accueil > Actualités > Mobilisation pour le 24 Mars en Argentine et à Paris devant l’Ambassade (...)

Mobilisation pour le 24 Mars en Argentine et à Paris devant l’Ambassade d’Argentine

mercredi 4 mars 2009

Le collectif Memoria Justicia y Verdad appelle à manifester le 24 mars 2009, 33 ans après le coup d’Etat militaire.
CALPA s’associe à cette mobilisation et appelle à un regroupement devant l’Ambassade d’Argentine à Paris le 24 Mars à 18 heures 30.

L’appel sera publié dans les prochains jours sur les thèmes de :

- Jugement contre les responsables des génocides

- Dénonciation de la disparition forcée de Julio Lopez

- Soutien aux travailleurs en lutte

- Dénonciation des persécutions contre ces travailleurs en lutte

- Abolition de la loi anti terroriste

- Ouverture des archives contre l’enlèvement des enfants de militants pendant la dictature

- Criminalisation de la pauvreté et Gachette facile

Texte complet de la déclaration de Memorial Justicia y verdad traduit par CALPA :

Trente trois ans après le coup d’Etat génocidaire, nous sommes ici pour honorer la mémoire d’une génération qui a donné sa vie pour conquérir une Argentine sans oppression, sans exploitation et sans misère. Nous sommes sur cette Place engagés par ces mêmes idéaux, à deux ans et demi de la disparition de Julio Lopez et en pleine crise économique que le peuple argentin est en train de payer, pour dire avec force :

30.000 compagnons détenus-disparus, Présents ¡

33 ans après le coup d’Etat de 1976 nous proclamons aujourd’hui :

Dénonciation du terrorisme d’Etat comme méthode de liquidation de dizaines de milles de compagnons.
Dénonciation de la prison, de l’exil, de la séquestration, de la torture, de la disparition et de l’assassinat : Méthode de liquidation qui a commencé avant le coup d’Etat avec l’opération « Independencia » à Tucuman, avec l’action de la Triple A et avec les bandes fascistes dans tout le pays.
Depuis Trente trois ans, nous dénonçons les vols de la mort au cours desquels les militants enlevés étaient jetés vivants en mer, les tortures infligées aux femmes enceintes, le vol et l’appropriation de leurs enfants par les complices de la dictature.

Dénonciation de la politique imposée par la dictature, d’enrichissement de quelques uns au prix de la faim et de la misère de beaucoup, de l’accroissement de l’exploitation des travailleurs et de la liquidation de leurs conquêtes, de corruption, de destruction de l’industrie nationale, d’endettement extérieur abyssal, de restrictions généralisées des libertés individuelles et collectives, de violations systématiques de tous les droits.

Dénonciation du pouvoir économique proimpérialiste, des banquiers et de l’oligarchie foncière qui ont organisé le coup d’Etat, des entreprises et des dirigeants syndicaux traitres qui ont livré des groupes entiers de délégués comme chez Ingenio Ledesma, Mercedes Benz, Ford ; de toute la hiérarchie de l’Eglise qui a soutenu la dictature, du pouvoir judicaire qui a participé à la répression, des politiques qui ont fait le jeu de la dictature et des media qui les ont blanchi.

Dénonciation de la dictature génocidaire qui pour implanter ce modèle politico-économique, installa plus de 500 camps de concentration partout dans le pays, du plan systématique de liquidation de milliers de compagnons, dirigeants et militants ouvriers et populaires.
Les 30.000 détenus-disparus, les centaines d’assassinats, les milliers de prisonniers, d’exilés, ont été provoqués par la politique génocidaire du terrorisme d’Etat.

Depuis, notre peuple n’a pas cessé de lutter : de la vaillante occupation de la Place de Mai par les Mères à l’exigence répétée des organismes de défense des droits de l’homme, à l’héroïque résistance de notre peuple, aux grèves historiques, une voie a été tracée qui est passée par les journées inoubliables des 19 et 20 décembre 2001, et a ouvert une nouvelle étape dans l’histoire de notre pays.

Avec toutes ces années de lutte, nous avons réussi à démontrer que la volonté d’annuler les lois d’amnistie et de rouvrir les procès contre les génocidaires était incontournable, comme le combat pour renouer les liens sociaux que la dictature a tout fait pour détruire.

Le mouvement populaire a réussi avec ses 30 ans de lutte à instaurer cette date du 24 mars comme une date symbolique de vigilance totale sur le respect des droits indivisibles : Liberté, travail, logement, éducation, santé et justice.

C’est pour cela que nous sommes réunis et pour honorer la mémoire des 30.000 compagnons détenus disparus, nous revendiquons leurs idéaux et nous continuons la lutte.
Pour eux, pour nous, pour nos enfants et leurs enfants, nous disons : Prison ordinaire pour tous les génocidaires !

Parce que, contrairement à ce que dit le gouvernement, 5 ans après l’annulation des lois d’amnistie, 95 % des génocidaires sont libres. Et les 5 % qui ont été condamnés ou poursuivis l’ont été pour un nombre de victimes très faible et en plus la plupart ont été libérés ou sont détenus dans des conditions scandaleuses, dans des résidences fermées ou dans des quartiers militaires.
Nous n’admettons pas cette fausse polémique entre la Justice et le Gouvernement. Nous savons et dénonçons que les responsables sont les juges et qu’ils obéissent au Gouvernement.
Beaucoup de juges et procureurs étaient en place déjà pendant la dictature ou sont complices, amis, associés, parents des génocidaires. Des centaines de procédures sont paralysées. Le gouvernement ne fait rien pour débloquer cette situation.

La secrétaire aux droits de l’homme ne donne pas accès aux tribunaux aux archives qui contiennent la liste des fonctionnaires qui ont travaillé dans les centres de détention.

Démanteler l’impunité construite consciencieusement pendant toutes ces années, désarmer l’appareil répressif de la dictature nécessitent beaucoup plus que des discours. Cela nécessite une volonté politique que le gouvernement n’a pas.

Plus de 400 jeunes vivent encore avec leurs identités falsifiées. La politique officielle ne propose qu’aux jeunes qui ont des doutes sur leurs origines de se faire un test génétique. Une fois de plus les victimes doivent prendre en charge une responsabilité qui est celle de l’Etat. Nous exigeons justice et châtiment pour les responsables, ceux qui se sont appropriés les enfants et les médecins et sage femmes qui ont participé à ces crimes.

Que les procureurs, les juges, les parlementaires, le Gouvernement ne réagissent pas au fait que Videla et Massera n’accomplissent pas leur peine de prison à perpétuité à laquelle ils ont été condamnés en 1985 et malgré la fausse résolution judiciaire prise il y a deux ans, cela prouve que c’est un choix politique.

Parce que, contrairement à ce que dit le gouvernement, l’impunité accordée à ces génocidaires leur a permis d’enlever Jorge Julio Lopez qui reste disparu depuis 2 ans et demi.

Nous continuons à exiger du gouvernement l’apparition en vie de Julio Lopez, Immédiatement ¡

L’augmentation des tarifs dans les services publics et les licenciements sont les premières conséquences de la politique qui se met en place pour sortir de la situation actuelle sans toucher aux vrais responsables de la crise qui se sont enrichis pendant toutes ces années. Le chômage recommence à augmenter violemment et la seule préoccupation du gouvernement et de l’opposition de droite, c’est de maintenir le taux de rentabilité des grandes entreprises.
Le gouvernement, au lieu de répondre aux besoins du peuple argentin continue à payer la dette illégitime et à abandonner aux mains des multinationales impérialistes le pétrole, le gaz, les minerais et toutes les ressources naturelles.

C’est pourquoi nous revendiquons les idéaux des 30.000 compagnons détenus disparus, pourquoi nous défendons nos droits et ceux de nos enfants et de leurs enfants, nous exigeons :
Que la crise ne soit pas payée par les travailleurs et le peuple
Qu’elle soit payée par les patrons, les multinationales, les banques et les grands propriétaires fonciers
Non au payement de la dette externe
Non à l’appropriation des terres par des grands groupes étrangers et à la concentration de la propriété entre les mains de quelques uns
Nationalisation des ressources naturelles
Non aux accords avec le FMI, le club de Paris et des autres organismes de crédit

A la politique de Kirchner, de nombreux secteurs répondent par la lutte et avec de nouvelles formes démocratiques d’organisation.
Cette année, beaucoup de luttes se sont développées avec des travailleurs et des chômeurs. Les enseignants de presque tout le pays se mobilisent pour des augmentations de salaires et pour la défense de l’éducation publique.
Les ouvriers agricoles se battent pour leurs salaires et pour la liquidation du régime du travail agricole imposé par la dictature et les peuples autochtones pour leurs terres et avec les paysans pour ne pas être expulsés.

Nous apportons notre soutien à toutes les luttes ouvrières pour les salaires et contre les licenciements
Nous exígeons la mise sous contrôle ouvrier de toute entreprise qui ferme ou licencie.
Nous exigeons l’expropriation sans indemnité des grands propriétaires fonciers nationaux et étrangers et des multinationales et l’application d’impôts progressifs sur les grandes fortunes.

Pour freiner ce processus, le gouvernement de Kirchner réprime non seulement avec les forces de sécurité mais il militarise aussi les lieux de travail et continue à utiliser les para-policiers envoyés par les dirigeants syndicaux, amis du gouvernement, par exemple, contre les travailleurs du métro, de l’organisme de statistique, l’hôpital français et de Casino.

Le gouvernement qui s’autoproclame “défenseur des droits de l’homme” judiciarise et criminalise le mouvement social et les mêmes juges et procureurs qui cherchent sans trouver les preuves contre les génocidaires sont plus rapides que la lumière pour juger ceux qui luttent : ouvriers, employés, étudiants, militants et dirigeants politiques, travailleurs, chômeurs, enseignants et comme dans le cas du juge Oyarbide, ils missionnent des opérations de surveillances de militants et d’organisations politiques.

Aujourd’hui, il y a plus de 4000 compagnons mis en examen.

C’est pourquoi nous revendiquons les idéaux des 30.000 compagnons détenus disparus, c’est pourquoi nous défendons nos droits et ceux de nos enfants et de leurs enfants, nous exigeons :
Assez de judiciarisation des luttes sociales
Assez de bandes para-policières contre les travailleurs
Amnistie et annulation immédiate des procès contre les militants
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Non aux opérations de surveillance contre les organisations populaires
Non à la loi antiterroriste
Assez de répression

Nous dénonçons aussi ce 24 mars la campagne médiatique qui instrumentalise la droite fasciste en relation avec le thème de l’insécurité. Cette campagne occulte que la base du problème réside dans la politique d’impunité et de maintien de l’appareil répressif de la dictature.
Nous dénonçons les campagnes fascistes de certains médias de Communication et de quelques cercles politiques nostalgiques de la dictature qui réclament la peine de mort et la baisse de l’âge de la responsabilité pénale.

Assez de la criminalisation de la pauvreté
Non à la baisse de l’âge de la responsabilité pénale
Non à la peine de mort
Non au renforcement de l’appareil répressif
Assez de gâchette facile

Notre lutte est une composante de la grande tempête sociale, des rébellions et des émeutes qui se développent dans toute l’Amérique latine. Les peuple se sont mis debout dans tout le continent pour défendre leurs droits pour la liberté et contre l’impérialisme.

Face à ce mouvement, les Etats Unis avec le plan Colombie et la IV ème flotte en association avec les oligarchies autochtones, comme pour le massacre de Pando en Bolivie essayent de freiner la marche du peuple.

Les anglais hors des Malouines
Liberté pour les 5 militants cubains emprisonnés aux Etats-Unis
Assez de terrorisme d’Etat en Colombie
Justice et châtiment pour les assassins des dirigeants ouvriers vénézueliens Gallardo Herandez et Requena
L’impérialisme hors d’Amérique Latine

Il n’y a pas qu’en Amérique Latine que les luttes des peuples se développent

Solidarité avec la lutte du peuple palestinien
Non aux accords su Mercosur avec Israël

Compagnons :
Notre peuple continue à lutter pour la défense de ses droits. Chaque jour, sont plus nombreux ceux qui se mobilisent et chaque conquête stimule de nouvelles luttes. Chaque injustice, chaque droit violé génère une réponse populaire.

Devant nos 30.000 détenus-disparus, nous nous engageons à être présent dans la lutte pour obtenir que leurs rêves d’une Argentine libérée de l’oppression impérialiste et de l’exploitation se réalisent.

Pour toutes ces raisons, nous sommes et serons présents Tous les 24 mars

Pour la mémoire, la justice et la Vérité
30.000 compagnons détenus disparus, Présents !!!

AARSOPAL - Asociación Argentina de Solidaridad con Palestina / ADUNS (Asociación de Docentes de la Universidad Nacional del Sur) / AEDD - Asociación de Ex Detenidos Desaparecidos / AGD-UBA (Asociación Gremial Docente de la Universidad de Buenos Aires) / Agrupación "De igual a igual" de los trabajadores del Banco Credicoop / Agrupación Claudia Falcone / Agrupación Estudiantil En Clave Roja / Agrupación Martín Fierro / Agrupación Montoneros (Córdoba) / Agrupación Montoneros (Mendoza) /
APEL – Asociación de Profesionales en Lucha / APEMIA – Asociación por el Esclarecimiento de la Masacre Impune de la AMIA / Asamblea Permanente por la Escuela que Queremos / Asociación Argentina Vientos del Sur, Udine, Italia / Asociación Civil Autonomía Barrial / Asociación DDHH de Cañada de Gómez / CADHU (Centro de Abogados por los Derechos Humanos) / CAJ – Comité de Acción Jurídica / Casa de DDHH de Santa Fe : Madres de Plaza de Mayo de Santa Fe, Familiares de Detenidos y Desaparecidos, y Movimiento Ecuménico por los Derechos Humanos / Centro Cultural Maestro Osvaldo Pugliese-Balvanera / Centro de Estudiantes de Ciencias Exactas y Naturales UBA / Centro de Estudiantes de Ciencias Sociales UBA / Centro de Estudiantes de Filosofía y Letras UBA / CEPRODH – Centro de Profesionales por los Derechos Humanos / Colectivo de Cultura y Acción Popular Libres del Sur / Comisión Administrativa de ATE Gran Bs. As. Sur- Lomas de Zamora / Comisión de DDHH de Uruguayos en Argentina / CONADU HISTÓRICA-CTA (Federación Nacional de Docentes, Investigadores y Creadores Universitarios) / Coordinadora de Ocupados y Desocupados (COD) / Coordinadora de Trabajadores Desocupados (CTD) "Aníbal Verón" / Movimiento de Trabajadores Revolucionarios (MTR) "Santucho" / Movimiento Argentina Rebelde (MAR) / Movimiento de Desocupados de Villa Golf / Confluencia Político Social (CPS) 29 de Mayo / Movimiento de Trabajadores Desocupados 1º de Mayo / Movimiento Estudiantil Liberación / Coordinadora en defensa de la soberanía / Coordinadora por comunas / Correpi Sur / Corriente de Trabajadores 19 de Diciembre / Corriente Julio Antonio Mella UBA / CUBaMTR / El Viejo Topo colectivo universitario / FIDELA – Fundación de Investigación y Defensa Legal Argentina / Foro contra la impunidad / Frente Popular Dario Santillan / Frente Territorial 26 de Junio / IRE – Instituto de Relaciones Ecuménicas / Junta Interna de ATE Hospital Garrahan / La Juve corriente de izquierda (PRISMA + FCR.Gleyzer) / Liberpueblo / Liga Argentina por los Derechos del Hombre / Militancia Comunista / Movimiento de Izquierda Revolucionaria de Argentina / MPR Quebracho / Multisectorial Chau Pozo / Multisectorial de Solidaridad con Cuba / Organizaciones Libres del Pueblo (OLP) / Partido de los Trabajadores Socialistas (PTS) / Periódico digital Su Tribuna / Plataforma de Solidaridad con Chiapas de Madrid / PR(m-l) / Presidencia del Centro de Estudiantes de Bellas Artes (UNLP) / PRT Santucho / Razon y Revolución / Red de vecinos de Buenos Aires / Signos del Topo (creaciones / críticas / culturas) / Soberanía en el Proyecto Sur (Mendoza) / Socialismo Libertario / TUN 29 de MAYO / Unidad Antirrepresiva por los Derechos Humanos (UADH-ROSARIO) / Vecinos de San Cristóbal contra la Impunidad / Viracocha grupo de reflexión rural