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Halte à la politique minière destructrice, danger pour la cordillère des Andes !

lundi 1er juin 2009

Depuis 2005, l’Argentine vit un véritable « boom minier ». Les anciennes mines ré-ouvrent. De nouveaux gisements sont prospectés. Cuivre,
argent, lithium, or et uranium agissent comme des aimants auprès des investisseurs nationaux et étrangers. La remontée des cours des métaux jusqu’en 2008 a fait apparaître l’exploitation minière comme une opportunité de relancer l’activité économique après la crise de 2001, option que le gouvernement actuel défend au point d’avoir empêché l’adoption de la Loi de Protection des Glaciers qui devait interdire toute activité industrielle sur les glaciers et dans leur environnement proche.

Cette accélération de l’activité minière est irrémédiablement destructrice pour l’environnement et les populations vivant sur place.
L’exploitation minière à ciel ouvert implique de creuser et de retourner les sols en les dynamitant, provoquant ainsi des nuages de poussière
portant des particules de métaux lourds particulièrement nocifs pour la santé. Les produits chimiques tels que le cyanure et le mercure, utilisés
pour extraire les minerais de la roche, contaminent les sous-sols et les cours d’eau qui alimentent les villages et sont utilisés pour l’irrigation,
mettant ainsi en péril l’agriculture et l’élevage paysans. Une mine gaspille des quantités d’eau faramineuses dans des zones extrêmement
arides : la seule mine de Pirquita, dans le Nord de l’Argentine, consomme 70 000 m3 par jour ! Les populations sont chassées de leurs terres ou contraintes de les quitter en raison de la destruction de l’environnement, abandonnant ainsi leur patrimoine culturel à la dynamite des multinationales. Le phénomène d’acidification des eaux rend les lieux inhabitables pendant des centaines d’années après l’arrêt de l’exploitation minière.

Ne soyons pas dupes ! Nous ne pouvons pas nous sentir étrangers aux réalités que vivent les populations locales dans les régions d’exploitation
minière en Argentine, tout comme dans d’autres pays du Sud. Les entreprises occidentales, notre mode de vie et notre consommation jouent un rôle de premier plan dans le modèle « de développement » exportateur, extractiviste et gaspilleur basé sur l’activité minière destructrice.

Pour cette raison, nous souhaitons interpeller les candidats aux élections législatives et sénatoriales du 28 juin prochain en Argentine en leur adressant la pétition que nous vous invitons à signer.

Collectif Si a la Vida

Cliquez ici pour signez la pétition : http://4418.lapetition.be

Pour plus d’informations :
Du plateau à l’autre

http://www.noalamina.org

Si vous désirez nous aider, contactez-nous à

sialavida-argentina@googlegroups.com

Texte de la pétition :

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les candidats aux élections législatives et sénatoriales de juin 2009,

C’est avec le plus grand respect que nous nous permettons de vous faire part de notre grande préoccupation pour la recrudescence en
Argentine de projets de mines à ciel ouvert dans la région andine ; spécialement dans la Province de Jujuy, avec la réactivation de Mina Pirquita et de nombreuses demandes de permis de prospection et d’exploration dans différents départements de la Puna. La prestigieuse Quebrada de Humahuaca elle-même, inscrite depuis 2002 au Patrimoine Naturel et Culturel de l’Humanité de l’UNESCO, est menacée par six demandes de prospection déposées par l’entreprise “Uranio del Sur S.A” dans le Département de Tilcara, autorisées par le Gouvernement de la Province de Jujuy, puis suspendues temporairement suite à l’opposition locale.

Le caractère irrémédiablement destructeur de la technologie d’exploitation a ciel ouvert, utilisant d’énormes quantités d’énergie, d’eau, et de produits hautement toxiques, est abondamment documenté quant à l’environnement naturel, social et culturel, à la santé, à vie même, et au maintien sur place des populations. De nombreuses dénonciations pénales pour pollution ont été présentées devant la Justice à l’encontre de mines en cours d’exploitation et d’autres abandonnées depuis plus de vingt ans sans aucune sorte de réparation de passifs environnementaux.
Des mines abandonnées depuis longtemps continuent à polluer les cours d’eau et les nappes phréatiques, et à empoisonner massivement les populations, comme c’est par exemple le cas des localités de Abra Pampa y de Pan de Azúcar. De même est notoire le caractère spoliateur de ce type d’extraction mis en oeuvre par des entreprises internationales bénéficiant de scandaleuses exemptions fiscales, de privilèges énergétiques, et d’utilisation massive de ressources et de réserves hydrologiques.

Qu’adviendra-t-il de la Quebrada de Humahuaca avec une ou plusieurs mines d’uranium ? Qu’en serat-il de ses paysans indigènes, de son
agriculture irriguée par une eau hautement polluée à l’arsenic, à l’acide sulfurique, et au cyanure, avec une atmosphère imprégnée
inévitablement par des éléments radioactifs portés à des centaines de kilomètres, de son “Patrimoine Naturel et Culturel”, de son
développement touristique promu pendant des années par les derniers gouvernements provinciaux ? Qu’en sera-t-il de la Puna de Jujuy et de
ses 50 000 habitants, et au-delà, quand augmentera encore dans des proportions inédites la pollution et la descente de niveau de ses nappes
phréatiques, rendant impossible l’activité agropastorale traditionnelle ?

Pour quoi et pour qui ont lutté les grands héros de l’Indépendance Argentine tant célébrés dans toute la tradition patriotique, si les Argentins du XXIème siècle ouvrent leur porte à un néocolonialisme pire que la Colonie de laquelle ils ont été libérés par leurs ancêtres ? Quelle
indépendance économique, énergétique, culturelle, pouvons-nous évoquer dès lors que des entreprises étrangères emportent les ressources régionales et laissant derrière elles quelques miettes de leurs gigantesques profits, et les réserves minérales et hydrologiques saccagées ?
Quelle humiliation pour l’Argentine, que les aumônes, distribuées aux hôpitaux, aux écoles et aux universités, par les entreprises minières pour faire oublier leurs privilèges exorbitants accordés pendant la fatidique décennie 90, et consignés dans une loi nationale minière qui reste aujourd’hui encore et de manière surprenante, sans aucune modification, pour acheter leur silence sur leurs méfaits.

Nous osons vous demander d’exiger le plus grand respect de la Loi Générale de l’Environnement Numéro 25 675 et de la Convention Numéro 169 du Bureau International du Travail (OIT) relatif aux Communautés Aborigènes. Nous formulons le désir que le Pouvoir Judiciaire promeuve la sanction rigoureuse des délits environnementaux, et que le Pouvoir Législatif ouvre la Loi aux nouveaux paradigmes technologiques et éthiques.

S’il vous plait, que l’Argentine, ce merveilleux pays, ne transforme pas ses paysages en déserts, qu’il ne détruise pas son patrimoine et son
potentiel naturels et sa précieuse diversité culturelle, qu’il ne grossisse pas les populations marginales de ses banlieues de ses paysans et de
ses aborigènes forcés à l’exil pendant et après les exploitations minières !

Enfin, nous voudrions témoigner de notre indignation et de notre incompréhension quant au véto qui fut apposé à la loi 26.418 de Protection des glaciers et des milieux périglaciaires. Nous nous indignons également des modifications qui ont été apportées à la loi et qui risquent de l’affaiblir, voire de la vider de sa substance, en raison des ambigüités qu’elles introduisent. Il est évident que les changements opérés sur l’article 6, permettant l’implantation d’infrastructures déclarées « d’intérêt publique », jouent de l’ambigüité des termes employés, pouvant être interprétés de multiples façons. Par exemple, l’extraction minière a déjà été qualifiée de la sorte dans l’article 13 du Code de la mine.

Face aux projets miniers lourds de conséquences environnementales, notamment celui de Pascua Lama situé entre l’Argentine et le Chili, il
nous semble que cette loi doit être défendue fermement afin d’éviter les pires catastrophes. A l’heure du réchauffement climatique et de la
fonte accélérée des glaciers d’Argentine et d’ailleurs, à l’heure où l’eau devient une source de tensions considérables et risque de faire éclater
nombre de conflits géopolitiques, nous nous devons d’avoir un comportement responsable envers ces étendues de glace. Les glaciers sont l’indispensable (et parfois l’unique) source d’eau qui entretient les écosystèmes et rend possibles de nombreuses activités humaines. La
disparition des glaciers et l’affaiblissement de la réflexion de rayons solaires qu’ils procurent accélèrent le réchauffement global. La survie des glaciers nous concerne donc tous. Nous vous demandons par conséquent de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour les protéger.

Nous attendons de vous l’envoi aux Argentins et au Monde entier d’un message fort en faveur des Droits de l’Homme Environnementaux et
l’Équité dans la répartition des richesses. Dans cette espérance et avec confiance, nous vous prions de bien vouloir agréer l’expression de nos
respectueuses salutations.

Signataires : Prénom, Nom, ville, pays, organisation/profession

Cliquez ici pour signez la pétition : http://4418.lapetition.be

Español

Argentina

¡Alto a la política minera destructora !

Desde el año 2005, Argentina vive un verdadero « boom minero ». Vuelven a abrir las antiguas minas. Unos yacimientos nuevos van
prospectándose. Cobre, plata, oro y uranio actúan como unos imanes sobre los inversores nacionales y extranjeros. El ascenso de los cursos de metales hasta el 2008 ha señalado la explotación minera como una oportunidad para reactivar la actividad económica después de la crisis del 2001, una opción que el gobierno defiende hasta tal punto que impidió la adopción de la Ley de Protección de los Glaciares que debía prohibir toda actividad industrial sobre los glaciares y sus cercanías.

Esta aceleración de la actividad minera es irremediablemente destructora para el medio ambiente y las poblaciones del sitio. La explotación de las minas a cielo abierto supone cavar y volcar los terrenos dinamitándolos, provocando así unas nubes de polvo llevando unas partículas de metales pesados particularmente dañosos para la salud. Los productos químicos tales como el cianuro o el mercurio, utilizados para extraer los mineros de la roca, van contaminando el subsuelo y los ríos que alimentan los pueblos y se utilizan para el riego, poniendo pues en peligro la agricultura y la cría de los campesinos. Una mina gasta unas cantidades de agua fenomenales en unas zonas particularmente áridas : la sola mina de Pirquita, en el norte de Argentina, consume ¡ unos 70 000 m3 al día ! Van echando las poblaciones de sus tierras o las obligan a dejarlas por la destrucción del medio ambiente, y así abandonan su patrimonio cultural a la dinamita de las multinacionales. El fenómeno de acidificación de las aguas impide vivir en estos sitios durante varias centenas después de la explotación minera.

¡ No nos dejemos engañar ! no podemos sentirnos ajenos a las realidades que están viviendo las poblaciones locales en aquellas regiones de explotación minera en Argentina como en otros países del Sur. Las empresas occidentales, nuestro modo de vida y nuestro consumo desempeñan un primerísimo papel en el modelo de desarrollo exportador, extractivista y derrochador basado en la actividad minera
destructora.

Por eso deseamos llamar la atención de los candidatos a las elecciones legislativas y senatoriales del futuro 28 de junio en Argentina
dirigiéndoles el petitorio que os convidamos a firmar.

Colectivo Sí a la Vida, Francia

Para firmar el petitorio : http://4422.lapetition.be

Para mayores informes :

http://dunplateaualautre.over-blog.com/

http://www.noalamina.org/

Contáctenos : sialavida-argentina@googlegroups.com

Texto del petitorio :

Señora Presidenta, Señoras y Señores candidatos a las elecciones legislativas y senatoriales,

Con nuestro mayor respeto, nos permitimos dirigirnos a Ustedes, para comunicarles nuestra gran preocupación por el recrudecimiento en
Argentina, de proyectos mineros a cielo abierto en la región andina, especialmente, en la Provincia de Jujuy, con la reactivación de Mina Pirquita y numerosos pedidos de cateo y exploración en diferentes departamentos de la Puna. La misma prestigiosa Quebrada de Humahuaca, inscripta desde el año 2002 en el Patrimonio Natural y Cultural de la UNESCO, se encuentra amenazada por seis pedidos recientes de cateo por la Empresa Uranio del Sur S.A en el departamento de Tilcara, autorizados y luego suspendidos provisoriamente ante la oposición local.

El carácter irremediablemente destructor de la tecnología de explotación a cielo abierto que recurre a grandes cantidades de Energía, Agua, y
productos altamente tóxicos, se encuentra abundantemente documentado en cuanto al medio ambiente, al entorno social y cultural, a la salud, a la permanencia y a la vida misma de las poblaciones locales. Existen en las propias Fiscalías Federales, numerosas denuncias penales de contaminación de empresas mineras actuales y muchas otras que han sido abandonadas hace más de 20 años, sin haberse realizado ningún tipo de remediación de pasivos ambientales de dichas minas. Esto hace que las mismas sigan actualmente contaminando ríos y perjudicando a la población. Los casos de las localidades de Abra Pampa y Pan de Azúcar han sido abundantemente documentados. De igual manera, es notorio el carácter espoliador de este tipo de extracción implementado por empresas extranjeras beneficiando de escandalosas exenciones fiscales y de privilegios energéticos y de uso de las reservas hídricas.

¿Qué será de la Quebrada de Humahuaca con una o varias minas de uranio ?¿Qué será de sus campesinos indígenas, de sus cultivos regados
con agua altamente contaminada, con una atmósfera inevitablemente impregnada de elementos radiactivos llevados a centenares de
kilómetros, de su “Patrimonio Natural y Cultural”, de su auge turístico promovido durante años por los últimos gobiernos provinciales ? ¿Qué
será de la Puna Jujeña y de sus 50 000 habitantes, y más allá, cuando se acentúe todavía más el envenenamiento y el descenso de su napa
freática, cuando se vuelva imposible la actividad agropecuaria tradicional ?

¿Para qué lucharon los grandes próceres argentinos tan recordados en toda la tradición patriótica, si los argentinos del siglo XXI abren su puerta a un neo-colonialismo peor aún que la colonia de la cual fueron liberados ? ¿De qué independencia económica, energética, cultural podemos hablar cuando empresas extranjeras se llevan todo, dejando detrás de ellos migajas, desastres ambientales y sociales irreparables, y las reservas minerales e hídricas saqueadas ? Qué humillación para la Argentina, las limosnas de las empresas mineras a hospitales, escuelas y universidades para hacer olvidar sus privilegios exorbitantes otorgados durante el fatídico decenio de los noventa, y plasmados en una indignante ley de presupuesto de minería todavía sorprendentemente inmodificada.

Nos atrevemos a solicitarles que exijan un particular respeto de la Ley General de Medio Ambiente Número 25 675 y del Convenio Número 169
de la Oficina Internacional del Trabajo (OIT) relativo a las Comunidades Aborígenes. Deseo que el Poder Judicial promueva la sanción rigurosa
de los delitos ambientales y que el Poder Legislativo abra la Ley a los nuevos paradigmas tecnológicos y éticos.

Por favor, que el maravilloso País de la Argentina no transforme sus paisajes en desiertos, que no destruya su invalorable patrimonio natural y su valiosa diversidad cultural, que no aumente las poblaciones marginales de sus suburbios con sus campesinos y aborígenes forzados al exilio durante y después de las actividades mineras !

Finalmente, quisiéramos expresar nuestra indignación y nuestra incomprensión ante el veto a la ley 26.418 de Protección de los glaciares y del ambiente periglaciar. Nos indignan también las modificaciones llevadas a la ley que podrán debilitarla y hasta vaciarla de su contenido, a causa de las ambigüedades introducidas. Es indudable que los cambios integrados al artículo 6, al permitir la implantación de infraestructuras declaradas de “interés público”, juegan con la ambigüedad de términos que pueden interpretarse de distintas formas. Por ejemplo, la extracción minera ya se ha calificado como una actividad de interés público en el artículo 13 del Código de mina.

Frente a proyectos mineros que conllevan importantes consecuencias medioambientales, en particular el de Pascua Lama situado entre
Argentina y Chile, creemos que esta ley debe contar con una defensa firme para evitar catástrofes irreversibles. En estos tiempos de
calentamiento global y de deshielo acelerado de los glaciares de Argentina y otros lugares, cuando el agua genera considerables tensiones y puede llevar a conflictos geopolíticos, es nuestro deber adoptar un comportamiento responsable respecto a esos campos de hielo. La desaparición de los glaciares y el debilitamiento de la reflexión de los rayos solares que proporcionan, aceleran el calentamiento global. La permanencia de los glaciares atañe a todos. Por consiguiente, les pedimos a Ustedes hacer todo lo que se encuentre en su poder para protegerlos.

Esperamos de Ustedes que sepan enviar a los argentinos y al mundo entero, un mensaje fuerte a favor de los Derechos Humanos Ambientales y de la Equidad en la repartición de las riquezas.

Con esta esperanza y confianza, saludamos a Ustedes muy atentamente,

Firmas : Nombre, Apellido, ciudad, país, organización/profesión

Para firmar el petitorio : http://4422.lapetition.be