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Expulsion sauvage des travailleurs de Terrabusi

mercredi 23 septembre 2009

La multinationale américaine Kraft Food, N°2 mondiale veut casser le mouvement syndical dans l’usine Terrabusi avant l’absorption de Cadbury avec l’appui de Jorge Zorreguieta, ex Ministre de l’Agriculture de la Dictature et Président du syndicat patronal des Industries alimentaires. Elle provoque un lockout et licencie 160 travailleurs pour la plupart délégués syndicaux. Expulsion sauvage par la police. Une travailleuse a déclaré :"Ce n’est pas une expulsion, c’est tuer les ouvriers".

Article traduit du site Argentina Indymedia

La police a réprimé brutalement les travailleurs et travailleuses de Kraft foods (ex Terrabusi) qui manifestaient à l’intérieur de l’usine, faisant 4 blessés et a arreté 65 personnes. A l’intérieur de l’usine, 300 policiers avaient pris position, entre la police montée de Buenos Aires et la gendarmerie.

Patricia, une travailleuse de Kraft Food a déclaré : "A cinq heures de l’après midi, quand s’est terminée la négociation au Ministère du Travail, la police a commencé à disperser ceux qui étaient à l’extérieur, tous des travailleurs venus soutenir l’exigence de réintégration des licenciés et de payement des salaires dus par l’entreprise.
Les policiers ont obligé les travailleuses à s’agenouiller et ils ont frappé les travailleurs. Concernant l’expulsion : Ils nous ont prévenu que la police allait entrer violemment dans la nuit, on aurait dit un état de siège aà l’intérieur de l’usine. Ce n’est pas une expulsion, c’est tuer les travailleurs… c’est comme la dictature. Dans la nuit du jeudi, les dirigeants de Kraft Food se sont réunis avec les dirigeants de la UIA et avec le secrétaire du gouvernement, Anibal Ferandez qui s’est engagé à exécuter l’expulsion de l’usine. L’occupation de l’usine a été menée par les travailleurs licenciés et par d’autres qui étaient solidaires « Il y a beaucoup de travailleurs non licenciés qui ont été arrêtés … nous sommes complètement solidaires des travailleurs licenciés.. Le conflit dure depuis 35 jours. Ce n’est pas le fait d’un groupe minoritaire, c’est l’ensemble de l’usine. »

Patricia a dénoncé la présence des policiers depuis 15 jours à l’intérieur de l’entreprise sans mandat judiciaire et la veille, d’autres policiers sont entrés avec des camons lance à eau et des chevaux. Par ailleurs, dans la réunion qui s’est tenue aujourd’hui avec des fonctionnaires du Ministère du travail et des représentants de la Multinationale, rien n’a été obtenu concernant le sort des 162 ouvriers licenciés. L’entreprise n’a confirmé que le maintien de son activité en Argentine et le payement des salaires arriérés des travailleurs non licenciés.

Photo : TelemPendant que le conflit devenait plus aigu dans l’entreprise, les grands media, ces trois derniers jours, ont organisé une grande campagne contre le chaos de la circulation en faisant référence aux différentes mobilisations de soutien aux travailleurs de la ex Terrabusi et aux coupures de l’autoroute Panaméricaine par les piquets.

voir article de la Nacion

Après la brutale répression de l’après midi, un rassemblement a été organisé dans le centre au croisement de l’avenue du 9 juillet et de l’avenue de Mai en solidarité avec les travailleurs détenus et pour réclamer leur liberté immédiate. Plus tard, la manifestation a marché vers le Congrès, l’obélisque et finalement la Place de Mai. Un appel à un rassemblement a été lancé pour samedi à 16 heures dans l’Hotel Bauen pour coordonner un plan de lutte et de solidarité.

Résolution suite à l’assemblée dans l’hotel Bauen

Le délégué Ramón Bogado a confirmé qu’à 5 heures du matin lundi, tous les salariés, y compris les licenciés se rassembleront devant la ex Terrabusi pour exiger l’entrée sans restriction du personnel pour tenir une assemblée où se définira la forme de grève.

"Nous allons essayer d’entrer. Le conflit en est au même point que vendredi. La seule différence est que nous avons été frappés et expulsés de l’usine, mais les licenciés n’ont pas été réintégrés." a affirmé Bogado.

Des membres d’organisations ouvrières, un secteur de la CTA, étudiants de l’intérieur du pays et organisations de droits de l’homme accompagneront ce lundi à partir de 5 heures du matin, les ouvriers de Kraft Terrabusi qui tiendront une assemblée devant le siège de la compagnie à Pacheco, au Nord de la ville.

Le conflit dans l’usine alimentaire Kraft Foods Terrabusi a été provoqué par le licenciement de 160 travailleurs, incluant les membres de la commission interne, plusieurs délégués et membres du Syndicat des travailleurs des Industries alimentaires. La direction met en cause l’exigence de moyens sanitaires appropriés pour lutter contre la grippe A par les travailleurs. Le 18 Août, le Ministre du Travail de la Nation a ordonné la réintégration immédiate des 160 travailleurs. L’entreprise appartenant à des capitaux des USA n’a pas donné suite à la demande du Ministre ni aux pressions qu’il a exercées ensuite.

Le 24 Août quand les travailleurs ont tenté d’entrer Dans l’usine, ils ont été réprimés par des tirs de balles en caoutchouc et par des tirs de gaz lacrimogènes efectúes par la police de Buenos Aires. L’entreprise justifie l’action de la police par des supposées agressions menées par des travailleurs.

Un des membres de la Commission Interne, Ramon Bogado, a dénoncé sur une radio la brutale répression « les policiers ont lancé des gaz lacrimogénes et effectué des tirs de balles en caoutchouc alors que les familles étaient à l’extérieur et les travailleurs à l’intérieur.

L’entreprise à travers un communiqué de presse a essayé d’expliquer la présence policière en prétextant qu’elle répondait à « des ordres émanant de la justice visant à protéger le personnel des actions violentes et délictueuses d’un groupe minoritaire d’ouvriers qui se trouvaient à l’intérieur e à rétablir le fonctionnement normal. »

De son côté la commission interne précisa :”l’entreprise Terrabusi Kraft prend une position qui vise à transformer un conflit syndical en un conflit pénal, accusant les travailleurs d’actes criminels. Kraft prétend dissimuler que c’est elle qui est dans l’illégalité en refusant la conciliation exigée par le Ministre du Travail mardi 19 avec la réintégration des travailleurs à leur poste de travail » Le 1er septembre, la Commission Interne a dénoncé que l’entreprise a ceinturé les portails avec du fil de fer barbelé, a posé des caméras de surveillance sur tout le site et augmenté le nombre de policiers à l’intérieur. « Nous tenons responsables la direction de l’entreprise et le Ministère du Travail de l’intégrité physique de Tous les travailleurs.

L’avocat de la comission interne, Roberto Carpano, a déclaré au Journal La Autentica Defensa, en se référant aux faits qui se sont produit le 4 septembre : “Le monopole US Terrabusi Kraft Food qui se moque de slois argentines et qui veut punir ses employés par un véritable lock out patronal en expulsant les travailleurs du matin et en interdisant l’accès aux postes de travail à deux de l’apres midi. L’entreprise utilise la juge Laura Capra, de Talar de Pacheco-Tigre pour qu’elle ordonne l’expulsion de l’usine. Nous avons saisi le juge des Garanties légales Ricardo Jose Costa de San Isidro pour qu’il fasse respecter le droit des travaillerus à défendre leur outil de travail.

A l’aube du 7 septembre, une intervention policière brutale a empêché l’entrée du personnel licencié de l’entreprise Kraft Terrabusi
Dans l’après midi, les travailleurs ont tenu une réunion au Ministère du travail où ils ont dénoncé l’inaction du Ministère face aux agissements de l’entreprise “Le ministre du travail avalise clairement la position de l’entreprise nord américaine qui refuse que les travailleurs licenciés réintègrent l’usine, et soutient de fait ce monopole de l’alimentation en en faisant pas respecter ses propres exigences. Il prétend, par ailleurs ne pas vouloir s’ingérer dans les affaires de la Province en exigeant le retrait de la police de la province.

La commission interne appelle à une grève nationale pour défendre les droits des travailleurs et refuser les licenciements. Réintégration de tous les licenciés. Payement des salaires retenus malgré la conciliation obligatoire du Ministère du Travail et le retrait immédiat de la police de Buenos Aires de l’entreprise.

Après la date limite fixée par le Ministre du Travail ce jeudi 10 septembre, les travailleurs de Terrabusi kraft soutenus par différentes organisation sociales et politiques ont coupé la Panaméricaine au niveau de Pacheco, d’abord à 7 heures du matin et ensuite à 14 h 30. Pendant ce temps, à l’intérieur de l’entreprise, les travailleurs étaient en grève générale.
Manuel Pelayo de la Commission Interne a dénoncé le projet de rachat de Cadbury Stani et de fusion des entreprises, qui va provoquer des milliers de licenciements. Il a exigé l’intervention du gouvernement national ‘L’Etat national doit faire respecter le droit dans l’entreprise et ne pas permettre la répression par tirs de balles en caoutchouc et matraques dans l’enceinte de l’usine. Nous ne sommes pas des délinquants, nous sommes des travailleurs en lutte pour le maintien de nos postes de travail. »

Contact :
Comisión Interna :
Ramón Bogado 156-9962538
María Rosario 154-0577644
Jorge Penayo 155- 7819365

Convocatoria-Inminente desalojo en Terrabusi

Las obreras y obreros de Zanon Junto al Sindicato Ceramistas de Neuquén, repudiamos el inminente desalojo que el gobierno de Scioli junto al gobierno nacional de los Kirchner y la nefasta patronal de Kraft, intentan realizar a los trabajadores de Kraft Terrabusi en Pacheco.

Desde hace casi 40 días, los trabajadoras / es de Kraft Terrabusi vienen luchando por la reincorporación de 160 trabajadores despedidos por reclamar por condiciones de salubridad en medio de la pandemia de la gripe A.

Warren Buffet, patronal de Kraft, no ha respetado ni una sola Ley, ni acatado ninguna resolución del Ministerio de Trabajo que solo atina tibiamente a multar a esta empresa, mientras el gobierno de Scioli le garantiza la infantería para reprimir a los trabajadores.
Esta multinacional yanqui que financia golpes de estado como en Honduras, con la complicidad de la burocracia sindical, viola todos los derechos laborales en Argentina.

Este es un conflicto netamente político, donde la patronal intenta descabezar la organización gremial de los trabajadores. Extorsiona a los trabajadores no despedidos pagándoles la mitad de la quincena y a través de un volante, diciendo que hay que expulsar a los intrusos para nuevamente comenzar a producir.
Por la noche del día de ayer, en una reunión en el Ministerio de trabajo la patronal de Kart se reunió con el ministro Tomada para tejer una nueva maniobra.

Decretaron un asueto para el día viernes y por la madrugada intentaron desalojar a los trabajadores.
Desde el Sindicato Ceramistas de Neuquén, hemos estado acompañando con diferentes delegaciones que han viajado a Buenos Aires poniendo el cuerpo y trabajando fondos de huelga para colaborar con la lucha de nuestros compañeros
Ante la inminente represión a nuestros compañeros, convocamos a todas las organizaciones obreras, sociales, estudiantiles, de Derechos Humanos y políticas, a manifestarnos solidariamente y en defensa propia en apoyo a los obreros y obreras de Terrabusi y en solidaridad con el pueblo Hondureño, a movilizarnos este día viernes 25 de septiembre a las 18 horas.
Concentramos en Monumento a San Martín de Neuquén Capital.

OBRERAS/OS DE ZANON
Sindicato Obreros /as Ceramistas de Neuquén