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La lutte de Kraft-Terrabussi continue. Elle est aujourd’hui l’élément l’élément central du combat populaire et des des travailleurs.

jeudi 15 octobre 2009, par CALPA

Pétition internationale de solidarité avec la lutte des ouvrières et des ouvriers de Kraft Argentine en lutte contre les licenciements et la répression policière !

Solidarité avec les ouvrières et les ouvriers de Kraft Argentine en lutte contre les licenciements et le gouvernement !

Les manifestations continuent malgré les propositions de réintégration de 20 salariés sur les 160 licenciés

La lutte de Kraft est aujourd’hui en Argentine un élément central du combat des exploités contre le patronat et le gouvernement et aussi contre l’impérialisme américain.

Ces derniers jours, elle a connu d’importants développements marqués par la combativité ouvrière à l’usine, la mobilisation populaire dans les rues de B.Aires, la solidarité active des étudiantes, la présence des piqueteros. Il s’agit d’obtenir l’annulation de tous les licenciements et que tous les délégués syndicaux puissent reprendre leur place dans l’usine. La combativité a redoublé après la répression de vendredi 25 septembre et l’intervention directe de l’ambassade américaine, et maintenant Kraft et le gouvernement entament la voie de la « négociation » mais c’est seulement la lutte qui pourra les faire reculer.

Depuis le 18 août, les 2.600 ouvriers de Kraft Foods Argentine luttent contre le licenciement de 160 travailleurs. Kraft est la seconde multinationale du secteur agroalimentaire au monde derrière Nestlé et la première aux États-Unis. L’usine de General Pacheco, dans la banlieue Nord de Buenos Aires, est la principale usine agroalimentaire d’Argentine. L’entreprise essaie de se débarrasser par le biais de ces licenciements des syndicalistes combatifs qui, au sein de l’usine, mènent un combat très dur en défense de la dignité et des droits des travailleurs. Kraft comme l’ensemble de la bourgeoisie e imposent une politique de misère et de licenciements. Dans cette usine, le patronat s’est refusé a toute mesure de protection contre la grippe A et a annoncé l’intention de passer d’un régime de 3 x huit à un autre de 2 x douze heures.

Pour soutenir ses revendications, les travailleurs ont occupé l’usine et le 25 septembre la police est intervenue pour les déloger. La répression ordonnée par le gouvernement Kirchner a été féroce.
C’est la conduite typique d’un gouvernement appelé « progressiste », qui négocie au même temps l’appui du FMI et mène une politique de misère pour la population et de spéculation financière.

Kraft Argentine nous rappelle la signification des luttes ouvrières en Argentine et en Amérique Latine contre la crise capitaliste, avec les méthodes de la grève, la mobilisation dans la rue, l’occupation des lieux de travail et de la place des tendances de lutte de classes dans les organisations ouvrières. C’est pour cette raison que les dirigeants pro-gouvernementaux de la CGT et du syndicat de l’Alimentation ont été complices de Kraft.

Le mouvement ouvrier combatif, les piqueteros, les étudiants de la FUBA, ont su mener a bien un combat exemplaire et continuent à demander la solidarité.

Nous appelons à un rassemblement d’information et de solidarité devant l’ambassade d’Argentine, vendredi 9 octobre à 18h.
l(à l’angle de la rue Cimarosa et de l’avenue Kléber, M° Boissière)

Consultez les informations sur Kraft et les luttes en Argentine : www.calpa-paris.org
Pour contacter le Calpa et nous faire parvenir votre solidarité : infocalpa@gmail.com

Depuis le 18 août les 2.600 ouvriers de Kraft Foods Argentine luttent contre le licenciement de 160 travailleurs par la direction de l’entreprise. Kraft Foods Corporation est la seconde multinationale du secteur agroalimentaire au monde derrière Nestlé et la première aux États-Unis. L’usine de General Pacheco, dans la banlieue Nord de Buenos Aires, est la principale usine agroalimentaire d’Argentine, une des plus importantes du cordon industriel de la périphérie Nord de la capitale. Kraft Foods Argentine essaie de se débarrasser par le biais de ces licenciements des syndicalistes combatifs qui, au sein de l’usine, mènent un combat très dur en défense de la dignité et des droits des travailleurs.

Vendredi 25 septembre, au 38ème jour de grève, les forces de répression sont intervenues pour déloger les ouvriers qui occupaient l’usine et réprimer ceux qui manifestaient à l’extérieur, arrêtant 60 travailleurs. C’est à coups de charges de la police montée et avec des brigades de chiens de combat que la police de Buenos Aires a mené cette opération d’une extrême violence. La répression, ordonnée par le gouvernement Kirchner en appui à la multinationale Kraft Foods souligne l’importance de faire parvenir aux travailleurs en lutte toute notre solidarité.

Déclaration internationale de soutien à la lutte des travailleurs et des travailleuses de la multinationale Kraft-Terrabusi d’Argentine contre le licenciement de 160 ouvriers

Le 19/09/09

Nous nous solidarisons avec la lutte des travailleurs de la multinationale Kraft Foods, anciennement Terrabusi, la principale usine du secteur agroalimentaire d’Argentine et qui fidèle à son orientation néolibérale entend licencier 160 ouvriers. Les travailleurs luttent depuis bientôt vingt jours et ont organisé des actions collectives afin de défendre leurs droits ainsi que ceux de leurs familles.

Kraft Foods est la seconde entreprise agroalimentaire au niveau international et affiche des bénéfices en hausse en dépit de la crise internationale comme en témoigne sa dernière offre de 17 milliards de dollars afin de racheter le géant britannique Cadbury. Les ouvriers et les ouvrières de Kraft-Terrabusi résistent contre un patronat arrogant qui a refusé d’appliquer la décision prudhommale obligeant les partenaires sociaux à discuter, refusant la réintégration à leur poste de travail des travailleurs licenciés comme le demande la justice ou encore enfermant ces derniers pendant leur horaire de travail.

Cette lutte que mènent plus de 2.500 ouvriers et ouvrières compte déjà sur l’appui de plusieurs syndicats du secteur alimentaire de Colombie et du Pérou ainsi que sur le soutien de personnalités du monde de la culture argentine comme l’écrivain Osvaldo Bayer, d’organisations de défense des Droits de l’homme ainsi que sur l’appui de plusieurs députés, fédérations étudiantes et de dizaines d’organisations ouvrières.

La multinationale essaie de prendre sa revanche sur les ouvriers qui début juillet avaient lutté pour la mise en place de mesure sanitaires élémentaires au moment du pic de grippe A en Argentine, paralysant ainsi l’usine pendant une semaine. Le patronat essaie de se défaire de toutes les instances syndicales de l’usine, notamment la Commission Interne et le Corps de Délégués composé par une cinquantaine de travailleurs et travailleuses élus démocratiquement dans les différents secteurs et ateliers de l’entreprise et non reconnu par la direction de l’entreprise. C’est en ce sens que la Police de la province de Buenos Aires a commencé à réprimer les ouvriers en lutte et à occuper l’usine et ses environs. L’usine est actuellement militarisée par la police qui agit comme bras armé de Kraft Foods Corporation.

Les travailleurs et leurs familles continuent à résister et la grève se poursuit en ce moment. Des actions ont été menées, notamment la blocage de l’autoroute Panaméricaine, la principale artère qui relie la capitale à la banlieue Nord de Buenos Aires. Les travailleurs entendent que les autorités imposent le respect de la loi à Kraft Foods et que l’entreprise réintègre les ouvriers licenciés.

Voilà en quelque mot le résumé de ce qui s’annonce déjà comme un conflit social historique, tant par la dureté du patronat que par la résistance ouvrière. A Buenos Aires et dans le reste de l’Amérique latine de nombreuses organisations ont déjà manifesté leur appui aux travailleurs de Kraft-Terrabussi, à l’image de Sinatrainal et Conlutas. Il est important que cette solidarité s’élargisse le plus possible afin de continuer à montrer aux ouvriers et aux ouvrières de Kraft-Terrabusi qu’ils ne sont pas seuls et que même au cœur de l’Empire nombreux sont ceux et celles qui sont solidaires de leur lutte.

Nous nous solidarisons donc avec la lutte pour la dignité, le droit au travail et contre les licenciements massifs à Kraft-Terrabussi,

Premiers signataires,

James Petras, Professeur émérite de Sociologie, Université de Binghamton de New York

Alex Callinicos, Professeur d’Études Européennes, King’s College, Londres

George Binette, Secrétaire régional d’UNISON (Camden), Grande-Bretagne

Michel Husson, Économiste, Institut d’Études Économiques et Sociales (IRES), Paris

Daniel Bensaïd, Professeur de philosophie à l’Université de Paris VIII

Olivier Besancenot, Porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (France)

Alain Krivine, NPA, ancien eurodéputé

Arlette Laguiller, Lutte Ouvrière, ancienne eurodéputée

Nathalie Arthaud, Porte-parole de Lutte Ouvrière

Armonie Bordes, Lutte Ouvrière, ancienne eurodéputée

César Garcia délégué a dénoncé lors du rassemblement Place de Mai : "Ils veulent supprimer un "tour de 8 heures" et mettre en place des tours de 12 heures à l’américaine, (passer des 3x8 au 2x12). Ils veulent supprimer la garderie et la cantine. Pour y arriver, ils veulent éliminer la Commission Interne dirigée par Ramon Bogado." Les travailleurs ont déclaré que la Police de Buenos Aires a volé l’argent du fond de grève et l’argent que les travailleurs avaient dans leurs affaires personnelles."
Cristian Barza, travailleur de la ex-Terrabusi a dénoncé la volonté de casser la commission Interne qui est en conflit avec le Secrétaire Général du syndicat des industries alimentaires, Rodolfo daer : "Le plan patronal est de couper la tête de la résistance ouvrière."