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Le discours triomphaliste des Kirchner sur les droits de l’homme est mis en pièces : Silvia Suppo, témoin dans un procès contre le juge Brusa condamné pour crimes contre l’humanité a été tuée de 12 coups de couteau

samedi 27 mars 2010, par CALPA

A 17 ans, elle était élève infirmière et militante montonero. Elle a été enlevée, torturée et violée dans le commissariat Cuarta de Santa Fe et dans le centre clandestin de détention connu sous le nom de La Casita, près de Santo Tomé. Enceinte suite aux viols, les militaires argentins l’ont fait avorter clandestinement en qualifiant d’"erreur ce qu’ils lui avaient fait subir". Son compagnon de l’époque n’est jamais réapparu. Il fait partie des 30.000 disparus de la dictature de 1976.

Elle a été retrouvée inconsciente sur le sol de son magasin d’artisanat dans la ville de Rafaela le 29 Mars 2010, assassinée de douze coups de couteau, 33 ans après avoir été torturée et violée.

Cet assassinat conclut de manière tragique la semaine de la mémoire qui a été organisée en Argentine et dans le Monde 34 ans après le coup d’Etat des militaires argentins en 1976.

En octobre 2009, Silvia avait témoigné de manière décisive dans le procès qui conduisit à la condamnation pour crimes contre l’humanité de l’ancien juge fédéral Victor Brusa et de plusieurs tortionnaires de la province de Santa Fe. Elle avait dénoncé l’usage du viol systématique comme méthode d’anéantissement de la personne humaine.

Elle devait encore témoigner dans des procès intentés contre ceux qui étaient impliqués dans la disparition de son compagnon Reinaldo Hattemer.

Elle avait reçu des menaces de plus en plus pressantes dans le but de la faire taire. Elle n’avait pas cédé. Elle est morte après trente trois ans de résistance.

Ce crime ne doit pas rester impuni. Il a été commis pour que les génocidaires ne soient plus inquiétés et condamnés. Il intervient après d’autres enlèvements de témoins dans les procès. Julio Lopez, témoin dans le procès Etchecolatz a été enelevé et reste disparu depuis trois ans et demi.

Le gouvernement n’a jamais fait inculper les auteurs de ce crime.

L’appareil répressif argentin est toujours infiltré par des agents de la dictature et la volonté politique n’existe pas dans le gouvernement d’affronter les instigateurs du coup d’état et tous ceux qui ont bénéficié du terrorisme d’Etat et de l’impunité sur les crimes commis, les groupes financiers argentins, américains et européens.

Non à l’impunité d’hier et d’aujourd’hui !

Interview video de Silvia Suppo