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Mourir pour soutenir des travailleurs licenciés. Mercredi 20 Octobre 2010, Mariano Ferreyra, un étudiant de 23 ans, militant du Partido Obrero (PO) a été tué par un groupe armé lors d’une manifestation.

jeudi 21 octobre 2010, par CALPA

Mourir pour soutenir des travailleurs licenciés
Mariano Ferreyra, un étudiant de 23 ans, militant du Partido Obrero (PO) a été tué par un groupe armé lors d’une manifestation. Une autre militante, Elsa Rodríguez est dans le coma après avoir reçu une balle dans la tête.

Des coups de feu ont été tirés entre Avellaneda et Barracas contre des travailleurs intérimaires licenciés des chemins de fer Roca qui manifestaient en occupant des voies ferrées et étaient soutenus par des militants du Syndicat de l’Industrie de la Construction et Affiliés, du PO, de Convergencia de Izquierda, du Mouvement Teresa Rodríguez et Quebracho. L’entreprise Roca est controlée par la Ugofe (Unidad de Gestión Operativa Ferroviaria), qui regroupe des participations de l’Etat argentin et des entreprises comme Ferrovías, TBA et du groupe Roggio.
La police de Buenos Aires, présente sur place empêchait l’accès à la station de train quand des coups de feu ont été tirés par le groupe armé.

L’action visait à faire pression sur la direction de Roca pour obtenir la réintégration de cent travailleurs licenciés. Il y avait déjà eu des affrontements violents avec le syndicat de l’Union Ferroviaria. La police était présente et n’est pas intervenue.

José Pedraza, responsable du syndicat de l’Union Ferroviaria a reconnu que ses membres ont affronté les manifestants. Il a déclaré qu’ils étaient intervenus au nom de la défense de leur outil de travail, mais il a nié que les auteurs de la fusillade appartenaient à son syndicat.

L’union Ferroviaria est le principal actionnaire de la ligne ferroviaire Belgrano Cargas qui a été privatisée en 1993 par Carlos menem.

Jose Pedraza a été longtemps membre du syndicat péroniste CGT et est considéré comme très proche de tous les présidents péronistes : Menem, Duhalde et maintenant Kirchner.

Il est devenu millionnaire et est qualifié par la presse de gauche argentine comme un "bureaucrate syndical entrepreneurial". Cette expression a été créée pour qualifier les directions syndicales argentines proches du pouvoir péroniste et enrichies par des participations dans des entreprises.

La lutte syndicale et politique des travailleurs et des organisations de gauche est centrée sur le refus du travail précaire, en forte progression dans le capitalisme argentin et mondiale et aussi contre les privatisations des services publics et la généralisation de la sous-traitance. Le combat des travailleurs et chômeurs de Ferrocarril Roca fait partie d’un ensemble de mobilisations ouvrières, populaires, des étudiants et de la jeunesse, contre les conséquences de la crise capitaliste et de la politique du gouvernement de Kirchner.

LA REACTION UNITAIRE ET LA MOBILISATION

A l’annonce de cet assassinat, la réponse ouvrière, populaire et de la jeunesse a été impressionnante et un cadre unitaire s’est immédiatement constitué pour organiser la riposte.
Dans la ville de Buenos Aires mais aussi dans les villes de province, des grèves ouvrières se sont déclenchées et des occupations de routes ont été organisées. De nombreux étudiants et lycéens ont participé aux manifestations.

Jeudi 22, à l’appel de plus de 200 organisations, une manifestation centrale a eu lieu devant le palais présidentiel sur la Plaza de Mayo, réunissant presque 100.000 manifestants.

Cette mobilisation constitue un événement politique majeur.

LES RESPONSABILITES DE L’ASSASSINAT

La déclaration unitaire, le Partido Obrero, les autres organisations de gauche et leur presse, indiquent clairement les responsabilités directes de la bureaucratie syndicale et du gouvernement national. La bande armée est intervenue en présence de la Police qui n’est pas intervenue. Le gouvernement Kirchner et ses porte-paroles ont gardé le silence dans les heures qui ont suivi l’assassinat et ont ensuite essayé de concentrer les responsabilités sur quelques individus du syndicat Union Ferroviaria et de mettre en cause les manifestants.

La défense de la bureaucratie syndicale avec ses privilèges, ses bandes armées, ses affaires, est une question clé pour le régime politique, afin de contrôler et d’enrégimenter le mouvement ouvrier.

CONVOCATORIA
MARCHAMOS ESTE JUEVES 21 A LAS 17 HRS DESDE CALLAO Y CORRIENTES A PLAZA DE MAYO

Las organizaciones abajo firmantes convocamos a toda la población a movilizarnos masivamente. Reclamamos el esclarecimiento inmediato de este nuevo crimen que le costó la vida a Mariano Ferreyra, militante del Partido Obrero. Como otros heridos de bala, algunos en estado gravísimo, fueron atacados a mansalva por una patota armada perteneciente a la cúpula de la Unión Ferroviaria dirigida por José Pedraza, que actuó impunemente en una zona liberada por la Policía Federal, lo cual plantea la responsabilidad del gobierno nacional. Los manifestantes reclamaban por trabajo : exigiendo la reincorporación y efectivización de trabajadores tercerizados en el ferrocarril, luego de meses de gestiones, presentaciones efectuadas al gremio, a las empresas y a la Secretaria de Transporte. Conocido el crimen, organizaciones de trabajadores y sindicatos ya anunciaron paros, movilizaciones y actos de protestas. El crimen se inscribe en una escalada que se expresa en el procesamiento de luchadores y activistas obreros e inclusive en la existencia de presos políticos del campo popular.

No debe haber impunidad, por eso nos movilizamos unitaria y solidariamente mañana. Juicio, castigo y cárcel a los responsables y cómplices de este asesinato.

Convocantes :

Partido Obrero, Jorge Altamira, Néstor Pitrola, Marcelo Ramal, UJS (Unión de Juventudes por el Socialismo), Comisión de Tercerizados del Roca, FUBA (Federación Universitaria de Buenos Aires), CEP, CEV ; CECSO, CEFYL, CEADIG, CECEN, CEFYB, Federico Miranda, FUA (Federación Universitaria Argentina) FULP ( Federación Universitaria de la Plata), AGD UBA, CONADUH, CTA (Central de Trabajadores Argentinos), Proyecto Sur, Victoria Donda Perez, Jorge Cardeli (Diputados Nacionales), Eugenia Semino (defensor de la tercera edad), Eduardo Fachal (jefe área defensoría del Pueblo CABA) Partido Socialista, Ariel Basteiro, Partido Socialista Autentico, Franja Morada y Juventud Radical en la Cantera Popular, ATE SUR Norberto Señor, SITRAIC, CORREPI, Corriente Asociación de ex detenidos desaparecidos, Memoria Verdad Y Justicia, MTR, Organización de Trabajadores Radicales, Guillermo Acevedo, Autodeterminación y Libertad, Luis Zamora, bloque de diputados nacionales de la Coalición Cívica, Toti Flores, Fernanda Reyes, Junta Interna del INTI, TPR, nuevo MAS, PTS, En Clave Roja, Izquierda Socialista, José Castillo, Liberpueblo, PCR, CCC, CEPA, MST, Vilma Ripoll, Guillermo Pacagnini, Marcelo Parrili, Corriente Julio Antonio Mella, Juventud rebelde 20 de diciembre, Lobo Suelto, Universitaria Plan B, Corriente Universitaria Rebelión, Movimiento Libres del SUR, Barrios de Pie, Sudestada secundarios, Agrupación ferroviaria bordó desde las bases, MUS, Quebracho, CUBA MTR, Oscar Kuperman, COR ; Frente Popular Darío Santillán, Corriente político sindical Rompiendo Cadenas, MULCS, PRT, Convergencia de Izquierda, MAS, las rojas, Agrupación Juvenil Ya Basta, Suteba Tigre, comisión Interna del Hospital Italiano, Cesar Latorre, Bloque piquetero Nacional, Comisión Interna de Paty, Comisión Interna del Frigorífico rioplatense, ATE frente transversal, Izquierda Socialista, LCT, Partido Comunista, Fogoneros, Comisión interna de KRAFT, ATE INDEC, Comisión Interna Banco Nación, Comisión Interna diario Crónica, delegados Fate, SUTNA San Fernando, José Sebriano, Cuerpo de delegados del Sarmiento, Movimiento Brazo Libertario, Herman Schiler, MAR, RUP, FOC, PCT, Agrupaciones estudiantiles convergencia, neopraxis, la piedra, Liberación (Mar del Plata) Juventud Guevarista, Trabajadores ocupados y desocupados unidos, Alejandro Cabrera Britos 8delegado ATE Zona Norte, PRIS, OIR, FEL, Alfredo Cáseres Opinión Socialista, Comité de fusión FOS – COI, LSR, cuerpo de delegados de Ecotrans, Corrientes de estudiantes del Pueblo, Centro de Estudiantes de la EMPA de Avellaneda, Organización de Trabajadores revolucionarios, trabajadores docentes de base, Frente de Accion revolucionaria, Comité por el cese de persecución a Martino, MIR, FUP (Federación Universitaria de la Patagonia), La voz de los laburantes, FER, PR-ML, Manuel Malvichino, Asambleas del Pueblo, Manuel Saboulard, Asamblea de San Telmo, Agrupación ferroviaria 4 de octubre, Radio la milagrosa Villa ciudad oculta, Lista bordó judiciales, Centro de Estudiantes del Alicia Moreau de Justo, Movimiento cultural hagamos lo imposible, Organización Libres del Pueblo, Roberto Perdía, Nicolas Lista, CTD – Anibal Verón, Corriente nacional Carlos Fuentealba, Corriente Nacional de medios alternativos, antena negra TV, Instituto de relaciones ecuménicas, espacio sindical desde el pie, frente antirrepresivo Mar del Plata, Comisión de homenaje a los combatientes revolucionarios, Agrupación Monte, Agrupación docente Haroldo Conti, Comisión de DD HH Barracas, Carlos Lordkipanidse ( Vecinos de San Cristobal contra la impunidad), Movimiento de documentalistas, Unión de trabajadores por la dignidad, Tigre, MTR 12 de Abril, Ruben Carballo, Encuentro Nacional de estudiantes de organizaciones de base, Coordinadora de Organizaciones y Movimientos populares de Argentina, siguen las firmas…

¿Quién es José Pedraza ?
Por León Stofenmacher - Friday, Oct. 22, 2010 at 9:53 AM

¿Quién es este tipo ?
Es necesario también dejar en claro algunas cosas : ¿quién es José Pedraza, el Secretario General de la Unión Ferroviaria ?

Hijo de un peón ferroviario militante de izquierda en los sesenta, pasó luego al peronismo, llegando a ser un cafierista que apostaba por la renovación peronista. En los ochenta trabajó al lado de Ubaldini y formó parte de aquellos famosos 13 paros. Pero lo que más beneficios le trajo fue su acercamiento al menemismo.

En octubre de 1988, cuando Antonio Cafiero perdió la interna contra Carlos Menem y Pedraza se sumó rápidamente al bando de los vencedores. "Apoyé a Menem como lo hizo todo el peronismo, del mismo modo que ahora apoyo a Kirchner. Y apoyé las privatizaciones de los noventa, como lo hizo todo el peronismo y también los medios de comunicación", desafía.

Claro que Menem supo recompensarlo con creces. Según relatan en ADFA, el sindicato que agrupa a los técnicos y profesionales ferroviarios, ya en 1990 Pedraza accedió a una gerencia en la estatal Ferrocarriles Argentinos. Siguiendo este relato, cuando el servicio se privatizó, el sindicalista colocó a sus allegados en directorios de las concesionarias privadas de trenes.

En esos años, Pedraza firmó un acta-acuerdo con el Banco Mundial para financiar los retiros voluntarios. "De los 114 mil ferroviarios que había en 1990, hoy quedamos 14 mil y una red devastada. Además, los 80 mil que quedaron afuera fueron a engrosar la lista de desocupados", apunta el ingeniero Norberto Rosendo, presidente de la Comisión Nacional Salvemos al Tren. Claro que Pedraza ve estas cosas de otro modo : "La gente huía de la empresa ; pero, claro, después se dieron cuenta de que el kiosquito que pusieron con el retiro no funcionó".

Pero lo que sí funcionó, al parecer, fue su alianza con Menem, quien poco antes de dejar el poder lo premió con la concesión a su gremio de Belgrano Cargas, una empresa de trenes de carga cuyos ramales nos unen con Chile y Bolivia y en la que Pedraza colocó como presidenta a su esposa, la contadora Graciela Coria.

Durante el 2001 formó parte de la CGT de Daer, y también tomó parte en los paros contra De la Rúa. Estuvo también presente durante 2002 en la asunción del Gabinete de Duhalde, el mismo gobierno que sancionó la Ley de Emergencia Ferroviaria, que estableció el congelamiento tarifario y el pasaje de la responsabilidad por las inversiones comprometidas de las concesionarias al Estado nacional. Operó en rigor como blanqueo de compromisos incumplidos por los que Metrovías no fue nunca sancionada, al tiempo que el Estado asumía la realización de obras como la extensión de la línea E o el financiamiento de nuevas obras de renovación de vías y modernización del sistema de señales. Pedraza nunca dijo nada al respecto.

Con el kirchnerismo las relaciones fueron igualmente buenas (teniendo como interlocutores ante el Gobierno a Jaime y De Vido), aunque con algunas desaveniencias con Moyano y algunos acercamientos a la oposición, como una reunión con Duhalde en 2009. De todas maneras sigue estando en en la CGT como Secretario de Cultura. Y si bien en el acto en River no pudo estar, si el sindicato tuvo presencia con una bandera que decía "100 por ciento peronistas".

"Si algo les molestó, les pido disculpas, pero quédense en la CGT. Los necesitamos para defender a los trabajadores", dijo Moyano, asegurando que la CGT no se va a fracturar, luego de una discusión en 2009 entre Moyano y los "gordos", en la que Pedraza participó.

Pedraza, ha tenido problemas con la Justicia que en 2006 le dictó un embargo por 50 millones de pesos (se lo investiga por un gigantesco fraude a sus propios afiliados) y el afamado Policlínico Ferroviario quebró. Como salvataje, el kirchnerismo estuvo a punto de expropiar por ley sus instalaciones en Retiro, una operación por la cual el sindicato recibiría unos 12 millones de pesos.

La maniobra por la que le dictaron un embargo de 50 millones de pesos es, básicamente, la siguiente : sin que nadie los consultara, los obreros ferroviarios fueron obligados a pagar por adelantado su sepelio, a través de un descuento compulsivo de alrededor de diez pesos de sus salarios. Sin embargo, más de la mitad de ese dinero, unos 34 millones, se esfumó. O, al menos, nunca volvió a sus bolsillos. La investigación descubrió empresas fantasmas, supuestos proveedores que en realidad eran familiares de los directivos ferroviarios y tercerizaciones que, según los investigadores, fueron el ropaje legal que suele usarse para "drenar fondos ilegalmente".

Pero las sospechas de corrupción en su gremio distan de ser nuevas. Ya en los noventa había investigaciones periodísticas que señalaban a la gerenciadora Amiraypi -la mutual-pantalla a través de la que se habría consumado la defraudación- como una propiedad encubierta de Pedraza. De allí que el denunciante en esta causa, Juan Lantero -un ferroviario jubilado de pasado peronista y frepasista- deduzca que el monto de este "robo hormiga", tal como lo llama, sea de un monto mucho más alto.

El día de anteayer, el mismo Pedraza admitió que su gente formó la fuerza de choque contra los piqueteros, aunque advirtió que “no tenían armas” y desmintió : “nosotros no andamos con patotas”. Los hechos lo contradicen.

Fuentes :

http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=801632
http://www.clarin.com/politica/conflicto-gremial-politico_0_356964531.html
http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=28258
http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=480653
http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-451-2002-01-04.html
http://www.urgente24.com/index.php?id=ver&tx_ttnews[tt_news]=149775&cHash=0b5ed21d97

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