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Rien pour les EX YPF. Le sénat a bloqué le projet de loi d’indemnisation.

samedi 20 décembre 2014

Il est arrivé quelque chose de très grave. Le sénat a enterré la loi d’indemnisation des ex ypf qui avait été en partie approuvée par les députés. Premièrement, le Kirchnerisme a vidé la commission économique où cela devait être présenté, ensuite sur une proposition d’une partie de l’opposition, le kirchnerisme a voté contre. Anibal Fernandez a affirmé dans un discours péroniste que « le péronisme ne ferait pas quelque chose contre les travailleurs comme assumer une dette qu’il ne peut pas payer ».

Cynisme transparent : Cristina Kirchner et Kiciloff, le Ministre de l’Economie ont ordonné que la loi ne soit pas présentée au sénat. C’est clair, le même exécutif qui a donné le feu vert aux députés a maintenant tout bloqué. L’échec du Ministre de l’Economie à remettre l’Argentine sur les marchés de la dette ont fait beaucoup de victimes : entre autres plusieurs projets de loi sur les retraites pour lesquels des plénières de commission avaient été convoquées : Alto Valle, travailleurs du cuir, anciens combattants des Malouines, danseuses. Le même refus qu’ont reçu les fonctionnaires, les retraités et les pensionnés à leur demande de primes de fin d’année ; de même que ceux qui réclamaient la fin de l’accaparement des profits aux détriments des travailleurs. Comme les anciens combattants, les ex YPF ont été plantés par le Sénat après une approbation des députés.

Le gouvernement racle les fonds de tiroir pour payer les détenteurs de bons de la dette, la banque Morgan actionnaire de Repsol (ancien propriétaire d’YPF partiellement nationalisé) et les fonds vautours qui attendent une négociation en janvier.

Il est question que les ex travailleurs d’YPF ne touchent rien en pesos et encore moins en dollars mais en bons équivalents à 956 actions d’YPF au prix du jour de la nationalisation. Ces valeurs se sont effondrées doublement : les actions ont baissé de 40 % et les bons d’autant. C’est-à-dire que si la loi était promulguée, les travailleurs toucheraient des bons dévalorisés équivalents à des actions dévalorisées par la chute du prix du pétrole. Tout cela en pesos dévalorisés par l’inflation.

Mais pour les travailleurs, il n’y a même plus de dette dévalorisée. Pour la multinationale responsable du pillage d’YPF, le gouvernement a trouvé 5 Milliards de dollars cash, pour lesquels a été émis un prêt de 6 milliards de dollars qui avec les intérêts atteindront 10 milliards. Alors que pour les travailleurs qui ont été volés pendant 22 ans depuis la privatisation, même pas de bons de dettes.

Après un vote à l’unanimité des députés on peut dire que les marchés ont plus de pouvoir que tous les représentants du peuple argentin, ce qui illustre les intérêts qui nous gouvernent et qui de manière évidente dominent l’agenda du gouvernement et de l’opposition traditionnelle.

Une nouvelle trahison après 22 ans de lutte. Le chemin pour revenir là-dessus est clair. Renforcer absolument l’organisation nationale et la mobilisation des ex salariés d’YPF.

Ces dernières semaines, après l’approbation partielle des députés, beaucoup de camarades se sont réveillés. Il faut les organiser pour arriver à la victoire, surtout dans une année d’élection présidentielle.

Nestor Pitrola Député national PO