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Convocation de la CTA et de la CCC à un front social et politique

vendredi 21 juin 2002

ctaLe 20 juin, la journée de lutte s’est développée dans tout le pays ; dans la Capitale, il y a eu des manifestations, des banderoles sur les bâtiments publics, des "escraches" et elle s’est terminée par un rassemblement place de mai au cours duquel Victor De Gennaro et Luis d’Elia ont appelé à un front social et politique.

La nouvelle journée de lutte de la CTA ( Central de los trabajadores argentinos) et du CCC (Corriente Clasista y Combativa) s’est déroulée dans toutes les rues de Buenos Aires, où il était difficile de se déplacer sans rencontrer un groupe de manifestants, de Piqueteros, d’enseignants, de fonctionnaires, de travailleurs de la Santé, de la Métallurgie, de la Justice, des assemblées de quartier qui se sont mobilisées depuis le matin.

« Tout le monde se demandait depuis combien de temps, ils occupaient ainsi la rue, en manifestant." « La lutte continuera demain, parce que ceux qui sont là sont ceux qui font marcher les cantines scolaires, qui enseignent aux enfants, affrontant ce modèle d’exclusion. » a déclaré Victor De Gennaro en arrivant Place de Mai.« Il y a cinq ans, nous sortions de la Carpa Blanca sur la Place de Mai pour dénoncer ce qu’il se passait dans le pays. A l’époque, beaucoup se sont joints à nous, mais peu ont cru qu’aujourd’hui, nous serions dans une situation avec cent pour cent d’augmentation de pauvres, d’indigents, avec des enfants mangeant dans les poubelles et d’autres rachitiques. A ceux qui aujourd’hui croient que nous allons nous sauver en votant différemment, je veux leur dire que la seule manière que les choses changent, c’est de maintenir le souffle du peuple sur la nuque des gouvernants. » a déclaré Marta Maffei.

« Le gouvernement poursuit sa politique sans tenir compte du bruit des casseroles et des demandes des piqueteros » a dit Eduardo Slusky au nom du centre de commerçants de Liniers.« Il faut mettre sur la table l’heure qui ne brille jamais, l’heure des milliers d’argentins qui luttent pour une patrie pour tous » ont dit les représentants des chomeurs.Dans le cortège, se sont rassemblés les dirigeants : Amanca Ardura (CCC), Hugo Yasky (Subeta), les Piqueteros Luis d’Elia, Juan Carlos Alderete, Emilio Ali et Norma Le Bret, Pablo Michelli (ATE), Lito Borello (Cantine Los Pibes), Francisco Gutierrez (UOM), Marcela Bordenave et Eduardo Macaluse (ARI) et Luis Farinello (Polo Socila), entre autres.Avant que commence le meeting, les Mères de la Place de Mai ont reformé leur cercle de tous les jeudis (depuis 20 ans) accompagnées par les applaudissements des manifestants.

Sur l’estrade, une grande pancarte résumait la consigne du jour : « Assez de la faim et de la corruption. Non a l’accord avec le FMI. » En bas, parmi les mnifestants, une femme brandissait une petit panneau fait de carton jaune : « Ma petite salle à manger a besoin d’aliments ». Derrière l’estrade, Roberto et Rafael Da Silva, chomeurs, portaient une croix de bois. Ils l’avaient amené de Pilar, alors qu’ils n’appartenaient à aucune des organisations convoquant à la manifestation. D’Elia et Alderete appelèrent à la formation d’un front social et politique et ont annoncé qu’ils sillonneront tout le pays pour soutenir ce projet.« Je me demande où serait Manuel Belgrano, aujourd’hui, au Sheraton, négociant avec le délégué angalis du FMI ou dans la rue construisant une nouvelle indépendance » ont ols lancé, avant de considèrer que le « gouvernement n’est pas agenouillé mais à plat ventre ».« Nous allons explulser le FMI quand nous pourrons nous unir pour construire un gouvernement d’unité populaire » a dit Alderete, et a poussé à « nous rebeller et à ne pas payer les services », au moment où D’Elia a affirmé que « plus de un million d’Argentins » resteront exclus des plans sociaux.

La journée de lutte a commencé avec 4 défilés qui ont démarré de Liniers, Retiro, Constitucion et Palermo. Quand les colonnes se sont mises en marche, des autoroutes comme Ricchieri et Perito Moreno, la Panaméricaine et l’avenue Pavon ont été bloquées.Le défilé le plus important a été celui des piqueteros de la Matanza, qui se sont réunis avec des groupes d’enseignants et ont avancé dans l’avenue Rivadavia en une colonne de huit cent metres de long. Sur les batiments publics, les fonctionnaires ont fait des banderoles pendant que la jeunesse de la CTA a participé à l’Escrache de la délagation du FMI. A l’intérieur du pays, il y a eu des mobilisations et des barrages dans douze provinces. A Salta, 20 personnes ont été arreté quand les manifestants ont installé une soupe populaire. A Jujuy, les chomeurs ont défilé avec le Front des syndicats de la fonction publique vers la maison du gouvernement. A Tucuman, il y a eu une douzaine de barrages de routes. A Missiones,il y a eu un rassemblement d’agriculteurs, de syndicalistes, de chomeurs et de partis politiques. Dans la Province d’Entre Rios, des manifestations et des La CTERA (syndicat d’enseignants) a commencé une campagne nationale de collecte d’aliments pour les cantines scolaires et de quartiers, qui se déroulera jusqu’au 3 juillet, pour dénoncer l’augmentation de la malnutrition.Il n’y a pas eu de grève nationale des enseignants, mais des grèves dans des régions comme Entre Rios et Misiones, avec des campements dans plusieurs endroits. A Jujuy, les syndicalistes enseignants ont installé une tente en face du Palais du Gouvernement.