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Une classe politique de merde…

jeudi 27 juin 2002, par José Larrea

ruckaufVoici une phrase qui étonne quand on la trouve au début d’un texte et nous surprend comme celles que l’on savoure dans la presse sensationnaliste quand il est question d’attirer l’attention du quidam qui somnole entre transport en commun et lieu de travail. Mais elle n’est pas le fruit du travail d’un journaliste jaune. L’auteur n’est autre que M. Duhalde. Et à lui d’ajouter : "et j’en fais partie".

Soit.

Que nous prenions cette assertion comme un aveu d’impuissance ou comme un acte désespéré ne nous empêchera pas d’analyser sa pertinence, qui est loin d’être anecdotique ou bien ponctuelle, pour s’élever au rang des diagnostiques. Preuve de mes dires, les déclarations du Chancelier Ruckauf, qui face à un cinquantaine de hauts officiers de l’Armée de l’Air, affirmait "être fier" d’avoir souscrit le décret 261 qui, en 1975, autorisait les Forces Armées à réprimer, leur donnant carte blanche. Se voulant rassurant face à ses interlocuteurs visiblement pétrifiés il a affirmé qu’il "n’hésiterait pas une seconde" à signer un décret similaire si l’occasion se présentait à nouveau.
Ruckauf démontre et confirme l’ampleur de la phrase de Duhalde, vu que face à l’agonie de la Nation toute entière, il ne trouve d’autre réponse que celle d’un charognard : continuer à lacérer, assoiffé et aveuglé par le sang, ce corps qui peine à vivre.
La Communauté Internationale se doit de prendre des distances avec ces gougnafiers, sous peine, par mollesse ou indifférence, de contagion avec les définitions qui en découlent…