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Le recul de Duhalde face à la mobilisation populaire

vendredi 28 juin 2002

flic souriant 2Le 27 juin, la mobilisation populaire a été très forte dans tout le pays et en particulier, à Buenos Aires pour réclamer la justice contre les assassins de Darío Santillan et Maximiliano Costeki.
De plusieurs points du Grand Buenos Aires, des colomnes de piqueteros, de travailleurs, d’assemblées de quartier, d’étudiants, de partis de gauche, ont convergé toute la journée vers la place de Mai. Des rassemblements ont également eu lieu à Neuquen, Salta, Jujuy, Mendoza, Rio Negro, Chaco, Tucuman, Santa Fe, Catamarca, La Pampa.

Alors que le gouvernement avait d’abord essayé d’accréditer la thèse de violences entre piqueteros ayant provoqué la mort de deux d’entre eux, il a fait machine arrière, au vu des témoignages,des photos et des autopsies qui ont établi que les policiers ont tiré à bout portant avec des balles réelles (et non pas des balles en caoutchouc), l&#8217.

La juge Marisa Salvo a interpellé le commissaire Franchiotti, en tant qu’auteur présumé de la mort des deux manifestants. Il est à la disposition du juge pendant 24 heures pour qu’elle statue sur la suite à donner à son enquête.

Parallèlement, Duhalde a fait une déclaration : « ceux qui doivent maintenir l’ordre, sont ceux qui se sont lancés dans cette chasse atroce ».

flic souriant
En fait de nombreux signes et témoignages sont apparus ces dernières semaines, comme le discours de Ruckauf revendiquant l’intervention des militaires pendant la dictature de 1976, et les menaces de mort lors d’enlèvement de militants piqueteros ou d’assemblées qui montrent l’orientation prise par le pouvoir.

Calpa diffuse régulièrement sur son site des témoignages comme celui des militants de Posada qui font des actions depuis un mois avec des « tractorazos » menées par une coordination de propriétaires agricoles, de travailleurs, de syndicats (CTA, CCC) et d’autres organisations patronales et professionnelles.
La répression contre les manifestations se fait de plus en plus violemment de la part de la police et le 27 juin : Gustavo Escurra, militant de la CCC a été enlevé par trois personnes en civil, et emmené avec une capuche sur la tête dans une Falcon verde, il a été menacé « arrête de faire chier où on va te massacrer ». Ces méthodes rappellent celles des services parallèles qui ont agi dans les années soixante dix avant et pendant la dictature militaire de Videla.

Le gouvernement Duhalde multiplie les interventions policières contre les manifestations populaires de masse et la mobilisation, la solidarité internationale et les témoignages sur les meurtres de Puyerredon ont freiné l’application de ce plan répressif.

La solidarité internationale doit s’exprimer avec force pour empêcher que les mouvements de lutte en soient écrasés.

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