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Aux salariés de SERFLEX-Champigny

lundi 27 janvier 2003

La société SERFLEX a choisi brutalement, au mépris des droits des plus élémentaires des salariés de Champigny, de délocaliser sa production en Pologne. Ce que les dirigeants du groupe Caillau, dont dépend SERFLEX, prétendent justifier par la non-rentabilité du site de Champigny.
Les salariés de SERFLEX n’entendent pas se satisfaire de simples déclarations sans preuves et ont décidé de se battre sur différents terrains pour la sauvegarde de leur emploi.

Ces dernières semaines nous avons assisté entre autres à la fermeture brutale de Daewoo en Lorraine et de Metaleurop dans le Pas-de-Calais, avec un bilan très lourd pour les salariés jetés à la rue du jour au lendemain et leur région.
La solution face à ces licenciements n’est pas celle que prétend utiliser le gouvernement de créer des zones franches qui par nature ne serviront qu’à ce que d’autres entreprises, une fois encaissées les subventions et une fois les exonérations fiscales terminées, s’en aillent chercher des avantages comparatifs ailleurs. D’autant que cela s’accompagne notamment d’une politique de démantèlement de la protection sociale. Pouvoir vivre dignement de son travail est un droit à défendre et objet de toutes les attaques de ceux qui veulent toujours plus de profits.

Notre militance de solidarité avec les peuples d’Amérique Latine en lutte, nous a appris que la politique libérale, appliquée par le patronat, ses relais institutionnels (FMI, Banque mondiale, Club de Paris, etc.) et politiques, mène tout droit à la casse sociale et à bafouer les droits les plus élémentaires de la population. En Argentine, au Mexique, en Bolivie, au Venezuela, en Colombie, en autres, les travailleurs la subissent de la manière la plus brutale et répressive.
En réponses, ces travailleurs développent de nouvelles formes de lutte : usines occupées, ré-appropriation de terres, territoires autonomes en rébellion, assemblées populaires, barrages de routes.

Nous habitants de Champigny, militants contre la mondialisation néolibérale à travers nos associations respectives et nos différents engagements personnels tenons à apporter notre solidarité aux salariés de SERFLEX en lutte.
A France Amérique Latine et à l’association CALPA, comme vous, nous doutons du bien fondé de fermer le site de Champigny au prétexte que l’activité ne serait plus viable. Nous pensons plutôt que les actionnaires veulent toujours plus de profit et toujours moins de contraintes en matière de salaires, de charges sociales, de réglementation du travail, de respect des libertés syndicales et de l’environnement.

Nous sommes entièrement solidaires de votre lutte et à votre disposition pour participer à toute initiative en défense de l’emploi chez SERFLEX et des droits de ses salariés.

Solidairement

Pour CALPA

Sylvie FUNES

Pour France Amérique Latine

Valérie TECHER