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Les Multinationales européennes : "faire payer plus un peuple dans la misère"

dimanche 2 novembre 2003

Les entreprises de service privatisées par Menem dans les années 90 font une campagne d’augmentation des tarifs avec l’argument qu’elles perdent de l’argent depuis la dévaluation du peso en 2001.

Qu’en est il ?

Au premier semestre 2003, Telecom Argentina (France telecom détenait une participation dans son capital jusqu’en septembre 2003) a réalisé un chiffre d’affaire de 1,288 Milliards de pesos, environ 400 Millions d’euros, avec un bénéfice de 17 millions de pesos (5 millions d’euros), tandis que Telefonica faisait un chiffre d’affaire de 812 millions de pesos (250 millions d’euros),

Edenor (participation de EDF) a eu un résultat positif de 37, 8 millions de pesos (12 millions d’euros).

Ypf (filiale de la compagnie pétrolière espagnole Repsol) a cumulé un bénéfice de 3,38 milliards de pesos (1 Milliards d’euros).

Malgré ces bénéfices, toutes ces entreprises font une pression permanente relayée par les gouvernements européens sur le gouvernement argentin pour l’augmentation des tarifs de ces services, qui, bien que privatisés, restent des services de base (en particulier eau et electricité) dont la consommation fait partie du minimum vital.

Le FMI inclut dans ses exigences liées à la négociation de la dette l’augmentation de ces tarifs, seul le gouvernement américain se distingue en minimisant la necessité de ces augmentations : aucune de ces entreprises n’a dans son capital des actionnaires des Etats-Unis.

Il faut que les citoyens français et les syndicats des entreprises comme EDF et la lyonnaise des eaux (actionnaire de Aguas Argentinas) luttent contre ces demandes d’augmentation de tarifs des services de base (pour la plupart, ils n’ont d’ailleurs pas respecté les cahiers de charge : nombre de foyers connectés et stations d’épuration) pourtant très peu exigeants liés aux privatisations).