Le coût de l’heure travaillée a augmenté de 4,3 % au cours de l’année qui s’est achevée en mars, soit la plus forte hausse depuis Covid.

MADRID, 9 juin (CALPA PARIS) – Le coût de l’heure travaillée a augmenté de 4,3% au premier trimestre de l’année par rapport à la même période en 2022, soit la plus forte hausse depuis l’arrivée de Covid, selon les données provisoires de l’Indice Harmonisé du Coût du Travail (HLCI) publiées vendredi par l’Institut National de la Statistique (INE).

Avec la hausse de janvier-mars, qui est supérieure de cinq dixièmes de point de pourcentage à celle du trimestre précédent, le coût du travail a augmenté pendant sept trimestres d’une année sur l’autre.

Par composante, les coûts salariaux ont augmenté de 4,1% au premier trimestre de l’année par rapport au même trimestre de 2022, tandis que les autres coûts ont augmenté de 4,9%. Le coût du travail, hors paiements extraordinaires et arriérés, a augmenté de 4,2% en glissement annuel au premier trimestre 2023.

En neutralisant les effets saisonniers et calendaires, le coût du travail par heure travaillée progresse de 4,1 % au premier trimestre 2023 par rapport à la même période de 2022, soit un taux supérieur de cinq dixièmes à celui du trimestre précédent et le plus élevé depuis l’avènement de Covid.

Avec cette reprise, il s’agit également du septième trimestre consécutif de taux positifs dans la série corrigée.

En rythme trimestriel (T1 2023 sur T4 2022), le coût du travail par heure travaillée augmente de 1,6 % en série corrigée des variations saisonnières et calendaires, soit trois dixièmes de point de plus qu’au trimestre précédent et sa plus forte hausse depuis le T2 2020.

Cette hausse porte également à sept trimestres les augmentations trimestrielles.

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En excluant les ajustements saisonniers et calendaires, les coûts de la main-d’œuvre ont diminué de 9,7% entre janvier et mars, principalement en raison du poids plus faible des paiements extraordinaires par rapport au trimestre précédent.

Par composante, les coûts salariaux ont diminué de 12,6% en glissement trimestriel, tandis que les autres coûts ont baissé de 0,7%. Les coûts salariaux, hors paiements exceptionnels et arriérés, se sont contractés de 4,8% par rapport au quatrième trimestre 2022.

LES SALAIRES DE LA FOURNITURE D’ÉNERGIE AUGMENTENT LE PLUS, DE 11,5 %.

Les activités qui enregistrent les plus fortes hausses annuelles du coût du travail au premier trimestre 2023 sont les industries extractives (+9,9 %), la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné (+9,2 %) et l’information et communication (+7,1 %). En revanche, la seule baisse en glissement annuel concerne les activités financières et d’assurance, où les coûts de la main-d’œuvre diminuent de 5,5% par rapport au premier trimestre 2022.

Si l’on élimine les effets saisonniers et calendaires, les activités où le coût du travail a le plus augmenté au premier trimestre 2023 par rapport à la même période en 2022 sont les industries extractives (+10%) et l’information et la communication (+6,9%). En revanche, la seule baisse annuelle des coûts de la main-d’œuvre dans la série corrigée concerne les activités financières (-7,9%).

En termes de salaires, la fourniture d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné a été en tête des augmentations annuelles au premier trimestre de l’année, avec une hausse de 11,5%, suivie par le commerce de gros et de détail (+6,7%) et l’information et la communication (+6,6%), tandis que la seule baisse des salaires a été enregistrée dans les activités financières et d’assurance (-5,1%).

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