Le gouvernement colombien prévoit une inflation de 9,5 % en glissement annuel d’ici à la fin de 2023.

MADRID, Nov. 3 (CALPA PARIS) –

Le ministre colombien des finances, Ricardo Bonilla, prévoit que l’inflation en Colombie se situera entre 9,2 % et 9,5 % en glissement annuel d’ici la fin de 2023, en dessous des deux chiffres qu’elle a dépassés depuis juin 2022, dernier mois au cours duquel elle a été inférieure à 10 %.

Cette nouvelle prévision du gouvernement a été rendue publique la semaine même où le Banco de la República (la banque centrale de Colombie) a décidé de maintenir les taux d’intérêt à 13,25 % pour la quatrième fois consécutive, en raison de l’incertitude de l’économie internationale.

À ce sujet, M. Bonilla a déjà déclaré qu’il respectait la décision de la banque centrale, mais qu’il ne l’approuvait pas, car il estime qu’il est nécessaire d’abaisser le taux d’intérêt pour relancer l’économie du pays.

Ainsi, lors de son intervention ce vendredi au 87ème Sommet du Café, le ministre a assuré qu’il insisterait sur la baisse du taux en vue de la réunion de politique monétaire de décembre.

En septembre, l’inflation en Colombie s’élevait à 10,99 % en glissement annuel, soit une baisse de six mois, bien qu’elle reste largement supérieure à l’objectif fixé par la banque centrale.

Le directeur général du Banco de la República, Leonardo Villar, a déclaré mardi dernier que lorsque la tendance à la baisse de l’inflation commencera à se consolider, il pourrait être question d’une réduction continue des taux d’intérêt, probablement au début de l’année 2024.

L’INFLATION S’ÉLÈVERA À 8,4 %, SELON LA BANQUE CENTRALE.

Alors que le gouvernement prévoit une inflation supérieure à 9 % en 2023, la banque centrale colombienne a également publié cette semaine son dernier rapport de politique monétaire, dans lequel elle a révisé à la hausse ses prévisions concernant l’indice des prix, de 7,9 % à 8,4 %.

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En ce qui concerne 2024, l’augmentation a été de cinq dixièmes de point de pourcentage, passant d’une inflation prévue de 3,7 % dans le rapport précédent à 4,2 % d’une année sur l’autre. Le taux serait légèrement inférieur à l’objectif de 3 % au premier semestre 2025.

Ces projections sont très incertaines et comportent d’importants risques à la hausse. L’un d’entre eux est un effet plus important du phénomène climatique « El Niño » sur les prix. En outre, les éventuelles augmentations réelles du salaire minimum d’ici 2024, qui sont plus élevées que les augmentations des niveaux de productivité dans l’économie, pourraient entraîner une plus grande persistance de l’inflation et limiter sa réduction attendue.

En outre, les prix du pétrole, s’ils se maintiennent à leurs niveaux élevés actuels, pourraient exercer une pression supplémentaire sur le niveau des prix, compte tenu, entre autres, de la dérive de la guerre au Moyen-Orient.

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