M. Reynés estime que le plan Gemini « était et sera tout à fait logique », mais qu’il arrive « au bon moment ».

MADRID, 12 juin (CALPA PARIS) –

Le président de Naturgy, Francisco Reynés, a assuré que le projet Gemini, visant à diviser l’entreprise énergétique en deux grands groupes cotés en bourse, « avait, a et aura tout son sens », bien qu’il ait souligné que « nous devrons trouver le bon moment » pour sa mise en oeuvre.

Lors de sa participation à une conférence à l’occasion du 45e anniversaire de Cinco Días, Reynés a défendu le fait que face à quelque chose qui « a du sens », ce qu’il faut faire, c’est « attendre ». « Ce qu’il ne faut pas faire, c’est abandonner, et c’est ce que nous faisons », a-t-il ajouté.

En février 2022, peu avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, Naturgy a présenté au marché son projet Gemini, consistant en la création de deux grands groupes cotés, l’un regroupant les actifs régulés et l’autre les actifs libéralisés, afin de promouvoir sa transformation et son leadership dans la transition énergétique, bien qu’elle ait été contrainte de mettre ce projet en veilleuse en raison de la crise provoquée par la guerre.

Dans ce sens, Reynés a ajouté que s’ils avaient été conscients de ce que l’invasion de l’Ukraine par la Russie allait provoquer dans le monde de l’énergie, le plan Gemini aurait probablement été reporté à un meilleur moment, et « aujourd’hui personne ne connaîtrait ce projet », a-t-il dit.

Cependant, il a défendu le fait que Naturgy a été « suffisamment transparente » en expliquant le projet et en disant que les conditions avaient changé et qu’il était donc nécessaire d' »attendre ».

Par ailleurs, M. Reynés a estimé que le « grand défi » d’une politique énergétique commune est d’atteindre les trois objectifs du « trilemme » énergétique, basé sur la réalisation d’une décarbonisation compatible avec l’environnement, à un coût raisonnable et en garantissant la sécurité de l’approvisionnement.

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Pour cette raison, il a averti qu’une réforme du marché de l’électricité devrait être cohérente avec la tentative de répondre à ces trois parties, car si elle ne tente d’en traiter qu’une, elle « se retrouve avec deux autres ».

« Je dis toujours que si quelqu’un allait sur la lune et regardait l’Europe de là, il dirait que les Européens ont une politique énergétique tout à fait raisonnable parce qu’ils ont un bouquet énergétique très stable. En revanche, si l’on se rend dans chacun des pays d’Europe, on constate que chaque fils est le fils de son père et qu’il n’y a personne d’autre que lui », a-t-il déclaré.

PRIX DU GAZ NATUREL.

En ce qui concerne les prix du gaz naturel, il a déclaré que nous sommes à un moment du cycle où l’on peut dire que « les prix sont bas, pour des raisons cycliques ».

Pour les mois à venir, le président de Naturgy n’a pas prévu de problème de prix, bien qu’il ait estimé qu’en fonction de l’évolution de la reprise en Chine et des conditions météorologiques de l’hiver, nous pourrions assister à « des fluctuations de prix que nous ne connaissons pas aujourd’hui ».

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