Telefónica se félicite de la fin des restrictions imposées à sa plateforme de télévision et affirme que cela lui donne plus de « flexibilité ».

MADRID, 11 mai (CALPA PARIS) –

Le PDG de Telefónica, Ángel Vilá, s’est félicité de la fin des restrictions imposées par la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) en 2015 à la suite du rachat de DTS (qui exploitait Canal+), qui ont expiré le 30 avril, et a déclaré que l’entreprise dispose désormais d’une « plus grande flexibilité » pour façonner le contenu offert à ses clients.

« Nous ne sommes plus un acteur dominant sur le marché de la télévision payante privée en raison du plus grand volume de plateformes d’abonnement et nous évaluerons ce nouveau scénario, les politiques que nous voulons appliquer et, bien sûr, toujours maintenir la compétitivité », a assuré le dirigeant lors de la conférence de présentation des résultats du premier trimestre.

Dans le même ordre d’idées, il s’est félicité de la plus grande flexibilité dont bénéficiera la plateforme de télévision Movistar+ en termes de contenu que la société pourra offrir et a souligné que Telefónica sera en mesure de mieux rivaliser sur le marché grâce à la fin de ces restrictions.

En outre, il a souligné qu’en l’absence de ces limitations, Telefónica disposera d’une plus grande marge de manœuvre pour fixer le prix des contenus, pour les offres groupées qu’elle pourra mettre en œuvre ou pour les chaînes de radiodiffusion de masse qu’elle ne sera plus obligée de diffuser.

Vilá a également souligné que la société pourra ainsi adapter son contenu « aux besoins » de ses clients et qu’elle pourra être plus efficace en termes de coûts.

Ce nouveau scénario donne également à l’entreprise une plus grande marge de manœuvre commerciale, qu’elle utilisera, selon Vilá, pour « renforcer ses solides performances dans ses activités en Espagne ».

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En 2015, la CNMC a imposé une série de restrictions à Telefónica suite à l’achat de Canal+ afin d’éviter les problèmes de concurrence. Ces restrictions avaient une durée de cinq ans mais pouvaient être prolongées de trois ans, ce qui a finalement été le cas.

En ce sens, l’entreprise a fait valoir pendant un certain temps que ces limitations n’avaient plus de sens en raison de l’émergence de différentes plateformes d’abonnement, telles que Netflix, HBO, Amazon Prime ou Disney Plus, entre autres.

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