Zegona finalise l’achat d’au moins 50 % des activités de Vodafone en Espagne, selon Bloomberg.

MADRID, 29 oct. (CALPA PARIS) –

Zegona finalise l’achat d’au moins 50% des activités de Vodafone en Espagne dans une opération où le fonds britannique valorise la filiale de l’opérateur à environ 5 milliards d’euros et qui pourrait être annoncée « dans les prochains jours », selon les informations de l’agence américaine Bloomberg.

Cependant, bien que les négociations soient à un « stade avancé », elles pourraient encore « être retardées ou même échouer », selon les informations, que Vodafone a refusé de commenter, d’après les sources consultées par Europa Press.

Le 22 septembre, Zegona a confirmé dans un communiqué qu’elle était en « pourparlers » avec Vodafone en vue d’acquérir les activités de l’opérateur en Espagne, tout en soulignant qu’il n’y avait aucune certitude quant à la réalisation de l’opération.

Zegona a également déclaré à l’époque qu’elle était en pourparlers avec plusieurs banques pour assurer le financement de l’éventuelle transaction, tout en soulignant que la conclusion de l’opération serait soumise, entre autres, à « un accord sur les conditions finales avec Vodafone » et à l’achèvement de la diligence raisonnable sur les activités de la filiale espagnole de l’opérateur.

À cet égard, le quotidien économique Expansión a rapporté samedi que le fonds britannique a déjà obtenu ce financement et que l’opération sera réalisée entièrement par endettement, afin de lever ultérieurement des capitaux pour remplacer une partie des emprunts.

AUTRES SIGNES D’INTÉRÊT

Vodafone a soumis sa filiale espagnole à un examen stratégique en mai dernier et, depuis lors, plusieurs fonds ont fait part de leur intérêt pour l’acquisition de l’entreprise.

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Outre Zegona, le consortium dirigé par le fonds d’investissement privé RRJ Capital envisagerait également une offre d’environ 5 milliards d’euros pour la filiale.

La société de capital-investissement RRJ Capital est dirigée par Richard Ong, ancien banquier de Goldman Sachs, et des sources familières avec le processus ont déclaré à Bloomberg que le fonds avait déjà levé des fonds pour l’opération potentielle.

« Les délibérations sont en cours et le groupe dirigé par RRJ pourrait encore décider de ne pas procéder à une transaction, ont déclaré les sources, » a ajouté le rapport.

RRJ Capital a déjà investi 500 millions d’euros en 2021 dans Vantage Towers, l’unité européenne de tours de téléphonie mobile de Vodafone, et détient toujours une participation de près de 3 % dans la société.

Outre Zegona et RRJ Capital, d’autres acquéreurs potentiels de Vodafone Spain ont été cités, comme Apollo, Apax, Illiad ou Liberty.

OPTIONS

Dans ce contexte, Vodafone étudie diverses options pour ses activités en Espagne, allant d’une éventuelle vente de la filiale, pour laquelle elle est à l’écoute du marché, à la cession d’une partie de son réseau fixe dans le pays.

Toutefois, ces deux options dépendront de l’évolution de ses résultats en Espagne et des éventuelles conditions imposées par Bruxelles pour la fusion d’Orange et de MásMóvil, selon des sources familières avec la situation qui se sont confiées à Europa Press.

Des sources du marché ont indiqué que l’imposition de mesures correctives « sévères » par Bruxelles pour approuver la fusion d’Orange et de MásMóvil en Espagne serait une incitation à une éventuelle vente totale ou partielle de la filiale.

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« La décision de Bruxelles sur la fusion entre Orange et MásMóvil a un impact non seulement en Espagne, mais aussi sur l’ensemble du secteur en Europe. Une décision assortie de mesures correctives sévères ralentirait les perspectives de consolidation sur d’autres marchés et de croissance. En outre, ce serait un nouveau coup dur pour les cours des actions des télécommunications, qui ont chuté de 45 % au cours des dix dernières années », ont ajouté les sources.

D’un autre côté, une fusion sans conditions aiderait tous les opérateurs – tant en Europe qu’en Espagne, selon les sources – à croître davantage et à « accélérer le redressement de Vodafone en Espagne », ce qui inviterait l’entreprise à reconsidérer la nécessité d’une éventuelle vente de la filiale.

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